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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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Le tandem de l'amour

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
J'aime quand elle est devant
Et que bien calé derrière,
Je suis tous ses mouvements
A son rythme, à sa manière
Tous deux bien pelotonnés,
Elle ne peut s'échapper
Alors que je suce à loisir
Libre sa roue qui me tire.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
Est de monter
Sa petit' reine.

Quand elle se met en tête,
Je me retrouve à la queue
Et ça tourne et l'on s'appêtre
A s'envoler vers les cieux.
Elle est dès lors en danseuse
Pour y grimper à tire d'aile
Et si j'y chasse la gueuse
C'est pour la musette avec elle.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
File sans peine
Au pédalier

Pour soutenir son train
J'agrippe fort mes cocotes
Et d'un sacré coup de rein
J' mets mon pied à sa botte.
Elle sait se relever
Sans redouter que ça frotte
Et pour bien la remonter (sauter)
Il me faut gicler sans faute.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
Est de monter
Sa petit' reine.

Il peut arriver parfois
Qu'elle puisse être à plat
Mais mêm' crevé ou pompé
J'ai l'orgueil d'la regonfler.
Pour pratiquer la pédale
Il faut être bien en selle
Et croyez pas qu'je déraille
Quand j'enfourch' ma petit' reine.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
File sans peine
Au pédalier

Gérard SALERT



--

Le label de l'amour

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Ce sont de doux feux
Qu'allument tes yeux
Qui chauffent mon cœur
De tièdes chaleurs.
Jusqu'au fond de l'âme,
Ils couv'nt un brasier
Dont les milles flammes
Viennent me lécher.
Leur langu' comm' la main
Partout me parcourt
Formant ce dessin :
LABEL DE L'AMOUR.

C'est un bon alcool
Que ta bouche infuse
Quand tes lèvr's s'accolent
Aux mienn's et s'amusent.
Dès lors, comme saoûl,
Ivre et presque gris,
Je ne sais plus où
J'habite , où je suis.
Doux philtre magique
Apaisant mes jours,
Ta coupe est, logique,
LABEL DE L'AMOUR.

En nous serrant fort,
On maintient le cap.
Et vrais sémaphores,
On reste en contact.
Prés du mât dressé,
Nos voiles se baissent
Et pour nous bercer
La marée se presse.
Tu as, ma naïade,
Tant de beaux atours
Qu'je mouille en la rade:
LABEL DE L'AMOUR.

S'oublier en toi
Comme un beau partage
Et mettre à ta loi
Mon corps en otage (à l'ouvrage)
Etre si confiant
Pour dormir tranquille
Sans battre un instant
Ne serait-ce un cil.
Savoir qu'il n'ya rien
Sans toi à l'entour
Est bien, c'est certain,
LABEL DE L'AMOUR.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

La belle au lit dormant

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Ma belle au lit dormant
Sur les ailes du rêve
Me quitte inconsciemment
Et mes doutes se lèvent.

Je ne sais avec qui
Elle est bien loin partie:
Et-ce avec ses parents
Ou un ancien amant?
Est-il jeune, est-il beau
Et charmeur comme il faut
Pour l'emporter dès lors
Vers des îl's au trésor.

Les paupières bien closes,
A l'abri des regards,
Tranquille, elle repose
Ignorant le cafard.

Et tout à côté d'elle
J'assiste son sommeil
Et devant sa beauté
La lun' s'est éclipsé.

Porté par les courants
Sur les ailes du rêve,
Ma belle au lit dormant
Perce mon cœur, le crève:

J'ignore où donc elle est
Et tout ce qu'elle fait:
Est-elle donc en péril
Sur des terres en exil?
Qu'ell' se tourne ou s'agite
Et mon cœur bat de suite:
C'est un coup de semonce
Quand ses sourcils se froncent;

Je suis comme au supplice
Si ses lèvres se plissent
Il me faut d'un baiser
La calmer du danger.

