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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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Diane chasseresse

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Vous alliez, Diane chasseresse,
L'arc à vos chasses trop bandé,
Et quand la corde s'est cassée
Vous gardâtes toutes vos flèches.
Pour changer de fusil d'épaule
Sans plus une corde à votre arc,
Vous vous fîtes, je le remarque,
De son bois une belle gaule.


Vous pêchiez, Diane, au moulinet
A moudre la moindre méfiance
Et vos appâts de choix parfait
Me tenaient chaud jusqu'en le ventre;
Vous pêchiez donc, Diane, à la moule;
Prenant son pied, je la tétais
Sans craindre ces bouchons qui coulent
Pour prendre tout mon temps gourmet.

Lors, vous alliez, Diane, à la pêche,
La ligne aux hanches bien galbée.
Un petit port, proche à côté,
Mouillait ma barque à cale-sèche.
J'avais le coeur en débandade,
Hippocampe et le ventre creux,
Et quand je la vis vers la rade,
J'accourais pour filer un noeud.

Nous pêchions, Diane, avec plaisir
Et quand la pomme vous jetâtes,
Je la croquai en toute hâte
Tirant un coup qui porte à frire.
A votre hameçon, l'âme soeur,
Frémissant toujours de la queue
J'ai tant mordu, qu'encor je meurs
Mais vous me réserviez bien mieux.


Vous alliez, Diane chasseresse,
Pécher sans ligne de conduite;
Préférant le harpon aux flèches
Vous vous prévaliez de ma fuite.
Par votre coeur sensible et bon,
Dans l'aquarium, vous m'installâtes.
J'y fais des bulles et des ronds
Pour combler vos penchants de chatte.

Mis en musique par Jean-Louis CADORE
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Son associé au billet :



--

Un coquillage

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Un coquillage à mon oreille
Comme écouteur,la mer y bèle
Et bergère d'un grand troupeau,
Elle rassemble sur son dos
De blancs moutons chers à Panurge
Même si Dindenault s'insurge.


Un coquillage au pavillon,
J'appareille à de vagues sons
Qui se brisent avec les lames
Et résonnent jusqu'à mon âme;
L'écume de lait ne s'écrème
Qu'aux flux et reflux de mes rêves.

Un coquillage comme un cornet
Ressuscite en moi quelques songes
Et jetant l'encre à l'encornet
Je ne peux que passer l'éponge.
La mer,la mer comme c'est beau:
Altière,à fleurs, ya les coraux!

Un coquillage à mon tympan,
La mer est dans la nuit des temps:
La lune en poisson, des étoiles
Filent dans le fonds de sa toile
Et les dauphins en bons seconds
Se mettent à leur diapason


Et je suis là, dessus la grève,
Un coquillage à mon oreille;
Et je suis là qui songe et rêve
Jusqu'à ce coucher de soleil:
Des sirènes donnent le ton
A finir en queue de poisson.

Gérard SALERT

Si tu savais

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Si tu savais quelle est ta chance
D'être né en pays de France,
Pourrais-tu bien démonstratif
Revendiquer dans les manifs?
Réclamerais-tu bien à l'aise
Bien plus d'argent, plus de fadaises
Quand des enfants meurent de faim
Sans même un seul morceau de pain?
Si tu savais, si tu savais,
Tu te tairais et ....sourirais.

Si tu savais quelle est ta chance
De posséder une ascendance,
Pourrais-tu donc te retourner
Contre des parents dévoués?
Pourrais-tu croire qu'ils te délaissent
Dans le nid douillet d'un cinq pièces,
Quand des enfants abandonnés
Meurent de froid sans un baiser?
Si tu savais, si tu savais,
Tu te tairais et ....sourirais .


Si tu savais quelle est ta chance
De naître sans tare ou souffrance,
Pourrais-tu boire ou te droguer
A te démolir la santé?
Pourrais-tu te croire en déprime
A broyer du noir et du spleen
Quand des gosses handicapés
Rient et sont plein de volonté?
Si tu savais, si tu savais ,
Tu te tairais et ....sourirais.

