Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Parlant, jasant sur la toison
Je coupe court aux discussions
Pour zozoter dans mes harangues
Avec un ch'veu sur la langue.
Je suis bavard comme une perruche
A vendr' la mèche au perruquier
Et si je coup', c'est pas des bûches
Mais la parole dans mon métier.
Je suis le coiffeur de votr' quartier
Qui vous remet tous en beauté.
N' médîtes plus sur mon compte
Sinon je délaisse vos tontes
Ma vie se teint à vos cheveux
A trop tirer parfois sur eux
Je fais des tress's à ma détresse,
Accroche cœur de ma tendresse.
Grâce à l'épi, grâce à la mèche,
Je ne suis jamais dans la dèche:
L'or et l'argent me décolore
Pour que je vous peigne encore.
Je suis le coiffeur de votr' quartier
Qui vous remet tous en beauté.
N' médîtes plus sur mon compte
Sinon je délaisse vos tontes
Je frise la banalité
Aux questions que vous me posez:
J'ai pourtant bien du tranchant
Pour barber tous mes clients
Je peux coiffer sur le poteau
Tous les coureurs échevelés:
Je n'ai qu'à brandir mes ciseaux
Pour qu'ils aient les pattes coupées
Je suis le coiffeur de votr' quartier
Qui vous remet tous en beauté.
N' médîtes plus sur mon compte
Sinon je délaisse vos tontes
Je suis malingre et maigrichon,
L'image mêm' d'la profession:
Chétif dans le corps du métier
Est le profil bien adapté.
Mêm' sans la mod' d'infinis tifs,
Vous ne me verrez pas oisif
Car je vais raser jusqu'aux murs
Pour conserver mon geste sûr.
Je suis le coiffeur de votr' quartier
Qui vous remet tous en beauté.
N' médîtes plus sur mon compte
Sinon je délaisse vos tontes
Gérard SALERT
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Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Dès lors que le soleil à l'horizon s'enfuit
Elle prend ses quartiers aux portes de la nuit:
Dans son halo d'argent qui la ceint d'un diadème
Elle est au firmament la plus belle des reines.
Elle a cent mille adept's qui la lorgnent, l'épient
Au bout de leur lunett' sans jamais de répit;
Ils observent, voyeurs, le moindre de ses gestes
Pour mieux se transposer dans l'espace céleste
De la lune qui s'allume….
Sans une seule étude, elle a de nombreux clairs
Sous lesquels les amants exaucent leurs prières;
Sans une seule note, elle prend quelques airs
Et c'est la sérénade alors que l'on préfère.
Comme pour être en phas', notre astre devient rond
Et roule dans le ciel gonflé tel un ballon.
Dès lors la lune est pleine et peut bien accoucher
D'étoiles parsemés de par la voie lactée
Ah! La lune qui s'allume….
Brillante et scintillante, elle nous fait le point
De vue bien entendu plutôt que de la fin;
Elle tire la nuit des ténèbres profondes
Pour refléter, laiteus', ses rayons sur le monde.
Elle est cet œil uniqu', le témoin des consciences
Illuminant le rêve, lui portant ses silences.
Elle apporte son ombre à chacun d'entre nous
A faire hurler les loups et sortir bien des fous
A la lune qui s'allume ….
Elle a bien des cycles qu'on ne peut chevaucher:
Pour être en son orbite, il suffit de rêver
Ou d'être encore aux ang's, gourmand qu'on joint au ciel
A croquer ce croissant si bien fourré de miel.
Hélas quel désastre! La voici versatile
Qui s'éclipse, se cach', nouvelle à nos pupilles.
C'est vrai qu'elle a des cornes à déchirer la nuit
Et faire un trou énorme sur ces tons obscurcis
Et la lune nous allume….
Mis en musique par Jean-Marie DJIBEDJIAN
http://chantsongs.centerblog.net/rub-DJIBEDJIAN.html
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

J'ai bien sûr un travail au poil
Où il me faut avoir la main
Même si c'est avec du mal
Que je dispense tous mes soins.
