Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Le travail est si dur au soleil écrasant
Que l'on connait le prix d'une place ombragée:
Quand tout aux alentours porte au délassement
La sieste est bienvenue pour être bien prisée.
Pour gouter au bonheur, pas besoin de confort.
Un cabanon suffit aux abords de la ville:
Portes et volets clos, on vit souvent dehors
Libre et indépendant, sans contrainte ni style.
On est dans un pays que les Dieux ont béni,
Un coin de paradis où vivre est une chance:
D'un climat tempéré, presque ignoré des pluies,
Près de la Grande Bleue, repose la Provence.
Le soleil est bien chaud et ses rayons de plomb
Du matin jusqu'au soir font tourner bien des têtes,
Et pour se prémunir de toute insolation
Il faut, c'est sûr, bien plus qu'une simple casquette.
Le vent règne en grand maître à balayer les cieux:
Quand le mistral souffle attisant bien des flammes,
Les lavandes se plient, les pins craignent le feu
Et les moutons en mer bêlent à fendre l'âme.
On est dans un pays que les Dieux ont béni,
Un coin de paradis où vivre est une chance:
D'un climat tempéré, presque ignoré des pluies,
Près de la Grande Bleue, repose la Provence.
On est dans un pays que les Dieux ont béni,
Un coin de paradis où vivre est bien facile,
Où l'on chante en parlant et pleure d'avoir ri,
Où le sérieux se prend dans les choses futiles.
C'est au comptoir d'un bar, un pastis à la main
Qu'on galèje amusé de sa propre faconde;
Une blague à la bouche avec deux, trois copains
On se plait à parler, à refaire le monde.
On est dans un pays que les Dieux ont béni,
Un coin de paradis où vivre est une chance:
D'un climat tempéré, presque ignoré des pluies,
Près de la Grande Bleue, repose la Provence.
Au boulodrome, on sait se tenir à carreau;
Les tables de cartes, à tous les coeurs, sont chères:
C'est partout la contrée, le rami, le tarot,
Le bridge, le poker, la manille àux enchères.
Les hommes jouent à tout et vont au casino
Comme de grands enfants qui seraient de sortie.
La roulette tournoie ou la roue du loto
Et sur les numéros, l'on mise et l'on parie.
On est dans un pays que les Dieux ont béni,
Un coin de paradis où vivre est une chance:
D'un climat tempéré, presque ignoré des pluies,
Près de la Grande Bleue, repose la Provence.
Gérard SALERT
--
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Dans la nuit profonde, ils sont en chemin
Pour être là, au matin .
Par les plaines, les vallées
Tous les sentiers sont foulés.
Les plus rich's sont en charrette
Ou à vélo, à poussette
Et les autres vienn'nt à pied
Avec leur bête à côté.
C'est Jeudi, jour de foire
Et la place est déjà noire.
Ceux qui sont les premiers
Sont toujours les mieux installés
Dans l'aube indécise.
Sans pause, les marchandises
S'étal'nt sur les tréteaux
Pour appâter bientôt
Les badauds.
On pend, suspend des draps, des couvertures
En guis' de toit ou de mur.
Et cet immens' déballage
Forme un grand remue-ménage;
Le soleil n'est pas levé
Que la foule est amassée.
Ceux qui vend'nt vont acheter
Et mieux encore échanger.
C'est Jeudi, jour de foire
Et la place est toute noire.
On entend en bruit sourd
Les marchandages qui ont cours
En langue étrangère.
On a perdu ses repères:
Les saris, les tailleurs
Par leur coupe et couleur
Sont d'ailleurs.
C'est Jeudi, jour de foire
Et la place est toujours noire.
Au marché des épices
Conquis, ravis, les nez se plissent
Tant ça fleure bon.
Tout prés, des fruits à foison
Excitant les envies
Ouvrent les appétits.
C'est Jeudi, jour de foire
Sur la place, il se fait tard.
Les dernières affaires
Se font comme un long bras de fer:
On tope des mains.
