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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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Vingt ans

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Vingt ans, c'est l'âge merveilleux
Où l'on fait tout ce que l'on veut:
On a du punch et du ressort
Pour attaquer tous les records;
On ne recule devant rien ,
On s'investit dans chaque coin,
On a de l'énergie à vendre
Pour l'ouvrage qu'il faut reprendre,
On se disperse de partout,
On assimile en un seul coup;

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
Le début de l'énervement
Et mes forces foutant le camp?

Vingt ans, c'est l'âge merveilleux:
On récupère en moins de deux,
On a encor' l'obéissance
Pour écouter tout le bon sens,
On est armé suffisamment
Pour se propulser en avant;
On a encor' cette patience
On a déjà l'intelligence
De raisonner sur plusieurs plans.

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
L'économie de mon tranchant
Et la fin d' mon accompliss'ment?

Vingt ans, c'est l'âge merveilleux
Où l'on est beau comme un grand Dieu:
Trent' deux dents pour croquer la vie
A toutes les fill's, on sourit;
On a la fougue et la passion
Qui mènent à la communion,
On a la force pour aimer,
A la folie sans rien compter;
On fait tout ce qui peut nous plaire
Et un rien peut nous satisfaire.

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
Ou la mort du Prince Charmant
Et quelques cheveux s'argentant?

Vingt ans, c'est l'âge merveilleux:
On a du soleil plein les yeux,
On a encor' plein d'innocence
Pour croire en de beaux sentiments;
On est empli d'une espérance
A défier les plus méfiants;
On a la force de donner
Toute sa générosité
Et l'on prend le temps de rêver
Sans sortir des réalités.

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n' sont les preuves du temps?

Mis en musique par Jean-Louis CADORE http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Son associé au billet :



--

T'es mal barré

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Matraqués de publicité,
On aspire à des nouveautés
Et pour se les, les procurer,
Il nous faut à l'argent penser.
Penser à lui, toujours, encore
Jusqu'à l'oubli de notre sort
Et des couleurs d'autres décors
Ceux du bonheur, de l'âge d'or.

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Tout le jour devant sa machine
Sur le chantier, dans son usine,
Dans son bureau, l'homme s'échine
Jusqu'à ce que le jour décline.
Avec le rythme de ce temps,
La vie, on ne sait plus comment
Faire pour la prendre un moment
Et jouir de son déroulement .

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Sur la lune, on a mis le pied,
Le coeur, on peut nous le greffer;
Des faits divers, on est comblé,
Plus rien ne peut intéresser:
Qu'on se tourne de tous côtés,
De tous côtés, on est coincé
Entre les flics, les financiers,
Les idéaux se sont barrés.

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Le bonheur, ça n'existe plus;
A peine montre-t'il son cul
Qu'on le lui botte à coups d'écus,
A coups de nerfs, de plues-values.
Qu'est devenu le bel espoir
De vivre en un monde moins noir ?
N'était-ce qu'un rêve illusoire
Que l'on a caressé un soir ?

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Son associé au billet :

Complainte du boulanger

Posté le 20.11.2007 par salertchansons


Je suis au four et au moulin
Toute la nuit jusqu'au matin;
Je bosse tant et tant je bosse
Que je peux partir en brioche.
Je vais préparer quelques quiches
A en avoir bien plein les miches
Mais c'est surtout grâce à mon pain
Que je casse la croute et bien.

J'ai l'un des doigts au bout langé
Pour représenter mon métier.
Vous avez bien sûr deviné:
Je suis pâtissier-boulanger.

Je mène tout à la baguette;
Mes affaires vont en croîssant.
Et je ne laiss' pas une miette
Quand je livre les restaurants.
Si je suis sur la corde raide,
Je peux tirer d'autres ficelles
Pour fair' du blé même avec elles:
La galette alors leur succède.

J'ai l'un des doigts au bout langé
Pour représenter mon métier.
Vous avez bien sûr deviné:
Je suis pâtissier-boulanger.

Mes flutes en chauds pains épatent
Car je suis d'une bonne pâte;
Je suis même un chou à la crème
Me dit ma tendre mie que j'aime.
Charlotte le sait au boudoir
Quand je lui fais quelques bâtards.
En un éclair, elle est baba
Et moi de glace, chocolat.

J'ai l'un des doigts au bout langé
Pour représenter mon métier.
Vous avez bien sûr deviné:
Je suis pâtissier-boulanger.

Pour être toujours à la page
Et à l'écoute, à l'étalage,
Je fais des "mille-feuilles" encore
Qui m'apportent un vrai trésor;
Je mets, pour ma soeur, bien trop bonne
Comme gâteau des pets de nonne
Et pour mon père, cet expert,
Ces religieuses qu'il vénère.
J'ai l'un des doigts au bout langé
Pour représenter mon métier.
Vous avez bien sûr deviné:
Je suis pâtissier-boulanger.

