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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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L'art culinaire

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Ell's ont des mets appétissants
Qui vous mettent l'eau à la bouche
Et allèchent les moins gourmands
Sans paraître Sainte-Nitouche;
Elles savent mille recettes
Et ont, Maryse, cent moyens
De nous mener à la baguette
Et mettre leur Marie au bain .

Il faut cuisiner les grand-mères
Pour apprendre l'art culinaire
Qui se transmet de bouche à bouche
Et je n'y trouve rien de louche !

Elles connaissent la musique
Pour apprécier la batterie
Et par un travers trop classique
Tourner le dos à Rossini.
Quand elles sont à la popote,
Magiqu's, elles font des potions
Et le chinois par ces cocotes
Est de suite en ébullition.

Il faut cuisiner les grand-mères
Pour apprendre l'art culinaire
Qui se transmet de bouche à bouche
Et je n'y trouve rien de louche !

Elles tiennent bien par la queue
Les poëles qu'elles ont en main
Et d'un geste sûr, amoureux
Se mijotent de chauds lapins.
Elles font monter bien à l'aise
La main leste , le bras tendu
Sans un fouet cette mayonnaise
Qu'on croyait à jamais foutu.

Il faut cuisiner les grand-mères
Pour apprendre l'art culinaire
Qui se transmet de bouche à bouche
Et je n'y trouve rien de louche !

Elle savent lever la pâte
Et la graisser à qui mieux-mieux
Quand ell's font sauter les patates
Et mettent l'huile sur le feu.
En ouvrant la hotte aspirante,
Elles se parent des vapeurs
Et les pompiers s'expérimentent
A leur tablier de sapeur.

Il faut cuisiner les grand-mères
Pour apprendre l'art culinaire
Qui se transmet de bouche à bouche
Et je n'y trouve rien de louche !

Elles n'ont pas assez de poëles
Pour en finir de récurer
Et pourtant elles se régalent
A souvent les déculotter.
Ell's ont l'art du tourne-retourne
Sur des canapés bien moelleux
Et savent que les pains s'enfournent
Avec aisance, deux par deux.

Il faut cuisiner les grand-mères
Pour apprendre l'art culinaire
Qui se transmet de bouche à bouche
Et je n'y trouve rien de louche !

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :



--

J'ai arrêté ma montre

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Sur le bord de la rive,
Je regarde les eaux
Espérant que t'arrives
Ou surgisses des flots
Je t'ai vu ma naïade
Autour de mon bouchon
A jeter cette oeillade
Envers mon hameçon;
Quelle exquise secousse
Pour alerter mon coeur
Et qui, là, m'éclabousse
Tout entier de bonheur.

J'ai arrêté ma montre
Comme on cale sa ligne
Attendant ta rencontre
Pour renaître à ton signe.

Je t'ai vu ma baigneuse,
Ma nymphe, ma psyché
Dont la voix mélodieuse
Et le corps m'ont charmé.
Comme aucune girelle
Tu mords à mon appât
De manière si belle
Pour mettre un branle-bas.
Poisson-lune et sirène,
Ondine et poisson-chat
C'est toujours toi la reine
Au fil de mes ébats

J'ai arrêté ma montre
Comme on cale sa ligne
Attendant ta rencontre
Pour renaître à ton signe.

Comme dans l'"Or du Rhin"
Que gardaient les sylphides,
Je préfér' ton bassin
Aux trésors moins cupides.
Aux berges des rivières,
La vie s'est écoulée
Comme un rêve aux lumières
Par ton ombre filtrée.
Les paupières mi-closes
Ou les yeux grand ouverts,
Je projette et transpose
Nos hiers si prospères.

J'ai arrêté ma montre
Comme on cale sa ligne
Attendant ta rencontre
Pour renaître à ton signe.

Mis en musique par Jean-Louis CADORE
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Son associé au billet :

Ma doctoresse

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
En rencontrant ses yeux de braise
J'ai eu comme un coup de chaleur
Et pour accroître ce malaise
J'ai ressenti quelques vapeurs.
Cette forte poussée de fièvre
Me laisse là, tout pantelant;
Et le fait de boire à ses lèvres
Est le meilleur médicament
Car ma doctoresse en personne
Guérit mon mal et me bichonne !
Car ma doctoresse en personne
Guérit son mâle et le bichonne !

Sans plus redouter les angines
Ni d'être en mal de gorge enfin,
Je me serre sur la poitrine
De mon amour de mèdecin;
Mon coeur bat alors bien trop vite
Pour râler ses derniers soupirs:
Le bouche à bouche seul invite
A me ranimer quand j'expire
Car ma doctoresse en personne
Guérit mon mal et me bichonne !
Car ma doctoresse en personne
Guérit son mâle et le bichonne !