Vite, on reprend son chemin
Pour retrouver les siens
Et se mettre sur l'heure
Au labeur.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
[FONT=Times]
Bien à l'abri durant des mois
Dans une poche abdominale,
Allez donc bien savoir pourquoi
Il faut en partir à grand mal.
On appelle ça la naissance
Et il ne faut pas manqsuer d'air
Pour pousser un cri d' délivrance
Qui est celui de l' "effet-mère".
Car maintenant à découvert
Et qui plus est nu comme un ver
On s'expose aux maux de la terre
Et à ses grippes meurtrières.
A cache-cache, enfant, on joue
Et qui est découvert est pris:
Dès lors au piquet l'on nous cloue
Pour être comme au pilori.
Plus tard au servic' militaire,
On apprend à se camoufler
Et durant l'assaut à la guerre
Il vaut mieux savoir se planquer
Car maintenant à découvert
Même vêtu d'un treillis vert
On s'expose aux folies guerrières
Et à ces balles meurtrières.
Ne croyez pas qu'en temps de paix
On soit pour autant plus tranquille.
Pour vivre heureux, vivez caché
N'est pas un conseil inutile.
Pourquoi susciter les envies
Ou se laisser gagner par elles ?
Sur la paille d'un mauvais lit
On se retrouve à leur appel
Car maintenant à découvert
Qui donc va nous faire crédit?
Malheur à qui se trouve à terre:
La banqu' ne prête qu'aux nantis!
On préfère tous rechercher
Qu'être la cible de trouvaille
Et depuis que le monde est né
C'est devenu un vrai travail.
Avec le langage et le fer,
Avec patience, intelligence,
L'homme a percé bien des mystères
Pour être un grand maître des sciences
Car dès que l'homme a découvert
Que le pot aux ros's est sans fond,
L'exploration de l'univers
A toujours été sapassion.
Mis en musique par Gilles ARNAUD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-ARNAUD.html
[/FONT]
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Je suis un lieu de rêve
Où l'on peut reposer
Et même loin des grèves
On vient s'y allonger.
Au plus profond de moi,
C'est comme un tiède nid:
J'ai des creux où les bras
De Morphée vous convient
J'ai encore le ciel
Même sous les plafonds
Car mon vol a des ailes
Pour d'immens's horizons.
Même sans innocence
Je suis fait chaque jour
Et, carré, l'on me chambre
De pieu sans nul détour.
Sur l'oreiller, les taies,
Intime, je recueille,
Confident des secrets
Valant des portefeuilles.
C'est vrai que bien à l'aise
On entre nu chez moi
Et que dessus l'alèse
On peut se mettre à plat.
Je pass' de drôl de nuits
Dans de bien sales draps
Entre ceux qui s'oublent
Et pètent dans la soie
Mais j'ai bien du ressort
Pour me rendre grinçant
Alertant sans remords
Ni délit tous les gens.
Je suis dès lors défait
Cerné par l'insomnie
Attendant que la paix
Revienne en fin de nuit.
Contre tous ceux qui tirent
La couverture à eux,
J'ai des couett's à plaisir
Et des plaid(e)s pour deux.
J'en appelle aux bergères
Pour chasser mes moutons
Même si des panthères
Sont sur le paillasson.
Loin de leur forêt vierge;
Sur des sentes de lys;
Elles gardent ce cierge
Qu'allume leur envie.
Pour bien des amoureux
J' suis un champ de bataille
Où s'tir'nt des cous de feu
Sans un' seule mitraille.
On y meurt, on y râle
De plaisir, de souffrance
Quand dans un hôpital
La mort rôde et s'avance.
Fidèle serviteur
Homme, je t'ai suivi
Du berceau à cette heure:
Lit, j'entends l'hallali.
Gérard SALERT]
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
A la sortie de cet hiver
Trouverai-je à ma convenance
La beauté de la primevère
Qui préfigure d'autres danses.
Avec ces milliers de pollens
Voici que je tousse, éternue.
Est-ce parce que je promène
Sur le carrelage, pieds nus?
A l'automne de l'existence
Les printemps sont sans éloquence.