Et tout à côté d'elle
Je la vois qui s'éveille
Et ma main rassurante
Apaise mon amante

Ma belle au lit dormant
Pour mieux vivre ses rêves
Ouvre ses yeux tout grands
Et me capte et m'enlève

Comme un oiseau ses ailes,
Elle bat ses longs cils
Et plane dans mon ciel
En des voltes graciles
C'est ainsi que la peur
Et l'angoisse s'éffacent
Et qu'un goût de bonheur
Se lève et fait surface.

Est-ce donc bien la joie
De me revoir prés d'elle
Qui, sur son beau minois,
Met ce rai de soleil ?

Et tout à côté d'elle
J'assiste son sommeil
Et devant sa beauté
Je crois aussi rêver.

Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Son associé au billet :

Le paysan

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
On dit que je suis terre à terre
Mais peut-il en être autrement
Quand je m'échine sur l'araire,
Qu'on se retourn' mutuell'ment.
Dans les labours, bien au labeur,
Je plante, je sème et j'arrose:
Dans la motte, je fais mon beurre
Et dans les sillons , je repose.

Toujours modeste de coutume,
On me voit à tout bout de champ
Et connaissant bien des légumes,
Je reste simpl' même en bêchant.

J' ai bien la pêche en mes vergers
Où mes affaires sont juteuses;
Sur tous mes fruits, je peux palper
Jusqu'aux prun's aux chairs pulpeuses.
Même fauché, j'me fais du blé
Avec l'oseille, avec l'avoine
Et grâce au son durant l'été
Je fais du foin pour tous mes "fans".

Toujours modeste de coutume,
On me voit à tout bout de champ
Et connaissant bien des légumes,
Je reste simpl' même en bêchant.

Avec dans ma cour bien des poules
Je suis comme un vrai coq en pate
Et ferme à mes chers et bien cool
Je possède quelques patates.
Serait-ce donc du bon boulot
De bosser pour des haricots
Alors que je peux me sucrer
Avec les frais's du potager.

Toujours modeste de coutume,
On me voit à tout bout de champ
Et connaissant bien des légumes,
Je reste simpl' même en bêchant.

Gérard SALERT

Le vigneron

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
On ne me lâche plus la grappe
Dès que l'on traite les "mil-dioux",
Et béni de quelques sulfates
A mes pieds on est à genoux.
On me présente tant de seaux
Que j'en ai vite plus qu'un grain
Et, mur et doré comme il faut,
On ne me coupe pas en "vain"
Mais tel mon maître vigneron
Ne poussez pas trop le bouchon.

Trés prude, je rougis dès lors
Qu'on m'effeuille au temps des vendanges
Et mes vertus que l'on adore
Dans bien des "cor-nues" se mélangent.
Beaucoup me prédise, devin,
Une robe à donner le change
Mais il me faut cuver sans fin
Pour espérer quelques louanges.
Et tel mon maître vigneron
Je travaille à ma mutation.

A prendre son pied, l'on me foule
Et trop pressé, je deviens mou:
Je suis bien sûr ainsi très "cool"
Pour faire des marcs après coup
On me traite souvent de cave
Pour que je bouille même cru
Et pour que je ne me déprave
Je reste de bois comme un fût.
Lors tel mon maître vigneron
Je n'aime pas trop les pochons.

Il n'est pas question de cépage
Lorsque l'on est millésimé
Et c'est toujours bien jeune d'âge
Qu'aux foires je suis médaillé.
Quand je sais vieillir à merveille
Je prends du corps et du bouquet;
Et comme j'ai de la bouteille
On me chambre au sortir des chais.
Lors tel mon maître vigneron
Je me mets au vert (re) sans façon.

Quand j'ai la cote comme il faut
Mon étiquette est très en vogue
J'occupe alors de beaux chateaux
Et le palais des œnologues.
Je sais bien me tenir à table
Où je trône comme un vrai roi
Car tous les sommeliers affables
M'octroient une place de choix;
Lors tel mon maître vigneron
On entonne quelques canons.

Gérard SALERT

Le P-D-G

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Je suis le singe, le big-boss,
Le patron, le chef, le cador;
Pour les affaires, j'ai la bosse
A trouver sur la paille, l'or.
Je fais la pluie et le beau temps
Pour que l'arc en mes cieux triomphe
Et ma flèche en hausse se tend
Jusqu'aux bourses que les cours gonflent.