Ne croyez donc pas pour autant
Que je me poil' dans mon boulot:
Ya des "peaux-lisses" à tout venant
Dont j'ai assurémént plein l'dos.
Lors, ne dît's pas que j'ai du pot
Parce que je suis dermato.
Je suis le roi d'la bande Velpo
Pour faire face à vos bobos
Et suis la prince contre la gale
Que je combats sans aucun mal.
Secouriste, je sauv' la peau
De ceux qui sont mal dans la leur
Mais il me faut leur fair' la peau
Avec des greff's tout en douceur.
Lors, ne dît's pas que j'ai du pot
Parce que je suis dermato.
J'ai réussi à "Sciences-Peau"
Pour que l'on m'élise à l'hosto
Et je fais dans mon cabinet
Avec l'épiderme du blé.
Je traite des cas cutanés
Comme l'eczéma ou l'acné
Et si j'attrape des boutons
C'est que c'est, bien sûr, durillon.
Lors, ne dît's pas que j'ai du pot
Parce que je suis dermato.
Je ne changerai pas de peau
Tant je suis bien dedans la mienne
Et mêm' si d'autr's à la cardio
Tel l'angiologue ont plus de veine.
Je n'ai pas de peaux de banane
Pour glisser sur le macadam
Et ne peux me r'trouver sans rien
Quand j'ai quelques peaux de lapins.
Lors, ne dît's pas que j'ai du pot
Parce que je suis dermato.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Leurs pantalons sont courts
Et leur veste excentrique,
Leurs pomp's appell'nt "Au s'cours"
Et leur chapeau s'étrique.
C'est ainsi qu'accoutrés
Ils déclenchent le rire
Affublés d'un gros nez
Rouge à nous éblouir.
Les clowns, par bonheur,
Nous déstressent des peurs
Et tous les enfants rient
Devant leurs pitreries.
D'une âme bonne enfant
Ils jouent les innocents
S'attrapant à leurs farces
Comme à cell's de comparses.
Le compère est "Loyal"
Et, même avec des gags,
On trouve une morale
A leurs sketches, leurs blagues.
Les clowns, par bonheur,
Nous déstressent des peurs
Et tous les enfants rient
Devant leurs pitreries.
Ils tourn'nt au ridicule
Le mensonge et le vice
Et triomphants stimulent
Le rêve et la justice.
Comédiens, acrobates,
Ils retomb'nt sur leurs pattes
Et nous donn'nt, musiciens,
Un peu d'air pour la fin.
Les clowns, par bonheur,
Nous déstressent des peurs
Et tous les enfants rient
Devant leurs pitreries.
Gérard SALERT]
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Dans leurs manches, ils ont
Des atouts si nombreux
Qu'on vit dans l'illusion
A n'en plus croir' nos yeux!
Ils peuv'nt en remontrer,
On est de la revue
A nous sortir du nez
Des vers bien inconnus.
D'un seul coup de baguette,
Ils en mett'nt plein la vue
A en perdre la tête,
Attraper la berlue.
Il ya les magiciens
Plein de tours dans leur sac
Qui tirent des lapins
De leur chapeau à claque.
Avec mille accessoires,
Ils ont bien des pigeons
Pour nous en faire voir
Du bleu et du marron.
D'un seul coup de baguette,
Ils en mett'nt plein la vue
A en perdre la tête,
Attraper la berlue.
Il y a les jongleurs
Avec cent mille objets
Dont l'adresse en vigueur
Fait naître des ballets.
Même quand ils s'y prennent
Comme des pieds, existe
Cette habileté reine
Qui fait l'antipodiste.
D'un seul coup de baguette,
Ils en mett'nt plein la vue
A en perdre la tête,
Attraper la berlue.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Dans la cage où ils tournent
Les lions sont en fête
Quand le dompteur enfourne
Dans leur gueule sa tête.