Bien ailleurs qu'en son cabinet
Par son corps, je suis enflammé;
Mon affection alors redouble
Pour jeter en nous un grand trouble.
Sans me fair' perdre connaissance
Elle m'expédie dans les pommes
Pour que selon son ordonnance
J'en croque une en bienheureux homme
Car ma doctoresse en personne
Guérit mon mal et me bichonne !
Car ma doctoresse en personne
Guérit son mâle et le bichonne !

Prés d'elle, j'ai quelques faiblesses
Qui valent un bon coup de fouet
Et cette crampe qui m'opresse
Ne me laisse jamais en paix.
J'ai le besoin de ses massages
Pour calmer mon raidissement:
La thérapie de mains peu sages
Sera mon plus grand remontant.
Car ma doctoresse en personne
Guérit mon mal et me bichonne !
Car ma doctoresse en personne
Guérit son mâle et le bichonne !

En spécialiste de la bande,
Compresse et gaze et pansements,
Elle sait stimuler nos glandes
Et rendre nos corps frissonnants;
Elle sait de science infuse
De doux remèdes pour soigner
Et si, bien sûr, l'on se transfuse
C'est la cause à son "com-primé"
Car ma doctoresse en personne
Guérit mon mal et me bichonne !
Car ma doctoresse en personne
Guérit son mâle et le bichonne !

Mis en musique par Jean-Marie DJIBEDJIAN
http://chantsongs.centerblog.net/rub-DJIBEDJIAN.html
Son associé au billet :

La poésie

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
C'est un regard nouveau qu'on porte sur les choses
Et, tout émerveillé, on se prend à rêver.
On découvre, étonné, la beauté d'une rose
Et les contes de fée se font réalité:
La poésie ...

C'est une belle image au détour d'une phrase,
C'est le bleu d'El Gréco, la touche de Renoir;
C'est le frisson de l'âme aux portes de l'extase
Et la tendre couleur du silence d'un soir,
La poésie ...

C'est la harpe égrenant une averse d'arpèges,
C'est comme une musique habillant un propos,
C'est un chant qui s'envole et le coeur qui s'allège
En un cri de révolte, un soupir, un sanglot,
La poésie ...

C'est un rire qui fuse à la fête, au manège,
C'est un nuage au ciel qui s'étire harmonieux
Et quand parfois il crève en une blanche neige,
Les enfants tout heureux ouvrent bien grand leurs yeux,
La poésie ...

C'est le jour se levant, le soleil qui le sacre
Ou bien un clair de lune illuminant la nuit;
C'est une perle rare en son écrin de nacre,
C'est la mer, c'est la vie, l'univers, l'infini,
La poésie ...

Gérard SALERT

Ma musicienne

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Son nez est en trompette
Et elle a des "haut-bois"
Où mes doigts sont en quête
D'un chant qui est en voie.
Le galbe de ses hanches
Est comme un violoncelle
Où mon archet se penche
Et flâne, s'ensorcèle.
Ell' vibre à ma ba/guette
Quand on est en duo
Et l'orchestre à la fête
Nous joue un trémolo

C'est une musicien/ne
Qui charme tous mes sens
Et qui me fait la scè/ne
En chantant mes silences.

Elle a nombre de pièces
Où jouer sa musique
Mais elle a plus d'adresse
Dans la chambre, classique !
Elle joue du piano
Surtout s'il est à queue:
Il faut voir son brio
Quand le rythme est fougueux.
Faisant fi des pé/dales,
Ell' caresse les touches
Et sous ses doigts s'emballe
L'air que j'ai dans la bouche.

C'est une musicien/ne
Qui charme tous mes sens
Et qui me fait la scè/ne
En chantant mes silences.

Elle joue de la flute
Et du cor, du pipo
Et des branles, des luths
Non sans mal au tempo.
Je tire des accords
Quand ses cordes se nouent;
L'harmonie que j'adore
La fait mettre à genoux.
Quand on est de con/cert
Elle pousse un soupir:
Bien en choeur, l'on se serre
Etouffant de plaisir.

