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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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Mon coeur, mon coeur

Posté le 18.11.2007 par salertchansons


Mon coeur, mon coeur tu t'es donné
Sans calcul jusqu'à t'égarer :
Es-tu si gros que tu ne tiennes
En moi et baignes d'autres veines ?
Mais tu reviens déçu , peiné ,
Fatigué, las, jusqu'à penser
Au célibat .

Mon coeur, mon coeur tu t'es donné
Sans calcul et sans intérêt ,
Léger à te sentir des ailes
Pour fuir de ma poitrine frêle ,
Mais tu reviens triste, blessé
Sanguinolent jusqu'à penser
Au froid couvent .


Mon coeur, mon coeur tu t'es donné
Comme cette heure demandée ;
Es-tu stupide à t'entêter
De battre sans une têtée ? (sans un seul baiser)
Et tu reviens vide et défait ,
Un goût acre dans le palais
Qui vaut le cloître .

Mon coeur, mon coeur tu t'es donné :
A t'investir en ton entier ,
Aurais-tu donc perdu au change
A la bourse de tes échanges
Mais tu reviens désenchanté,
Par la défaite à espérer
Une retraite .


Mon Dieu, mon Dieu, savez-vous qu'est-ce
Qu'une vie sans rien de tendresse ?
Faîtes alors qu'un brin d'amour
Pousse au beau milieu de ma cour
Mon coeur rend l'âme et sa rancoeur ;
Plus une flamme et de douceur
Sans toi ma femme ! (Pour nous les femmes !)


Musique J-P Lombard
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Son associé au billet :



--

Chanson de l'orphelin

Posté le 18.11.2007 par salertchansons


La rose que j'ai là , au profond de mon coeur ,
Elle n'en finit pas de s'ouvrir , d'être en fleur
Et verse sur l'automne éternel de mon âme
Sa couleur rouge sang et cet épithalame :

Rouge comme un soleil de douleur sur la vie ,
Rouge comme l'amour dans sa quête infinie ,
Rouge comme le sang qui le porte en mes veines
Et dont le corps , les sens tout entier s'en imprègnent .

Qu'un zéphir même doux me souffle sa caresse
Et le typhon soulève une mer de tendresse
Mille vagues alors remontent des grands fonds
Déferlant sur mes sens comme autant de pulsions

La rose que j'ai là , au profond de mon coeur
Est de tout orphelin ,de vains tourments la fleur
Nos sensibilités s'écorchent aux épines
Déchirant en lambeaux l'intérieur des poitrines .

Par un transfert de la sentimentalité ,
Et pour lutter avec cette inutilité
Les baisers , les douceurs dont mon coeur fut privé
Je les ai cultivés pour mieux vous les donner .

Paroles et musiques de Gérard SALERT
Son associé au billet :

AMOUR ELECTRIQUE

Posté le 16.11.2007 par salertchansons


Elle est née de parents
Aimant les frottements
Et se laisse conduire
Avec bien du plaisir.
Elle a mille poteaux
Qui la portent bien haut
Et s'encastre, s'enfile
A recharger mes piles.
Comment donc résister?
Tout homm' peut disjoncter !

Dès qu'on s'est rencontré
Le courant est passé:
C'est vrai qu'avec sa ligne
Elle a du sex-appeal
Quand elle m'a branché,
Je fus vite éclairé
Et pour garder contact,
Il faut passer aux actes.
Comment donc résister?
Tout homm' peut disjoncter !

Elle a des va-et-vient
Qui m'allument en tous points
Et me voici en phase
Pour atteindre l'extase.
Avec un tel culot,
Sa douille est ce qu'il faut
Et a le potentiel
Pour m'emporter au ciel
Comment donc résister?
Tout homm' peut disjoncter !

Relevant les compteurs,
J'éprouve du bonheur
Quand je sais la puissance
Qui règle ma cadence.
Ya tell'ment de tension
Que je saute au plafond
Et que je m'exhorcise
Sans jamais lâcher prise.
Comment donc résister?
Tout homm' peut disjoncter !

Tout's les dérivations
Me damnent bien le pion:
Aucune alternative
Pour qu'alors je m'esquive.
Je peux péter les plombs,
Le court-jus, c'est tout bon
Pour refaire surface
Grâce à un volte-face
Comment donc résister?
Tout homm' peut disjoncter !