Paroles et musique de Gérard SALERT
Son associé au billet :

Et prés de toi

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
A mon programme Copenhague,
Il y avait déjà eu Prague
Quand à Stockholm, j'allais errer
Mais en partant, je t'ai trouvée;
Fini les belg's, les suèdoises,
Plus d'allemand's ni d'hollandaises,
Et n' me parlez plus de françaises
Maint'nant qu' je connais une Françoise.


C'est en Suèd' qu' je d'vais aller
A moins qu' Bruxelles m'eût arrêté,
Mais en partant, je t'ai trouvée
Et près de toi, je suis resté.


Chacun perdu dedans sa nuit,
Aucun de nous n'a pas menti,
Et nous nous somm's vite compris
En ne nous parlant qu'à demi.
Je me demande maintenant
Combien ça va durer de temps
Et si je veux l'éternité,
C'est qu' dans tes bras, je l'ai trouvée.


C'est en Suèd' qu' je d'vais aller
A moins qu' Bruxelles m'eût arrêté,
Mais en partant, je t'ai trouvée
Et près de toi, je suis resté.

Tu es comme un beau continent
Et je consacre tout mon temps
A parcourir toutes tes terres
En long, en large et en travers.
Ta géographie, pourtant calme,
Me volcanise et lors m'enflamme:
Je te foule à prendre ton pied
Dans une étreinte ou un baiser.

C'est en Suèd' qu' je d'vais aller
A moins qu' Bruxelles m'eût arrêté,
Mais en partant, je t'ai trouvée
Et près de toi, je suis resté.

Et près de toi, je suis resté
Pour aimer mieux qu'à Copenhague
Cette petit' sirène ou fée
Si belle et seul' parmi les vagues,
Et c'est ainsi qu'en plein midi
J'ai vu des soleils de minuit
Et quand j'ai découvert ta gorge
J'ai connu là les plus beaux fjords.

C'est en Suèd' qu' je d'vais aller
A moins qu' Bruxelles m'eût arrêté,
Mais en partant, je t'ai trouvée
Et près de toi, je suis resté.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/

Son associé au billet :

Amis, du whisky

Posté le 19.11.2007 par salertchansons


Sa bouche de feu,
Même après l'adieu,
Me chuchote ses délires;
Ses yeux de velours,
Se mourant d'amour,
Dans mon âme encor' se mirent;
Son sein fascinant
Fixe mes penchants
Sur son coeur et sa destinée
Et sa frêle image,
Son pâle visage
Se gravent dans mes pensées!
Je l'aime plus que raison
Pour en faire une obsession.

Amis, du whisky !
Il faut que j'oublie
La saveur de cette bouche
Où je m'oubliais,
Où je m'énivrais
Comme l'ivrogne à sa souche!
Amis, de la drogue,
Il faut que je vogue
Sur des volutes de fumée ,
Que s'évanouisse
Son parfum de lys
Sous la voûte de mes pensées!
Je l'aime plus que raison
Pour en faire une obsession.


Frère, un dernier verre,
Que je roule à terre
Dans la poussière et l'oubli
Des cieux merveilleux
Gisant dans ses yeux
Où se trouve l'infini !
Frère, un dernier verre,
Que j'aille en enfer
Retrouver la belle image
De la tendre dame
Possédant mon âme
Et qui m'a pris en otage:
Je l'aime plus que raison
Pour en faire une obsession.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

viens donc me chercher

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Ne reste pas là, bafouillant des mots
Qui n'ont pas de suite et mal à propos,
Même si j'aime parfois à le croire
En exigeant de vous quelques égards,
Je ne suis pas reine, encor' moins princesse
Pour n'avoir jamais aucune faiblesse.
Si tu veux me prendre
Viens donc me chercher,
J'ai le verbe tendre
A qui sait gagner!