Je compos' des petits chaussons
Que de pommes douces, je fourre
Mais il me faut faire attention
Aux tuil's qui font de petits fours.
Sans pétrin, je les change en brique
Lorsque des biscuits je fabrique
Et vous comprennez, lors, pourquoi
Ma vie, c'est un gâteau de roi .

J'ai l'un des doigts au bout langé
Pour représenter mon métier.
Vous avez bien sûr deviné:
Je suis pâtissier-boulanger.

Mis en musique par Jean-Marie DJIBEDJIAN http://chantsongs.centerblog.net/rub-DJIBEDJIAN.html
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De rencontres en liaisons

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

La première que je connus
Etait douce et même ingénue
Pour croire à toutes ces histoires
Et dire "-Oui." sans rien savoir.
Elle attendait quand je partais,
Quand je sifflais, elle accourait
Pour toujours s'effacer
Sans plus de volonté.
Mais comme je n'ai rien du chien
Et qu'à garder je n'avais rien,
J'ai jeté loin ses laisses
Pour une autre maîtresse .

C'est de rencontres fugitives
En liaisons bien passagères
Que les hommes essaient de vivre,
D'oublier qu'ils sont solitaires .

Elle était du genre adjudant
Qui seule élit son commandant
Pour le mettre aux fers, aux enfers
Au plus petit pêt de travers.
Elle avait bien du coeur au ventre
Et le ventre aussi sur les jambes
Pour qu'elles aillent à son cou
Lorsque s'élevait mon courroux.
Moi qui suis anti-militaire,
J'en eus vite assez de la guerre
Bien qu'elle ait cloturé
Mon coeur de barbelés .

C'est de rencontres fugitives
En liaisons bien passagères
Que les hommes essaient de vivre,
D'oublier qu'ils sont solitaires .

Elle était posséssive, entière,
Jalouse à vous mettre les fers,
A vous désarmer, impuissant,
Son mari l'était sûrement .
Pour prendre ce taureau sans corne,
La chose fut facile et bonne:
Allongé dans le pré,
Ses fleurs à effeuiller
Mais moi qui suis un vagabond,
J'asphixiais dans cette prison
Ruminant des pensées
Sur les champs et leur clé .

C'est de rencontres fugitives
En liaisons bien passagères
Que les hommes essaient de vivre,
D'oublier qu'ils sont solitaires .

Poursuivant ma route de nuit
Quelques allumeuses, là, ont lui
Et j'ai rencontré parmi elles
Cette étoile qui étincelle .
Elle était belle comme le jour,
Comme un soleil, comme l'amour
Pour être d'elle fou
Et lui donner tout, tout.
Quand le jour, après quelques mois
S'est levé doucement en moi,
J'étais dressé, dompté
Pour rester à ses pieds .

C'est de rencontres fugitives
En liaisons bien passagères
Que les hommes essaient de vivre,
D'oublier qu'ils sont solitaires .

Gérard SALERT

Le pyromane

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Depuis qu'il est allé au front,
Il n'a plus tout à fait sa tête;
Tête brûlée, plus de raison,
Ce fut au feu vraiment sa fête.
Au champ d'honneur, il fit feu de tout bois
Pour que l'ennemi n'y fit pas long feu
Et si bon nombre eurent leur croix
Lui-même n'y vit que du feu .
Et si bon nombre eurent leur croix
Lui-même n'y vit que du feu .
C'était bien trop pour un profane:
La guerre en fit un pyromane !

Dans la vie civil' pour bûcher,
Il avait, sûr, le feu sacré.
Faut dir' qu'il était passionné
Pour s'enflammer, pour s'embraser .
Avec lui, c'était toujours du tout cuit:
Tout devait tomber tout chaud, tout rôti !
Aucun besoin de l'émécher
Pour l'allumer, pour le griller;
Aucun besoin de l'émécher
Pour l'allumer, pour le griller;
C'était, sûr, pour un pyromane
Une chose des plus normales

Il fonda, bien sûr, un foyer
Et sa femme, blonde incendiaire,
En allumeuse de première
Fut de mèche avec un pompier.
Comme aucun d'entre eux n'était dans le bain
Et qu'elle restait toujours sur sa faim,
Un jour, lasse, elle prit la fuite
Avec un plombier en visite !
Un jour, lasse, elle prit la fuite
Avec un plombier en visite:
C'était, sûr, pour un pyromane
Le combl' d'ainsi perdr' sa femme !