C'est une musicien/ne
Qui charme tous mes sens
Et qui me fait la scè/ne
En chantant mes silences.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

Complainte orchestrale

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
On est trés calme aux percussions
Bien que l'on sorte de nos gonds
Et l'on décroche la timbale
Quand la gross' caiss' se fait la malle.
Il ya des rythmes syncopés
Où les comas sont à la clé
Avec des bémols,des silences
Pour que les contre-temps s'agencent.
Il ya des chants hauts en couleur
Avec des hymnes et puis du blues
Et si l'on verse trop de pleurs
Une trompette "jazze" et blouse.

L'orchestre est certes dans la fosse
Mais rares sont les notes fausses
Qui toujours ont déconcerté
Le chef en train de diriger.

Ils sont plus d'un,même une clique
A en pincer pour le trombonne;
En bons becs fins de la musique
Et en fanfare,ils le claironnent.
Tomber sur un bec est plaisant
Quand l'instrument est bien brillant
Et scintillant de mille feux,
Les cuivres nous dérouill'nt un peu.
Avec les tambours, les trompettes
Sont facilement dans le vent
Et la viole en mal de gambette
Frémit alors terriblement .

L'orchestre est certes dans la fosse
Mais rares sont les notes fausses
Qui toujours ont déconcerté
Le chef en train de diriger.

Dans les cuivr's,il faut du piston
Pour appuyer son ascension
Mais il faut y-aller "trés-mollo"
Pour ne pas tomber de trés haut.
La musique adoucit les moeurs
Mais militaire elle "tue-bas"
Et dans la chambre avec les choeurs
Le bouzouki est bazouka.
Quand les cors sont beaux, pas de cri
On y prend son pied bien aussi
Surtout qu'en jouant sur les cordes
Tous les violons s'y accordent.

L'orchestre est certes dans la fosse
Mais rares sont les notes fausses
Qui toujours ont déconcerté
Le chef en train de diriger.

Mis en musique par Jean-Piere LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Son associé au billet :

Le chercheur d'or

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Quand je l'ai vue, sur l'heure, dès le premier abord
J'ai bien su que son coeur en avait à ras-bord.
Lors, j'ai dressé mon camp vers sa gorge profonde
Et planté tendrement ma tente sur son monde.
Ce décor féminin a exalté ma fièvre
Et tout près d'un Bassin, je me suis fait orfèvre.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Elle coule et son lit décorent tous mes rêves
Pour puiser jour et nuit de la poudre à ses grèves:
Je suis cet orpailleur qui trempe dans les eaux
Et cherche le bonheur au plus profond des flots;
J'ausculte à la battée ses paillettes, ses grains
Pour filtrer la beauté à mon miroir sans tain.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Remontant ses courants tel le saumon, la truite,
J'arrive bien vivant à la source bénite.
Il me faut à ce lieu devenir souterrain
Et jouer de mon pieu pour aller bien plus poin.
Je peux fermer les yeux sans besoin de chandelle:
Sa lumière vaut mieux que cent mille étincelles.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Elle a des gisements bien riches de pépites
Et j'ai le coeur brûlant à sa mine séduite.
La veine dilatée au profond du sillon,
J'ai la mèche allumée dans le coeur du filon.
Avec le feu, la poudre et de la dynamite
C'est l'explosion, la foudre et les sens en faillite.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout être son chercheur d'or.
Sur le bout de mes doigts, sur le bout de ma langue,
Je sais par coeur, ma foi, tirer l'or de sa gangue
Quand s'enflamme le corps, je connais la fusion
Pour tirer sans effort le fruit de cette union.
Pour en plaquer une once, il en faut des étreintes
Où l'homme se renonce et gémit sous la plainte.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout être son chercheur d'or.
Pour en avoir trouvé à fondre dans ses terres,
Je me vois transporté en plein milieu des mers.
Balloté par les flots, je suis comme un galion
Qui coule ses lingots et perd sa cargaison.
L'or du Rhin ne vaut rien sans ces filles qui veillent
Pour savoir que c'est bien l'amour qui émerveille.

Gérard SALERT

Complainte du charcutier

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
[FONT=Times] En bon travailleur jamais las
Je vais jusqu'à doubler le gras
Et fais reprendre du collier
Aux plus imberbes du quartier.
Je sais donner du coeur au ventre
A tous ceux qui n'ont pas les foies
Et des tripes comme si diantre
Le remontant naiss' d'un abat.
Je suis le tripier-charcutier
Faîtes donc ma publicité!

Je peux me convertir en clown
Si du bilan je fais "dépôt":
Je sais fair' la farce et l'andouille
Et sans grand mal les ris-de-veau.
Ne me croyez pas obsédé
Pour bien préparer des cochons
Et pour prendre en paquet son pied
En rêvant d'un autre tendron.
Je suis le tripier-charcutier
Faîtes donc ma publicité!