Ne reste pas là , les deux bras ballants
Et les yeux rêveurs en me regardant.
Je suis bien réelle et même de chair;
Crois-en Saint-Thomas, ce trés bon expert
Il touchait du doigt afin de mieux croire
La beauté que ses yeux lui faisaient voir.
Si tu veux me prendre
Viens donc me chercher,
J'ai le verbe tendre
A qui sait gagner!

Ne reste pas là, le sourire vague,
Ne sachant que dire, pas même une blague;
J'aime vivre, rire, chanter et danser,
Il me faut un bras pour m'accompagner,
Il me faut un corps pour me protéger,
Il me faut un coeur pour pouvoir aimer !
Si tu veux me prendre
Viens donc me chercher,
J'ai le verbe tendre
A qui sait gagner!


On sourit, m'invite, on dîne et l'on danse,
Quel est celui qui feint le moins l'assurance?
Fou, drôle ou sérieux mais bien authentique,
C'est l'image même de mon esthtique,
Et j'en perds la tête et puis l'équilibre
A le savoir mien, à le savoir libre.
Si tu veux me prendre
Viens donc me chercher,
J'ai le verbe tendre
A qui sait gagner!

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

La rue Saint-Denis

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Dans chaque ruelle
Ruissellent des belles,
Futures déesses
Qu'assaille la presse .
Là, comme ailleurs grouille
Une énorme foule
Dont le coeur s'enflamme
Pour ces tendres dames:
Vers la Rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris
La rue de Saint-Denis,
Au plus profond des nuits,
C'est, loin des projecteurs,
L'âme obscure des coeurs
Des citadins rêveurs;
Vers la rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris.

Rubis et joyaux
Sont dans ces ruisseaux
Chaque fois plus beaux;
Chacun de ces bouges
Mêle au noir le rouge
Et dedans se trâment
O combien de drames,
D'histoires de femmes!
Vers la Rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris
La rue de Saint-Denis,
Au plus profond des nuits,
C'est, loin des projecteurs,
Des citadins rêveurs;
Vers la rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris.

Dans ces quelques rues
Tout est sans issue:
Comme ton habit,
La façon trahit;
Dans ces quelques rues
Chacun est à nu
Et, là, partout, grouille
Une énorme foule:
Vers la Rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris
La rue de Saint-Denis,
Au plus profond des nuits,
C'est, loin des projecteurs,
L'âme obscure des coeurs
Des citadins rêveurs;
Vers la rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris.

Mis en musique par Claude Geiskop
Son associé au billet :

Seul ce soir et mélancolique

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Je pense à toi le jour durant le jour
Et le travail m'est un secours
Pour me distraire des pensées
Qui vers toi sont comme aimantées
Mais dès lors que tombe la nuit,
Que se libère mon esprit
Je suis seul et mélancolique!
Et cette satanée musique
Qui me rend chaque fois plus triste .
Dessous les doigts du guitariste
S'éclipsent des not's électriques
Te criant d'un rythme hystérique;
Dessous les doigts du guitariste
S'échappent des not's frénétiques
Où tu cingles comme une trique .

Ton souvenir, doux réconfort,
Me réchauffe par tout le corps
Mais rapidement ton absence
Me devient comme une souffrance:
Plus je pense à toi fortement
Et plus ton manque je ressens.
Seul ce soir et mélancolique!
Et toujours ce damné cantique
Qui me rend chaque fois plus triste.
Dessous les doigts du violoniste
S'égrènent des not's nostalgiques
Où tu balances mélodique;
Dessous les doigts du violoniste
S'envolent des not's nostalgiques
Sur qui tu règnes despotique .