Par ses manies, toujours pressé,
Il brûlait toutes les étapes,
La politesse et puis j'en passe
Pour incendier le monde entier.
A coups d'insultes, à coups de jurons
Sans jamais tirer du feu les marrons,
Il attisa sur lui la haine
Et fut torché par cell' -ci même .
Il attisa sur lui la haine
Et fut torché par cell' -ci même .
C'était dur pour un pyromane
Que d'être descendu en flamme !

Pour avoir mis le feu aux poudres ,
Le voici la proie de nos foudres;
Entre deux feux et sans foyer
Notre homme alors a cheminé.
Avec le feu au cul, il s'en alla
Et passant au Bengale s'arrêta
Pour être bonze, embrasser Dieu
Et ne mourir qu'à petit feu .
Pour être bonze, embrasser Dieu
Et ne mourir qu'à petit feu !
Lors sur ses cendres, feue son âme,
Un feu follet raviv' sa flamme !

Gérard SALERT

Corbeille de fruits

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

J' ai bien sûr une bonne poire
Pour croquer la pomme avec elle
Mais comme elle n'est pas avare
D'autres fruits sont dans sa corbeille:
Avec des yeux tout en amande
Et la noisette à ses prunelles,
Dieu sait que j'en pince pour elle
Et que je fonds à sa demande.
Rester mi-figue, mi-raisin
Est impossible, c'est certain
D'autant que trône l'ananas
Qui me rend heureux comme un roi !

J' ai bien sûr une bonne poire
Pour croquer la pomme avec elle
Mais comme elle n'est pas avare
D'autres fruits sont dans sa corbeille:
Ai-je dit sa bouche de fraise
Que je mordille bien à l'aise
Et sa peau veloutée de pêche
Où mes lèvres cherchent caresse
Alors pourquoi chercher des noix
Sans un pépin à l'avocat
D'autant que trône l'ananas
Qui me rend heureux comme un roi !

J' ai bien sûr une bonne poire
Pour croquer la pomme avec elle
Mais comme elle n'est pas avare
D'autres fruits sont dans sa corbeille:
Les prunes en haut du panier
S'anoblissent en Reine-Claude;
Tout compte, rien n'est à jeter;
Les gorges se font douces, chaudes.
Pas besoin de radis, d'oseille:
La salade fait des merveilles
D'autant que trône l'ananas
Qui me rend heureux comme un roi !

Gérard SALERT

Quand chaque jour...

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Quand chaque jour qui va emporte au fil des heures
Quelques lambeaux d'espoir , de douces illusions ;
Quand chaque jour apporte aux premières lueurs
De grands coups de poignard aux moindres guérisons ,
On se laisse envahir par la mélancolie
Qui se glisse insidieuse , au plus profond des lits

Lors, on se trouve empli par une lassitude ,
Un découragement qui nous rend la vie rude .
A nous donner l'envie de tout foutre par terre ,
On peut se foutre à l'eau ou s' envoyer en l'air ,
C'est le moindre des maux car le pire d'entre eux
Nous ôte le désir de dire un seul "Je veux !".

Sans raison apparente ,on se met à pleurer
Il pleut comme en Novembre et le vent peut souffler .
On patauge , on s'enlise , on s'efforce , on se vide ;
Un fantôme nous hante et tout devient morbide .
L'heure n'est surtout pas à se laisser aller
Mais bien à réagir , lutter d'arrache-pied

Pour savoir reconnaître et saisir cette chance
Qui peut surgir soudain avec la Providence .
Le bonheur est là , juste à portée de la main .
Il tourne et retourne sur la roue du destin .
C'est le pompon de ce manège qu'est la vie
Et notre corps bandé tout entier s'en saisit .

Rien n'est jamais acquis pour un jour , pour un an .
Qui sait si ce demain sera fait autrement ?
Il ne faut pas dormir même après la victoire ,
Il faut toujours agir même après les déboires .
Si ces temps sont pluvieux , espérons l'arc-en-ciel
Et si l'heure est belle , sachons goûter son miel

Rien n'est jamais acquis pour un jour , pour un an .
Qui sait si ce demain sera fait autrement ?
Le bonheur est là , juste à portée de la main .
Il tourne et retourne sur la roue du destin .
C'est le pompon de ce manège qu'est la vie
Et notre corps bandé tout entier s'en saisit .

Gérard SALERT

Les fruits de la passion

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Ils sont pulpeux, fermes, sucrés
Pour à pleines dents les croquer;
Ils sont juteux et rafraîchissent
Les palais de milles délices ;
Ils ont d'innombrables pépins
Comme "l'ananas", leur germain;
Ils sont comme un peu la grenade
Explosant pour une tocade .