Malgré leurs couteaux,leurs fusils,
Tous les bouchers sont des "gens-bons"
Et s'ils traitent le "salami"
C'est pour vendre du saucisson.
Je n'ai pas grand chose à cacher
Un "Jésus" peut le témoigner
Et si un "gendarme" est chez moi,
C'est pour prouver ma bonne foi.
Je suis le tripier-charcutier
Faîtes donc ma publicité!

Je suis nul en architecture
Mais il ne m'est pas du tout dur
De réduire en quelques patés
De grands et beaux quartiers entiers.
Pour être encore bien à l'aise
On vous prépare des merguez,
Pour la fine bouche,un museau,
Des brochettes ou un gigot.
Je suis le tripier-charcutier
Faîtes donc ma publicité!

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/[/FONT]
Son associé au billet :

Complainte du boucher

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Je taille de belles bavettes
Et bien pendue pour vos fourchettes
Ma langue n'est pas pour les chats
Mais pour la poch' d'un estomac !
Si vous prenez de ma culotte,
La langue vous est interdite
Car c'est mon fonds qui lors capote
Dès qu'en grand nombre je débite.

Pour travailler avec les bêtes
Je ne suis pas analphabête
Et tout boucher en bon lettré
Préfère l'esse à l'A.B.C".

Nous les bouchers,voyez la porte,
On est ouvert,rien de bizarre;
Avec bien des natures mortes,
On est à la tête de l'art.
Bien qu'on expose du "Boudin",
On est des esthètes certains
Et en adeptes du "Buffet",
Gare aux gorets et sus aux "laies" !

Pour travailler avec les bêtes
Je ne suis pas analphabête
Et tout boucher en bon lettré
Préfère l'esse à l'A.B.C".

Avec fièvre mais sans vapeur
Il ya la queue au chevalin:
On fait des cours's dans ma demeure
Pour se venger d'un sort malin.
Mes grands chevaux sont démontés
Pour faire tomber toute fièvre:
La selle alors même est cédée
Pour que gisent même les lièvres.

Pour travailler avec les bêtes
Je ne suis pas analphabête
Et tout boucher en bon lettré
Préfère l'esse à l'A.B.C".

Je n'aime pas bien la semelle
Pour la laisser au cordonnier
Mais je peux avoir la part belle
A vendre un talon sans soulier.
Seuls mes frigos jettent un froid
Mais l'onglet n'est pas pour les doigts
Car avec moi,c'est du tout cuit,
Du tout roti, je vous le dis.

Pour travailler avec les bêtes
Je ne suis pas analphabête
Et tout boucher en bon lettré
Préfère l'esse à l'A.B.C".

Gérard SALERT

Conversion

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
J'étais athée, même paien
Pour ne plus croire en rien de rien.
J'allais errant comme un nomade
A battre campagne et chamade,
J'allais errant de fleur en fleur
Butinant, papillon, les coeurs.
Les chaînes, je faisais fi d'elles
Pour vivre comme un infidèle
Mais sitôt que je l'ai croisée
Vite, elle m'a christiannisé.

Il flottait devers sa personne
Un calme serein de madone;
La douceur coulait de sa voix,
Et ses yeux m'ont donné l'émoi.
A mes aventures fugaces,
Elle a porté le coup de grâce
Car sitôt que je l'ai croisée
Vite, elle m'a christiannisé.

Moi, qui n'aimait pas les abesses,
Je l'ai consacrée ma prêtresse.
Son temple était un paradis
Pour lequel je suis converti
Et moi que l'Ordre encore écoeure
J'en fis ma mère supérieure
Car sitôt que je l'ai croisée
Vite, elle m'a christiannisé.

Pour embrasser sa religion,
Je suis prêt pour la communion
Mais je ne veux pas d'elle en sainte:
L'auréole nuit aux étreintes !
D'athée, je suis devenu pieux
Et dans son lit, je le sens mieux:
Pas besoin de sonner les cloches
Pour que j'accours à son approche
Car sitôt que je l'ai croisée
Vite, elle m'a christiannisé.

Que vous dire de mon émoi
Quand nous sommes seuls elle et moi:
Je n'attends plus qu'un seul mot d'elle
Pour l'honorer de ce modèle.
J'étais athée, même paien
Pour ne plus croire en rien de rien
Mais avec son état de grâce
J'ai renié mes amours fugaces
Car sitôt que je l'ai croisée
Vite, elle m'a christiannisé.

Mis en musique par Jean-Louis CADORE
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