Elle en met plein la vue
Jusqu'au milieu des rues
Et se cache discrète
Quand elle est en baguette
Car cette bonne fée
Sait se faire dompter
Sans nul besoin de trique
Pour un maître électrique
Comment donc résister?
Tout homm' peut disjoncter

Musique J.L Cadoré
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Son associé au billet :

J'ai l'âme

Posté le 16.11.2007 par salertchansons
J'ai l'âme tout au bout des doigts
Qui te parle tout doux, tout bas;
Elle te cherche, elle t'appelle
Et tu réponds en choeur, jumelle;
Mon âme est au bout de tes doigts:
Elle s'y tord, se donne à toi Et tu la prends dans ton désir Et tu m'apprends pour te conduire.
A s'oublier entièrement,
Tu te donnes et je te prends
Et tu es bien, et tu es là
Au bout de mes lèvres, mes doigts.
On a l'âme au dessus des toits
Comme au sommet des monts, la croix.


J'ai l'âme tout au bout des lèvres
Qui te souffle tout mon amour
Et tes frissons et puis ta fièvre
En sont les silencieux discours;
Dessus le satin de ta peau,
J'étouffe et colle tous les mots;
Tu es la mer et, goélette
Tu me balances, je t'affrête.
J'ai l'âme tout au bout des sens
Qui perle et puis qui dégouline:
C'est mon être et c'est mon essence
Qui se perd dans tes origines .

On a l'âme au dessus des toits
Comme au sommet des monts, la croix.

Tu es au bout de tout mon être :
A s'y confondre, on s'enchevêtre
Pour ne plus faire qu'un de nous
Quand chacun de nos doigts se nouent.
On a l'âme en plein abandon,
En accord et à l'unisson,
A n'avoir plus d'autre désir
Que celui de toujours s'unir.
On est sur une autre planète
Où l'on plane, les sens en fête
Et le monde peut s'écrouler
On possède l'éternité.

On a l'âme au dessus des toits
Comme au sommet des monts, la croix.
On a l'âme au dessus des toits
Comme au sommet des monts, la croix.

Paroles Gérard SALERT
Musique: Jean-Pierre LOMBARD
http://lecompo.centerblog.net
Son associé au billet :

LE SCULPTEUR

Posté le 16.11.2007 par salertchansons



Je dégage des blocs, le cœur même des pierres
Et dans mon bras le corps, j'anime leur matière.
Je dégrossis la taille et fais perler mes doigts
A donner des frissons aux marbres les plus froids.
Je fouille les recoins et soutire à la masse
Une force qui monte et crève à la surface:
C'est comme cette houle où se lèvent les flots
Lorsque la vague ondule et s'essaie au gros dos.
La pointe de mon art est ce sein qu'il façonne
Et le buste est sitôt hissé sur ma colonne.
J'aime trop la plastique à essuyer les plâtres
Et je sculpte l'ivoire et la terre et l'albâtre.

Je sais donner la ligne en épousant la forme
Et rendre l'harmonie en respectant la norme.
Je fais naître la vie et le frémissement
A faire fondre un bronze et couler l'or, l'argent.
Je crée le mouvement, les ombres, la lumière
En rythmant bien les plans aux angles qu'ils génèrent;
Je donne du volume en mettant du relief
Pour marier à la courbe un galbe sans la greffe (dérechef).
La pointe de mon art est ce sein qu'il façonne
Et le buste est sitôt hissé sur ma colonne.
J'aime trop la plastique à essuyer les plâtres
Et je sculpte l'ivoire et la terre et l'albâtre.

Je peux rester de bois en modelant les moules
Et l'argile pétrie, la salive me coule.
Au bout de mes ciseaux, je grave des pensées
Et d'autres attributs cachés sous les drapés.
Je résouds des tensions pour offrir l'équilibre
En fixant le désir qui dans chaque grain vibre.
Je soulève la pâte et sais creuser les reins
Ou gonfler même un torse aux coups de mon burin.
La pointe de mon art est ce sein qu'il façonne
Et le buste est sitôt hissé sur ma colonne.
J'aime trop la plastique à essuyer les plâtres
Et je sculpte l'ivoire et la terre et l'albâtre.

Gérard SALERT
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