J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
De plaisir à mon appétence ;
J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
A ma chair de licence,
Tiens donc !

Je les presse et je les pétris
Comme l'envie me le prescrit
Pour tirer la dernière goutte
D'un plaisir qui jamais ne coûte.
Ils peuvent être rouges, verts
Pour espérer jusqu'à l'enfer
Ce désir fou qui nous enflamme
Et qui nous monte jusqu'à l'âme .

J'aim' les fruits de la passion
Qui font un grand renom
Ala fontaine de Jouvence;
J'aim' les fruits de la passion
Généreux à foison,
Coulant sans indigence
Dit'on !

J'aime les fruits de la passion
Dont le seul nom donne un frisson
De fièvre à fondfre la banquise
Où mon âme s'était assise ;
Dès lors, nait un nouveau décor
Bien exotique en ses abords
Où la brise agitant les palmes
Caresse les corps nus et calme .

J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
De plaisir à mon appétence ;
J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
A ma chair de licence,
Tiens donc !

Gérard SALERT

Ton nid

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Ton nid tiède et douillet est le home parfait
A mes désirs les plus primitifs et secrets :
Il a bien plus d'étoil's qu'une nuit de l'été
En plein coeur du mois d'Août ne pourrait en compter ;
Comme un Bernard L'hermite ,en ce gîte ,j'habite
Et ta coquille entre toute est ma favorite .
C'est un palais royal où l'amour est à vivre
Et ses oeuvres, mieux qu'aux musées, à nous se livrent .


Ton nid tiède et douillet que j'aime visiter
Est pour mon oiselet un lieu plus qu'adoré :
C'est la piste d'envol pour des lieux de délices
Où mon âme se pâme et râle approbatrice ;
C'est le hâvre bien quiet où je croîs sans effort ,
Où le rêve est si vrai que la vie se vêt d'or ;
C'est un tremplin sur le plaisir qui te domine
Et que je grimpe, alerte, à en fouler la cîme

Je voudrais être grand plus qu'éternellement
Pour être en ce giron jusqu'à la nuit des temps :
C'est la récréation où ma bouche s'amuse
A dire son amour sans chercher une muse ;
C'est la cour préférée aux élans de mon coeur
Qui saute comme un fou à bloquer ses compteurs.
Nous jouons tous les deux comme avec une bande
Pour, bienheureux, flipper sans tilt à notre offrande.

Ton nid tiède et douillet est un temple tabou
Que j'adore à genoux et honore debout :
Dans tes fonts baptismaux, j'aime tremper mon corps
Et dans ton bénitier, je signe, heureux, mon sort
Je t'apporte ce cierge dont la mèche s'allume
Et recueilli ,je prie .Ton bonheur me consume ;
Quand mon être lié au tien pour mieux s'ébattre
Se chauffe à tes doux feux comme tout près de l'âtre .

En ton nid si douillet que j'aime consacré ,
Je renais chaque fois que je l'ai visité :
Le signe du beau temps est à mon baromètre
Dès lors qu'il se mesure au bord de ta fenêtre ;
Mon heure aussi se règle aux batt'ments de ton coeur .
Ce sont eux qui rythment mon souffle et mon ardeur ;
Mon thermomètre explose avec la canicule ,
Au feu, au feu. A vos lances, pompiers, je brûle !

Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD

http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Son associé au billet :

Tout ce qui peut...

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .
Comme un cordon ombilical ,
Il me nourrit de sa substance
Et satisfait mon idéal
Pour n'avoir pas d'autres sciences . .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Mes courses sont un même élan
A cette communion des âmes ;
Sur ce tremplin , les sentiments
Me portent vers toi , ô ma femme !
Il est si doux ce beau sentier
Qui nous mène jusqu'au vertige
Et cette longue randonnée
Est un sport de haute voltige .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Comme des pèlerins en route
Nous gravissons à petits pas
Ce beau , ce doux chemin de croix
Où le divin danse et chaloupe .
C'est un peu comme sur l'échelle
Qu'on escalade par pallier
Et où il faut se cramponner
Pour rester bien dessus sa selle .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Je suis lors un équilibriste
Et toi la corde à mon salut
Qui sur le vide est bien tendue
Grâce à laquelle , heureux , j'existe .
Je veille à tout , à ta tension ,
A tous les vents qui te balancent ;
Je veille à tout , fais attention
A ce qui touche ta présence ;

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Je frémis à tous tes frissons
A tes embrasements ,je brûle
Nous sommes comme à l'unisson
Un seul mouvement qui ondule .
Je suis ton rythme et ta cadence ,
J'épouse ton halètement ;
Nous sommes un seul corps qui danse
Uni par l'entrelacement .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Gérard SALERT
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