Dans les ménageries,
On se lèch' les babines
Et ça feule et rugit
Dès lors que l'instinct prime.
Les dompteurs, c'est sérieux,
Se donn'nt un mal de chien
Pour fair' dresser nos ch'veux
Et nous hébéter bien.
Avec des pense-bêtes,
Les dresseurs sont au fait
Et redress'nt les retors
D'un fouet qui revigore.
Les chevaux nous emballent
Et s'ils piaff'nt en cavale
C'est qu'un drôle d'oiseau
S'est perché sur leur dos.
Les dompteurs, c'est sérieux,
Se donn'nt un mal de chien
Pour fair' dresser nos ch'veux
Et nous hébéter bien.
Même les éléphants
Ne peuvent se tromper
Et les ours si méchants
Sont aussi amadoués.
L'otarie aux abois
Se frotte les moustaches
Devant ces seaux d'anchois
Qui la rendent bravache.
Les dompteurs, c'est sérieux,
Se donn'nt un mal de chien
Pour fair' dresser nos ch'veux
Et nous hébéter bien.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Ya ceux qu'ont des idées
Si hautes à porter
Qu'il leur faut fair' le vide
Et s'y j'ter, intrépide.
Jusqu'au trapèze alors,
Ils montent, se balancent
Et prenant leur essor
S'envoient en l'air et dansent !
Ne tremblez pas pour eux
Ils ont tant d'équilibre
Qu'il leur faut d'autres cieux
Pour se ressentir libre.
Pour ne pas perdr' le fil,
Il ya les funambules
Qui, pour eux c'est facile,
Sur l'un d'entre eux, circulent.
On trouve des fakirs
Sur le fil du couteau
Et leur planche à dormir
Est l' clou d' leur numéro.
Ne tremblez pas pour eux
Ils ont tant d'équilibre
Qu'il leur faut d'autres cieux
Pour se ressentir libre.
Il ya les acrobates,
Accros de contorsions,
Qui toujours nous épatent
Avec leurs positions.
Ils prennent tant leur pied
Qu'ils en perdent la tête
Et, sous nos yeux, ils créent
De bien drôles de bêtes.
Ne tremblez pas pour eux
Ils ont tant d'équilibre
Qu'il leur faut d'autres cieux
Pour se ressentir libre.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

On est pareil à des nomades
Qui n'ont jamais eu d'arrivée
Et par les vill's et les bourgades
On ne nous voit qu'en train d' passer.
On part toujours en caravane
Traversant lesmille et cent pays
Les pistes ont tell'ment d'arcanes
Qu'elles nous mèn'nt aux l'oasis.
Ainsi que les roms et tziganes,
On ne connait pas de patrie:
On est tous des enfants d' la balle
Pour que l'on roul' toute la vie.
En baladins, on se balade
Dans les campagn's et en tournée
On sait tous bien fair' la parade
Dès lors que l'on est arrivé.
Avec de grands coups de tambours
Notre orchestre fait la fanfare
Pour que la ville et ses faubourgs
S'apprêtent tous à notre égard.
Ainsi que les roms et tziganes,
On ne connait pas de patrie:
On est tous des enfants d' la balle
Pour que l'on roul' toute la vie.
On peut planter vite la tente
N'importe où que ce soit qu'on passe
Et pour qu'il yait séance tenante,
On la monte au milieu d' la place.
C'est vraiment la piste aux étoiles
Avec les stars sur nos tréteaux.
Et l'on se pâm' dessous la toile
De notre si beau chapiteau
Ainsi que les roms et tziganes,
On ne connait pas de patrie:
On est tous des enfants d' la balle
Pour que l'on roul' toute la vie.
On est, sachez-le, plus qu'un groupe
Où chacun de nous tient son rôle
Et, réunis en un' seul' troupe,
On va jusqu'à faire une école.