Je suis P-D-G, pas de honte:
Ya pas qu'les escaliers qui s'montent
Je suis P-D-G, pas de honte:
Il faut de tout pour faire un monde

Je réunis plein de partis
Autour de tables jamais rondes
Et comment donc être au tapis
Quand autant de dessous abondent.
Comme un gay part, coursant ses proies,
Les gars, elles sautent, détalent
Et, voyant leur dos, je m'emploie
A lever la jambe bien mâle.

Je suis P-D-G, pas de honte:
Ya pas qu'les escaliers qui s'montent
Je suis P-D-G, pas de honte:
Il faut de tout pour faire un monde

J'arriv' quand on ne m'attend pas
Comme un diable sort de sa boîte
Et surtout ne vous tournez pas
Car j'abuse et déjà j'exploite.
Je connais tous les boniments
Pour fair' parler les chiffres même
Et j'aurai pu être du Mans
Comme tout bon menteur suprême.

Je suis P-D-G, pas de honte:
Ya pas qu'les escaliers qui s'montent
Je suis P-D-G, pas de honte:
Il faut de tout pour faire un monde

Sans ressembler à ces rois mages
Qui se tirent une fois l'an,
Je veux leur galette et peu sage
Etre consacré plus souvent.
J'me mets en carte pour qu'on m'visite
Et qu'on me tir' là où j'habite;
Avec mes plans sur la comète,
Je m'envoie en l'air, la lune en fête.

Je suis P-D-G, pas de honte:
Ya pas qu'les escaliers qui s'montent
Je suis P-D-G, pas de honte:
Il faut de tout pour faire un monde

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

Le berger

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Du printemps jusques à l'automne,
Je me mets aux verts paturages
Et loin des villes et des hommes
Je vis alors comme les sages.
Sauf les sonnaill's de mon troupeau,
Il n'y a dès lors rien qui cloche:
Je peux parler fort et bien haut
Sans que nul ne me le reproche.

Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.

Pour compagnon, j'ai quelques chiens
Précieux, fidèles comme l'ombre.
Je peux compter sur eux si bien
Que sur mes doigts quand ils dénombrent.
Avec les chèvr's et les moutons,
Ma vie ne peut être que belle
Et je compose des chansons
Pour les étoiles qui me veillent.

Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.

Je suis un peu comme ces pères
Menant leur brebis prés des cieux
Et mon bâton frappant la terre
Je les conduis calme et sérieux.
Sur les alpag's, ya des penchants
Si raid's qu'on ne peut s'y absoudre
Et le bouc au menton naissant
Les chèvres bèl'nt après leur bougre.

Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.

Le pâtre a bien souvent des taures
Pour être si vache avec moi
Et par un mimétisme encore
Des cornes lui pouss'nt ou des bois.
Il peut bien me faire un fromage
Et me traiter au pis-aller,
Je resterai comme ces sages
Qui se contentent de penser.

Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.

Gérard SALERT

Le taxi

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
J'aime souvent prendre mon temps
Pour qu'mes courses durent longtemps.
J'ignore ainsi les raccourcis
Et les feux au roug' sont bénis.
Pour n'être pas un casse-cou
A lever le pied, je m'emballe
Et, dès lors, sans même un à-coup,
Je joue doucement des pédales.

Je maraude comme un tapin
Par les rues et par les chemins:
Je suis taxi de longues heures
Pour savoir jouer de mon compteur.

Si l'on me verse un bon pourboire,
Je peux sortir de mes couloirs
Et m'enfiler dans des passages
Que le code tient pour peu sage.
Du culot jusqu'à la culasse,
Je suis alors intimidant
Et c'lui qui a peur de la casse
Me laisse prendre le devant

Je maraude comme un tapin
Par les rues et par les chemins:
Je suis taxi de longues heures
Pour savoir jouer de mon compteur.