Ton image m'est comme un phare
Pour éviter que je m'égare;
Ton image au long de ma route
Sème des fleurs, lève les doutes;
L'un et l'autre, on est amputé
Du coeur, de l'âme et c'est assez!
Seul ce soir et mélancolique
Et cette satanée musique
Qui me rends chaque fois plus triste,
Car là, sous les pieds du batteur,
Ton nom me martelle le coeur,
Ton nom qu'ils scandent tous en choeur
Car là, sous les pieds du batteur,
Tu me hantes pendant des heures
Sur des ryhmes lents ou tapageurs.

Tu règnes en moi souveraine
Au plus profond de tout mon être;
Tu diriges les moindres rènes,
De mes élans, tu es le maître;
C'est dans ton sein que je renais,
Que se moulent mes intérêts.
Seul ce soir et mélancolique!
Et puis il y a cette musique
Qui te module avec plastique,
Et puis ya ce maudit cantique
Qui t'écrit en acoustique
Et rend mon coeur toujours plus triste;
Et quand valse entre deux accords
Le souvenir de ton doux corps,
Mon coeur est chaque fois plus triste.

Gérard SALERT

La vie ressemble

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Même les calmes les plus plats
Connaissent la houle et le froid,
Et les flots toujours se balancent
Nous entraînant à leur cadence.
Ainsi les vagues ont des creux
Où l'on glisse bien malheureux
De ces bonheurs combien précaires
Aux désastres ou aux enfers.
A cette mer, la vie ressemble
Car ses flots toujours se balancent
Au gré des vents et des marées
Qui président nos destinées.

Ce n'est parfois qu'un doux sourire
Qui lève en nous le souvenir;
Ce n'est encor' qu'un lourd chaland
Qui nous remue de ses tourments;
Ce peut être le vent du large
Qui nous ferait sortir des marges,
Mais c'est toujours une tempête
Qui cogne à notre âme, nos têtes.
A cette mer, la vie ressemble
Car ses flots toujours se balancent
Au gré des vents et des marées
Qui président nos destinées.

On boit ainsi souvent la tasse
A être saoûl, plein de grimaces,
Et soudain sans savoir comment,
Par un sourire, un compliment,
Nous voici des gouffres aux faîtes,
Et perchés dessus cette crête,
Respirant la brise bien fraîche
On s'énivre dans l'air des fêtes.
A cette mer, la vie ressemble
Car ses flots toujours se balancent
Au gré des vents et des marées
Qui président nos destinées.

Gérard SALERT

Chanson d'un vagabond

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Avoir une femme, une femme à soi,
Et lui payer un' pair' de bas,
Et la choyer d'un beau vison,
Et la couver dans un cocon,
Puis sentir battre son grand coeur
Et croir' qu'on nag' dans le bonheur;

Avoir l'ami , le véritable
Et quand l' cafard s' met à votr' table,
Lui raconter tout' sa salade
En sachant bien qu'il s'ra malade,
Qu'il s'ra malad' de notr' chanson
Puisque sont nés tous nos soupçons;
Avoit télé et tout l' confort,
Se croire alors beaucoup plus fort;
Avoir bagnole et femm' chez soi,
Divan de soie, un petit toit
Pour les grands froids, un peu d' coton
Et travailler comme un couillon!

Pour amasser un peu d' pognon
Et m'en servir de cette façon,
J' préfère encore' le foutre à l'eau
Quitte à passer pour un salaud!
Je peux vivre avec peu de sou
Et rester libre malgré tout!

J'ai pas besoin de leurs millions
Et même si j'ai pas un rond
Je peux toujours rouler ma bosse
J'ai pas besoin de leur carosse,
Ni du confort , ni mêm' d'un toit
Pour être heureux autant qu'un Roi!


Quand ils sauront qu' j'ai seulement
Dans mon âme un p'tit peu de vent,
Et que mon coeur perdant raison
Vit maintenant tout's ses chansons,
Tous ces grands et petits bourgeois
Envieront bien ma joie, je crois.

Gérard SALERT
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