C'est celle du cirque bien sûr
Où la vie est toujours bien dure
Mais avec vos applaudiss'ments
Nous avons le meilleur calmant.
Ainsi que les roms et tziganes,
On ne connait pas de patrie:
On est tous des enfants d' la balle
Pour que l'on roul' toute la vie.
Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

J'ai vu de suite à sa dégaine
Qu'elle allait me braquer sans peine:
Elle était armée jusqu'aux dents
Avec son sourire engageant.
Mon cœur devant sa belle mine
A sauté fort dans ma poitrine
Et j'ai rêvé que, sabre au clair,
Dans l'assaut, j' m'envoyais en l'air
Mais pourquoi penser à la guerre
En f'sant l'amour à l'armurière.
Elle avait du chien, c'est certain,
Pour ajuster les chauds lapins
Et les trous de balle à la file
N'en font plus qu'un seul dans le mille.
Elle avait le feu de partout
Pour tirer sans compter les coups:
Ainsi qu'une vraie mitraillette
Son chargeur crachait tout en fête
Mais pourquoi penser à la guerre
En f'sant l'amour à l'armurière.
Ne lui cherchez pas trop de crosses
En la comparant à ces tanks
Car son pétard alors féroce
Vous contraindrait à quelques planques.
Il faut être bien suicidaire
Pour s'opposer à ces pulsions
Et m'envoyer dès lors en l'air
Je suis la chair de ce canon
Mais pourquoi penser à la guerre
En f'sant l'amour à l'armurière.
Je ne pouvais faire long feu
Car je l'ai compris bien trop tard,
Elle avait de la poudre aux yeux
Pour me fusiller du regard.
Dès lors, j'ai compté pour si peu
Qu'à son beau peloton je tombe,
Et, sans artifice, à ses vœux,
Elle tire ailleurs, s'envoie en bombe
Mais pourquoi penser à la guerre
En f'sant l'amour à l'armurière.
Mis en musique par Jean-Marie DJIBEDJIAN
http://chantsongs.centerblog.net/rub-DJIBEDJIAN.html
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Fuyant la haine et la misère
Ils ont tout laissé derrière eux
Ils possédaient certes bien peu
Mais c'était tout, leurs père et mère.
Ils possédaient bien peu ma foi
Mais c'était là leurs seuls repères
A savoir qu'en guise de toit
Leur faîte était de tôle en fer.
Fuyant la misère et la haine
Ils ont tout laissé derrière eux
Et, d'ethnie viète ou arménienne,
Ils sont venus aventureux.
Ils n'avaient en guise de toit
Qu'un faîte fait de tôle en fer,
De quoi ne pas jeter un froid
Lorsque la tôle, il fallait faire.
Etre métallo et aux pièces
Trempe les nerfs d'un acier dur
Mais sachez bien que la tendresse
Niche dans toutes les natures.
Fuyant la misère et la haine
Ils sont clandestins, pourchassés
Et d'ethnie kurde ou africaine
Ils voudraient enfin s'installer
Travailleuse à concurrencer
Les plus merveilleuses des fées
Une femme a fait d' leur logis (taudis ?)
Un vrai paradis, un doux nid.
Courageux et durs à la lutte,
Ils ont élevé leurs enfants
Et ceux-ci sans une dispute
Sont devenus bien vite grands.
Fuyant la misère et la haine
Ils ont su fondé leur familles
Et polonais, russe ou tchétchène
Ils ont ici pris leurs racines.
Les plus vieux ont vécu leur temps
Et mesurent la route faite.
Que sauront leurs petits enfants
De ce pays de leurs ancêtres?
Ils gardaient encore leur âme,
Dernier témoin de leur mémoire
Car déjà danse une autre flamme
Changeant le cours de leur histoire.
Fuyant la misère et la haine
Ils ont semé l'amour, la paix.
Oh! Que toujours on se souvienne
De la guerre et de ses méfaits!
Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
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