Avec des milliers de clients,
J'en vois des vert's et des pas mûres
Sans me faire la malle quand
Il me monte un' belle aventure.
Je fais payer des suppléments
Pour les transports de quelques bêtes
Et n'en déplaise aux bien-pensants
Je taxe chattes et levrettes.

Je maraude comme un tapin
Par les rues et par les chemins:
Je suis taxi de longues heures
Pour savoir jouer de mon compteur.

J'en vois bien plus que dans les songes
Quand je vous prends devant , derrière
Il faut alors qu'on les allonge
Je parle sûr de numéraire.
Pour se conter un peu fleurette,
Lors, on peut jouir de la banquette
Et je laisse aller les potins
Pendant que je ronge mon frein.

Je maraude comme un tapin
Par les rues et par les chemins:
Je suis taxi de longues heures
Pour savoir jouer de mon compteur.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

Le cheminot

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Je mène toujours un grand train
Pour avoir une bonne allure
Et mes affaires, c'est certain
Sont bien en route, je l'assure.
Avec mes lignes bien tracées,
J'ai de la class' , même en seconde
Pour avoir bien plus d'un ticket
Avec tous ceux que je rencontre.

Sur les wagons, pas de train-train
Pour en foutre plus qu'une rame:
Les cheminots sont au turbin
Et c'est pour eux, toujours durail.
………………….Toujours durail

Je ne suis pas toujours en train
Lorsque l'on m'affecte au dépôt
Et, là, gare aux arrières trains,
Je vaque à terre, dans les locaux.
Comme tous ces marins au port,
Aux quais, je ne suis pas d'accord
Et dans les halls où je me vide
Je ressors bien vite et sans bride.

Sur les wagons, pas de train-train
Pour en foutre plus qu'une rame:
Les cheminots sont au turbin
Et c'est pour eux, toujours durail.
………………….Toujours durail

J'ai mille chemins, quelle affaire,
Pour aller par toute la terre:
Sur mes travers's, je fais le pont
Et les viaducs sont à l'aplomb.
Quand je m'enfonc' dans les tunnels
Nombre de passagers s'éveillent
Et des banquett's ou des couchettes,
Sans branle-bas, ils sont en quête.

Sur les wagons, pas de train-train
Pour en foutre plus qu'une rame:
Les cheminots sont au turbin
Et c'est pour eux, toujours durail.
………………….Toujours durail

A la voir, ô si bien roulée,
Mieux que Marlène ou bien B-B,
On est au courant sur la ligne
Que je monte ma Micheline.
Ell' se tortille, ah! Je suffoque
A tousser, souffler comme un phoque
Et il me vient bien des vapeurs
Dès que je vois son con-voyeur.

Sur les wagons, pas de train-train
Pour en foutre plus qu'une rame:
Les cheminots sont au turbin
Et c'est pour eux, toujours durail.
………………….Toujours durail

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
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Le contrôleur des impôts

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Ell' ne paye pas de mine
Mais ne manque jamais de sel
A tel point que sans plus de dîme
Les gars beaux veulent la gabelle.
Les siècles se sont écoulés
Et la taille est bien révolue
Mais la sienne dans mes pensées
M'obsède toujours un peu plus.

Ell' travaille au trésor public
Mais dans sa tendre intimité
Elle en conserve un beau pudique
Que j'aimerai bien con-fisqué!

Toujours sérieus', ell' m'en impose
Sans rendre grâce à mes requêtes:
Je ne sais pas pourquoi je n'ose
Mettre les pieds dans son assiette.
Je n'ai pas bien sûr le beau rôle
Mais j'ai pourtant droit aux rappels
Et mêm' si ce n'est pas très drôle
Ca me redress' devant ma belle.

Ell' travaille au trésor public
Mais dans sa tendre intimité
Elle en conserve un beau pudique
Que j'aimerai bien con-fisqué!

Pour ne pas me mettre à sa marge,
J' lui ai fait ma déclaration
Mais à revenir à la charge
Ell' m'a mis à contribution.
Je me fous qu'ell' recouvre un tiers
Alors qu'elle me met à poil
Et qu'ell' dispense à mon envers
Des amendes que ses yeux voilent.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
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