Vais-je trouver toujours si bon
Avec le doux printemps d'Avril
Ce beau soleil dont les rayons
Nous dévoile le corps des filles.
Il n'y a pas que dans les arbres
Que la sève monte et bourgeonne:
Je n'ai jamais aimé le marbre
Pour y préférer les braconnes.
A l'automne de l'existence
Les printemps ont des souvenances.
Vais-je encor' trouver à ma guise
Avant la venue de l'été
Le goût des frais's et des cerises
Toujours si bonnes à croquer.
Pas de régime ou d'urticaire
Pour rester en queue ou en plant:
Il est si bon d'être sur terre
En pleine forme sainement.
A l'automne de l'existence
Le printemps n'est pas l'abstinence.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Pour aimer la raison,
Ils détestent les taures
Et les boeufs. Leur passion
Les oppose à la mort.
Sans gardian ni personne,
Ils l'affrontent en brave
Et seuls quelques péons
Savent ce qu'ils en bavent.
L'arène a bien des rois
Selon l'heure et l'endroit
Et son fan en primo
Est l'aficionado.
Seul avec une bête,
Leur courage est sans borne;
Sans se prendre la rête,
Ils évitent les cornes.
Avec les picadors,
Les mulétas s'agitent
Et devant ce folklore
Le toro lors hésite.
L'arène a bien des rois
Selon l'heure et l'endroit
Et son fan en primo
Est l'aficionado.
Dans leurs beaux habits d'or
Et en pleine lumière,
Ils jouent les matamores
La tête haute et fiers.
Ils font de belles passes
Que, Véronique aux cieux,
Juge tell'ment sensas(se)
Qu'ell' leur octroie la queue.
L'arène a bien des rois
Selon l'heure et l'endroit
Et son fan en primo
Est l'aficionado.
Il faut voir comme ils bandent
Le bas ventre qu'ils drapent
Quand, audacieux, ils tendent
A l'animal leur cape.
Ils se piquent au jeu
Pour planter, méchants drilles,
Dans un envol gracieux,
De longues banderilles.
L'arène a bien des rois
Selon l'heure et l'endroit
Et son fan en primo
Est l'aficionado.
Pour les yeux de Carmen
Ils battent le rappel
Et, jaloux, les taureaux
Foncent au grand galop.
Ils ont les boules, sûr,
Pour charger même un mur
Et c'n'est pas frontal'ment
Qu'il faut chercher leur gland.
L'arène a bien des rois
Selon l'heure et l'endroit
Et son fan en primo
Est l'aficionado.
A courir l'arlésienne
Ils sont tous comme fous
Et vidés de leur haine,
Les voici à genoux.
Tout est prêt pour la fin:
Le râle et l'estocade,
La mort est le destin
De cette mascarade.
De l'homme ou de la bête,
Savons-nous donc qui est
Le héros de la fête
Pour être satisfait?
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Nos envies sont communes
Et souvent nous opposent .
Pour leur bonne fortune
On se joint à leur cause.
Dès lors pour éviter
Bien des "com-bats" "sans-gland"
Il vaut mieux composer
Cet avis sur le champ:
On n'est pas que marri
Avec un "com-promis"
Et même à mon avis
On est surtout ravi.
Pour un air d'aventure,
On aime l'inconnu
Et, curieux de nature,
On cherch l'X perdu.
Ya des problématiques
Dans ce thème à haut risque
Et il vaut mieux placer
Ses oeufs dans plein d' paniers.
On n'est pas que marri
Avec un "com-promis"
Et même à mon avis
On est surtout ravi.
Pas besoin d'une cour
Pour juger de nos sens
Ni de rob' pour plaider
De notre différence.
Comme ell' se fait la paire,
On s' fait la belle aussi
Et, planté dans ces terres,
La prison nous unit.
On n'est pas que marri
Avec un "com-promis"
Et même avec à mon avis
On est surtout ravi.
Comme l'habit trahit,
Le complet ment aussi:
Mieux vaut lever le voile
Et s' payer une toile:
Ya pas de tarentule,
Dans ces fils, on bascule
Et l' ciné qu'on s' projette
Nous met le oeur en fête.
