Posté le 28.11.2007 par salertchansons

On tire au flanc ou bien la langue,
Par les cheveux,c'est douloureux;
On tir' la jambe, on tir' sa crampe,
Si c'est au cul, c'est plus vicieux.
On tir' son cou pour se grandir
Et s'envoler à tire d'aile;
On tir'lipote à son loisir
Heureux de tirer les ficelles.
On peut tirer sans aléa
Du sort son épingle du jeu
Et tirant les cart's et les rois,
On tir' le diable par la queue.
Tirez, tirez la chevillette
Et la bobinette chéra.
Dans la vie pour être à son fait,
Tirez et tout le reste ira!
Quand le tir se fait au canon,
On tir' la sonnette d'alarme:
Tirant la flemm' des pelotons
On fait sortir alors les armes.
On tir' l'épée de son fourreau,
Le révolver de son étui,
On tire à tire l'harigo,
Couteaux tirés sur le fusil.
Le tir est toujours au canon
Et les boulets sont tirés rouges.
On s' tir' dès lors à reculons
Car l'on tir' sur tout ce qui bouge.
Tirez, tirez la chevillette
Et la bobinette chéra.
Dans la vie pour être à son fait,
Tirez et tout le reste ira!
On tire à vue, à l'aveuglette
Des flèches à tous azimuts
Mais pour atteindre bien son but,
On tir' des plans sur la comète.
On tir'e des affair's au clair
Alors que le vin est tiré.
Tirons un trait, il ya sur terre
Des tires bien plus convoitées.
A hue, à dia ou au cordeau,
On tire-lire ses finances
Et si je vous tir' mon chapeau
C'est pour tirer ma révérence.
Tirez, tirez la chevillette
Et la bobinette chéra.
Dans la vie pour être à son fait,
Tirez et tout le reste ira!
Gérard SALERT
Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
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Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Pour te tenir, là, dans la main
Il en faut certes plus qu'un grain
Et même si chacun te prise
On préfère que tu nous grises.
Dès qu'on te trouve bien roulée
On désire alors t'emballer
Et pour que ça colle avec toi
On mouille ta robe avec joie.
Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Sur les charbons ardents, j'assure
Tu nous fais toujours un tabac
Lorsqu'on te tient entre nos doigts
Tu es tellement désirée
Qu'on ne songe qu'à t'allumer.
On a la flamm' vive et vivace
Pour te faire en nous une place;
Loin de toi, on peut manquer d'air
Tant tu remplis notre atmosphère.
Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Sur les charbons ardents, j'assure
Pour t'avoir là, au bout des lèvres
On en pince jusqu'à ses tripes
Ou bien l'on aspire avec fièvre
L'écume de tes bonnes pipes.
On tire, on tire des goulées
A chauffer le cul d' ton fourneau
Et très bientôt va s'écouler
Un jus plus amer qu'un sirop.
Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Il faut briquer pour qu'on assure
C'est l'ivresse qui nous inonde
Quand tu es là au fond de nous
Et que tu sois brune ou bien blonde
Ronds de fumée, on est tous saoûls
Les idées à tous azimuths
Se dissipent en cent volutes
Et nous emportent vers des cieux
Qui envoûtent de merveilleux.
Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Il faut briquer pour qu'on assure
Gérard SALERT
Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Il est complètement marteau
Pour aller frapper son bureau
Mais ne le croyez surtout pas
Aussi fou, farfelu que ça:
C'est vrai qu'il le passe à tabac
Dès qu'il faut priser dans la salle
Mais il n'est pas sado pour ça
Car son commis sert magistral.
Il est le mec le plus ultra
De la brocante et des chineurs
Si vous ne le savez toujours pas
C'est le commisaire-priseur.
Il sait compter allégrement
Jusqu'à trois si, seulement si
On lui en laisse bien le temps
Ou que s'éteigne la bougie
Il a mille objets disparates
Qu'il lui faut vendre à la criée
Et il fait des lots qu'on s'arrache
A l'enchère et à la volée.
Il est le mec le plus ultra
Et l'empereur des chineurs
Si vous ne le savez toujours pas
C'est le commisaire-priseur.
On lui apporte des greniers
Des objets de bric et de broc
Et de suite c'est adjugé,
Il prend ce qui n'est pas du toc.
Il est expert en cent matières
Poour distinguer le vrai du faux
Et il a l'art et la manière
De magnifier même un défaut
Il est le mec le plus ultra
Et l'empereur des chineurs
Si vous ne le savez toujours pas
C'est le commisaire-priseur.
Il reconnaît chacun des styles,
L'époque, un maître et son école.
Pour l'antiquair' , c'est l'évangile
Qui donne la bonne parole.
Il sait faire briller dès lors
L'envie chez les collectionneurs
Et proposant de vrais trésors,
Il est à Drouot le seigneur.
Il est le mec le plus ultra
De la brocante et des chineurs
Si vous ne le savez toujours pas
C'est le commisaire-priseur.
Gérard SALERT
Posté le 28.11.2007 par salertchansons

J'ai des confrères innombrables
Dans des domaines très variés:
Ya ceux qui forent dans le sable
Gaz, pétrole et minerais;
Il ya ceux qui dans un guichet
Poinçonnent des tas de tickets
Et tous ceux qui pour bricoler
Perc'nt les murs des sall's à manger.
Je creuse comm' beaucoup des trous
Et les bouch' pour gagner mon pain:
J' suis fossoyeur, que voulez-vous
Je ne fais pas fauss' route en vain !
J'ai de bien sérieux homologues
Dans le domaine médical
Avec en tête un proctologue
Spécialiste des trous de balle;
Bien sûr, il ne port' pas le pêt
De peur d'être aux premières loges
Et presque honteux des quolibets
Il n'ose pas porter de toge.
Je creuse comm' beaucoup des trous
Et les bouch' pour gagner mon pain:
J' suis fossoyeur, que voulez-vous
Je ne fais pas fauss' route en vain !
Un trou, comme ça meuble un trou
Et comm' ça peut laisser un vide
Tous les golfeurs bien mieux que nous
Diront que leur par le valide,
Et puis ya les trous de mémoire
Où les psychologues s'appliquent
A reconstituer l'histoire
De ces gens qui sont amnésiques.
Je creuse comm' beaucoup des trous
Et les bouch' pour gagner mon pain:
J' suis fossoyeur, que voulez-vous
Je ne fais pas fauss' route en vain !
Gérard SALERT
Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Avec ces belles cannes
J'aime pêcher tes lignes
Et mes filets consignent
Ce galbe où je me damne.
Belle perche arc-en-ciel
Frayant au paradis
Voilà que moi aussi
J' me sens pousser des ailes.
Aux fuseaux de tes jambes
Je tricote à loisir
Et de fil en aiguille
Se brodent nos plaisirs.
A l'enche de tes flûtes
Je tire de doux chants
Et accordant mon luth
Mon archet te reprend.
Polis, on fait nos gammes
Et ma viole d'amour
A tes gambes se pâme
Et frémit tour à tour.
Aux compas de tes cuisses
Je me cambre à loisir
Et de l'arc trop bandé
Toutes mes flèches tirent.
Au sommet de tes quilles
Perche un doux nid de pie
Qui m'oriente et m'aiguille
Mieux qu'un sextant de prix.
Pas besoin de boussole
Ni de chercher le Nord
Quand tes belles guiboles
L'ont trouvé sans effort.
Aux fuseaux de tes jambes
Je tricote à loisir
Et de fil en aiguille
Se brodent nos plaisirs.
En cheville avec toi,
On a longtemps marché
Et sans en faire un plat
On a pris notre pied.
J' n'en dirai pas plus long
Pour épargner Achille
Dont le traitre talon
L'a planté malhabile.
Aux compas de tes cuisses
Je me cambre à loisir
Et de l'arc trop bandé
Toutes mes flèches tirent.
Gérard SALERT
Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Avec le long nez "des-bouchers"
Et "l'é-cu" de quelques banquiers
On devin' sous le front de mer
Tous les nerfs d'acier de la guerre;
Des cheveux d'ange sur le crâne
Et des yeux d'un bouillon infâme,
Pour être au poil, un berau menton
Et des crêpes sur un chignon
Bien sûr, ce n'est pas le portrait
D'un Buffet ou d'un Dorian Gray
Mais plutôt le portrait robot
D'un Dali ou d'un Picasso.
Au bout du bras d'une balance
Il y a le dos d'une main;
L'un de ses doigts montre un chemin,
Celui du destin qui s'avance.
Prés du cou, ya un' pair' de jambes
Et presqu'en la terre, ya un ventre
Il faut bien les pieds d'un poète
Pour ne pas rester là trop bête.
Bien sûr, ce n'est pas le portrait
D'un Buffet ou d'un Dorian Gray
Mais on dirait plus une toile
De Dali ou de Marc Chagall.
Au plus profond d'un cul de sac
Une bouch' souvre à tous "les-goûts";
Le cœur est quelquefois patraque
S'il y brille des dents de loup.
Une langue de bois fourrée
Lèche des babines pulpeuses
Car, là, "l'é-vier" des cuisiniers
Mousse d'une eau des plus laiteuses.
Bien sûr, ce n'est pas le portrait
D'un Buffet ou d'un Dorian Gray
Mais on dirait plus une toile
De Dali ou de Marc Chagall.
Gérard SALERT
Posté le 28.11.2007 par salertchansons
Qui peut savoir ce qu'un galet
Ressent tout au fond de son lit?
Approchez-le de vous tout près
Pour lir' sur ses fac's son récit.
Se souvient-il de cette époque
Où solide comme le roc
Il tronait dessus les vallées
Pour tutoyer cieux et nuées?
Les temps passent plus vieux qu'Hérode;
Les matières changent, s'érodent !
Qui se rappelle que ce roc
S'est détaché de ce grand bloc
Et puis dévalant du sommet
S'est brisé en pierre et galet ?
Roulé dès lors par les torrents,
Poli encor' par les courants
Le voilà devenu l' jouet
D'enfants faisant des ricochets.
Les temps passent plus vieux qu'Hérode;
Les matières changent, s'érodent !
Qui peut savoir ce qu'un galet
Ressent tout au fond de son lit?
Le coeur des pierr's est si secret
Que les fossil's en font récit !
Se doute -t'il que demain
Il ne sera plus que ce grain
Que le fleuve déposera
Sur les plages de son delta?
Les temps passent plus vieux qu'Hérode;
Les matières changent, s'érodent !
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Quatre-vingts. Cent. Sans moi! Contré:
On doit savoir tenir parole
Quand un contrat est demandé
Et que l'on veut tenir son rôle.
Pas question d'être sur les dents
Et pas de mors malgré le bridge
Si l'on veut ne pas êtr' dedans
Il faut sortir mille prodiges.
Partout, dans toute la contrée
On prend avec moi du plaisir:
L'après midi comme en soirée
Trent' deux, la b'lote est mon plaisir
Il faut savoir courber le dos
Contre le sort de l'as de pique
Et avec le coeur à carreau
Sans plus de veste, l'on réplique.
Ne passez surtout pas la main ,
Sinon comment donc faire un pli
Et bien à poil, sans rien de rien
La capote est là qui punit.
Partout, dans toute la contrée
On prend avec moi du plaisir:
L'après midi comme en soirée
Trent' deux, la b'lote est mon plaisir
Je fais, bien sur, souvent des passes
A la dame qu'on dit de coeur
Et si jamais je suis un as
Je la remplis d'un vrai bonheur.
Elle est alors comme une reine
Et moi son fougueux cavalier
Je subis dans toute la mène
La douce loi de ses valets.
Partout, dans toute la contrée
On prend avec moi du plaisir:
L'après midi comme en soirée
Trent' deux, la b'lote est mon plaisir
Aussitôt que je broie du noir
Elle me met du coeur au ventre
Et dès lors dans ma longue rentre
Afin de me gonfler d'espoir.
Je sais me tenir à carreau
Quand ell' voit rouge et c'est alors
Que je coupe bien comme il faut:
Et la pique par tout le corps.
Partout, dans toute la contrée
On prend avec moi du plaisir:
L'après midi comme en soirée
Trent' deux, la b'lote est mon plaisir
Sans être sur son 31
A 4 autour de cette table,
Un trente deux entre les mains,
Aucun bonheur n'est comparable.
On bat les cartes, on coupe, on donne
Pour s'en remettre au seul hasard .
On parle, monte, on s'impressionne
A faire placer haut la barre.
Partout, dans toute la contrée
On prend avec moi du plaisir:
L'après midi comme en soirée
Trent' deux, la b'lote est mon plaisir
Le départ est bien important
Pour présider toute logique
Dans les batailles, le gagnant
Lanc' toujours les premières piques.
Quatorz' , quarant' - cinq, vingt et un:
Croyez pas qu'on joue au loto,
Il faut savoir compter très bien
Afin de n'être pas capot.
Partout, dans toute la contrée
On prend avec moi du plaisir:
L'après midi comme en soirée
Trent' deux, la b'lote est mon plaisir
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Quand on en vient aux cartes
On trouve autant de sel
Surtout lorsqu'on s'écarte
D'une paire de reine.
Il y a du piment
A voir rouge ou bien noir
Sur l' tapis verdoyant
Du casino le soir.
Bien sûr, on est "accro",
L'estomac au talon,
Et pour prendre le pot
Il faut mordre à l'ham'çon.
Ce n'est plus du gateau
Quand le jeu nous dessert
Et les tartes sitôt
Essuient bien des revers.
On peut sans un pétard
Faire sauter la banque
Mais défiant le hasard
Plus souvent on se manque.
Bien sûr, on est "accro",
L'estomac au talon,
Et pour prendre le pot
Il faut mordre à l'ham'çon.
Avec un bon jocker
On se tire d'affaire
Mais c'est sur d'autres jeux
Qu'on se refait un peu.
Le loto, le kenzo
Nous offre leur jackpot
Et grâce à leur gros lot
On renfloue nos cagnottes
Bien sûr, on est "accro",
L'estomac au talon,
Et pour prendre le pot
Il faut mordre à l'ham'çon.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Il ya bien du tourment
A voir tout rouge ou noir
Et se faire les sangs
Sur les tapis le soir.
A côté de la plaque
On marque alors bien mal
Même si "rick et rack"
On joue la martingale.
Le jeu est un démon
Qui nous envoie au diable
Et nous damne le pion
Dans l'enfer de ses tables.
On peut prendre un paquet
Avec la moindre mise
Mais sur un coup de dé
On y perd sa chemise.
Quand on est dans l'impasse,
Il faut jouer son va-tout
Et si jamais ça casse
On est au fond du trou.
Le jeu est un démon
Qui nous envoie au diable
Et nous damne le pion
Dans l'enfer de ses tables.
Ya des combinaisons
Qui vous laissent à poil
Et lors en caleçon
Jouez la martingale.
Faut savoir rebondir
Pour refaire surface
Sans jamais s'aplatir
Il faut bien faire face.
Le jeu est un démon
Qui nous envoie au diable
Et nous damne le pion
Dans l'enfer de ses tables.
Gérard SALERT
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