On n'est pas que marri
Avec un "com-promis"
Et même avec à mon avis
On est surtout ravi.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Qu'étais-je, il ya vingt ans
Que ce feu trop follet
Pour n'être maintenant
Qu'aux genoux des chenets.
Je n'ai plus à cette heure
Cette vive chaleur
Pour fair' feu de tous bois
Et rester sur le tas.
Car la fuite des jours
Est c'est vrai sans retour
Et le compte à rebours
S'effectue sans détour
J'ai beau faire le drôle
Dans mes farces à jouer,
C'est moi qui tiens le rôle
Du dindon bien grugé.
Mon corps est plus pesant
Et malgré tout mon zèle
Bien dur est mon élan
Et mon vol bat de l'aile
Car la fuite des jours
Est c'est vrai sans retour
Et le compte à rebours
S'effectue sans détour
J'ai beau fermer les yeux,
Me mentir à moi-même
Je dois devenir vieux
Tant maintenant je peine.
Je peine et puis je souffre
Mais les excès se payent
Et m'approchant du gouffre
La vie devient moins belle
Car la fuite des jours
Est c'est vrai sans retour
Et le compte à rebours
S'effectue sans détour
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Députés, les femmes publiques
Ne donnent pas leur langue au chat:
Ell's savent qu'en politique
La langue seul' reste de bois.
Sans être au dessus des partis,
Ell's élèvent les débats
Pour que le plus des rabougris
Retrouve soudain de l'éclat.
Et toi tu veux comme une tsar
Régner sur toute ma personne
Mais avec ma grain' d'ananar
Je te renverse de ton trône.
Elles battent bien la campagne
Pour nous décrire à la une
Leur si beau pays de cocagne
Qui nous promet jusqu'à la lune.
Elles sondent tout le canton
Avec une langue sans poche
Et les bras se tendent bien longs
Dès qu'est annoncée leur approche.
Et toi tu veux comme une tsar
Régner sur toute ma personne
Mais avec ma grain' d'ananar
Je te renverse de ton trône.
Ell's aiment les membres actifs
Qui militent pour leur mérite
Et leur siège est un bon motif
Pour obtenir des voix non-dîtes.
Dans la rue, ell's ont des suffrages
Et se tapent mille meetings
Et même mis's en ballotage
Ell's ont des soutiens jusqu'au string.
Et toi tu veux comme une tsar
Régner sur toute ma personne
Mais avec ma grain' d'ananar
Je te renverse de ton trône.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Faut la voir jouer de la baguette
Comme du manche, ah, quel ballet !
Dès lors que sa main est en quête
Monte d'un seul coup l'intérêt:
Ce qui dormait soudain s'éveille
Et ce qui semblait mort renaît.
Abracadabra, quelle merveille,
Elle a des doigts de fée, c'est vrai.
C'est vrai, c'est une magicienne
Qui m'a de suite transformé
Et depuis ma vie à la sienne
S'est secrètement enchaîné.
Elle a tant d'atouts dans ses manches
Que mon cœur ne peut faire un pli
Et tirant ses tarots je flanche
Quand, dame, son petit est pris!
Ell' sait présager l'avenir
Même presbyte dans les boules.
Une vie aux bien doux plaisirs
A mes yeux alors se déroule.
C'est vrai, c'est une magicienne
Qui m'a de suite ensorcelé
Et la poudre aux yeux qu'elle sème
Sous le charme m'a envoûté.
Elle a plus d'un tour dans son sac
Pour me mettre jusqu'en sa poche.
Bien à l'étroit, bien sûr, je craque
A ce bonheur où je m'accroche.
Elle a de tout dans son chapreau
Pour en sortir de chauds lapins,
Des petits oiseaux cardinaux
Ou des p'tit's bêt's qui montent bien
C'est vrai, c'est une magicienne
Qui m'enchante à tous les moments
Et les foulards qu'ell' noue sans peine
Nous attachent solidement.
Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus