Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Je suis allé dans le désert
Faire un point sur mon existence
Sans personne pour me distraire
Et la brouiller de mon silence
Mais j'ai perçu au fond de moi
Un long murmure, un sourd dictame
Et c'était l'écho de sa voix
Qui n'avait pas quitté mon âme.
A quoi bon le fond du désert
Quand elle et moi faisons la paire
J'avais fait le vide en mon coeur
Pour que subsiste l'essentiel
Et son souvenir qui demeure
M'apprend combien je suis à elle.
Comme deux gouttes d'eau ensemble,
La rose de sable ou de grès
Et les mirages lui ressemblent
A dessiner jusqu'à ses traits.
A quoi bon le vide en mon coeur
Quand ell' me remplit de bonheur.
Le soleil brûlant du désert
Ne peut voiler ses doux rayons
Comme ne peuvent m'y soustraire
Les forteresses, les bastions.
Son feu couve en mes intérieurs
D'une passion jamais éteinte
Et je cultive dans mon coeur
Le souvenir de ses étreintes.
A quoi bon l'enfer du désert
Quand sa tendresse m'est si chère.
Gérard SALERT
Musique de Jean-Louis CADORE
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
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Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Dans tous les coins, l'on m'apprécie
Pour qu'à me voir la faim s'apprête;
Pensez que pour moi les souris
Se font prendre par des tapettes.
Quand on me tire de ma cloche,
Je sonne l'heure du régal:
Il suffit juste qu'on m'aépproche
Et l'on respire le Cantal
J'ai bien des titres de noblesse
Pour sûr mériter un Comté
Et pour tous ces palais en liesse,
Je suis le maître-fromager.
Quand j'ai le cœur tendre et moelleux,
Mes pâtes s'écoulent crémeuses
Et comme un caprice des Dieux
Des envies naissent impérieuses.
Si ma croûte est ferme le pain
Se casse avec le Brie en miettes
Et quel régal lorsque le vin
Accompagne cette recette.
J'ai bien des titres de noblesse
Pour sûr mériter un Comté
Et pour tous ces palais en liesse,
Je suis le maître-fromager.
Je suis au parfum à Munster
Où l'on salive à mon odeur
Et j'ai su mettre Camembert
Comme nul autre au point d'honneur.
Dans les Causses et proche d'Ambert
Je peux voir la vie tout en bleu
J'ai de bonnes brebis laitières
Et de la fourme d'autant mieux.
J'ai bien des titres de noblesse
Pour sûr mériter un Comté
Et pour tous ces palais en liesse,
Je suis le maître-fromager.
Des livres traitent de mes tomes
Dans des recettes culinaires
Et jusqu'aux trous, les gastronomes
Savourent le goût du gruyère.
Avec le chèvre, il faut bûcher
Pour fair' d'une crotte, un crottin
Et je peux vous le certifier
Ca vaut plus qu'un pêt de lapin.
J'ai bien des titres de noblesse
Pour sûr mériter un Comté
Et pour tous ces palais en liesse,
Je suis le maître-fromager.
Excepté les meules, je caille
Jusqu'à faire du petit lait
Et si j'mets en boule l'édam
J'ai vite le cœur guilleret.
Je séme du pénicillum
Dans ces caves sans un effort
Et la matière grâce à l'homme
Comme un vrai roc prend un goût fort.
J'ai bien des titres de noblesse
Pour sûr mériter un Comté
Et pour tous ces palais en liesse,
Je suis le maître-fromager.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Lorsqu'on en vient à elle, on la force,on la bat
Pour faire un poing qu'on lève, jusqu'à baisser les bras.
Pour l'avoir dans sa manche, il faut jeter le gant
Et la mettre à ta hanche comme font les amants .
A la forc' du poignet, on la met à la pâte
Et pour la fair' lever, ell' se passe et se tâte.
Toute griffe rentrée, ell' se fait de velours
Lorsque l'on est pincé de maladie d'amour.
Donne-moi donc ta main que je t'ouvre mes bras
Et sens tout prés du tien mon coeur qui bat pour toi.
C'est une magicienne avec ses doigts de fée
Qui, douce, m'ensorcèle à bien me caresser.
Leste et forte, ell' s'emploie pour lever le frisson
Et fait naître l'émoi de par la préhension.
Je râle sans complexe, et juste à son majeur
Sans peur d'être à l'index si j'ai quelques vapeurs.
Dans d'aussi bonnes mains, je peux mettre les pouces:
Je suis paumé en plein comme dedans la brousse.
Donne-moi donc ta main que je t'ouvre mes bras
Et sens tout prés du tien mon coeur qui bat pour toi.
C'est un vrai livre ouvert avec ses lign's à lire
Pour me conduire vers cet heureux devenir.
Ell' connaît tout de moi pour savoir les yeux clos
Sur le bout de ses doigts mieux que moi ce qu'il faut.
Ell' me tire et m'entraîne, me prend dans ses balades
Vers le plus bel éden où la raison s'évade.
C'est un vrai coup de maître qu'une simple menotte
Délivre un tel bien-être faisant fi des capotes.
Donne-moi donc ta main que je t'ouvre mes bras
Et sens tout prés du tien mon coeur qui bat pour toi.
Gérard SALERT
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

Faute de retenue, il a mille papiers
Que sans note dessus, on ne fait que jeter.
On peut s'assoeir dessus, il faut en faire cas,
Soyez-en convaincu, les annales sont là.
Il nous gouverne en maître dans ses affair's urgentes
Et s'il nous prend en traître, ell's foirent attristantes.
C'est dans son cabinet qu'il impose le trône
Et, serviles sujets, sa voix nous empoissonne.
C'est une simple lettre qui vient après le "P"
Et dont la queue pénètre son cercle refermé.
Frileux de sa personne, on lui voile la face
L'étouffe, la baillonne, pire même on le cache
Mais toujours bien vivant, il vibre, siffle ou chante
Au moindre coup de vent qui souffle et nous intente.
Pour bien mieux nous botter, il se montre en plein jour
Et se met en beauté en se parant d'atours:
C'est le string et sa corde tirant des trémolos
Ou le slip d'où débordent quelques morceaux de peau.
C'est une simple lettre qui vient après le "P"
Et dont la queue pénètre son cercle refermé.
S'il a sur lui le feu, impatient, il nous presse
Et dès lors on ne peut que s'en prendre à ces fesses
Quand les mains tout de suite ont des démangeaisons
Et que le diable habite le corps avec passion.
Bêtes comme leurs pieds, beaucoup de congénères
Ne pens'nt qu'à le botter pour l'envoyer en l'air
Mais quel comble pour moi car c'est lui qui me botte
Et le coeur en émoi, je lève sa culotte !
C'est une simple lettre qui vient après le "P"
Et dont la queue pénètre son cercle refermé.
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

Il a quelques rondeurs et la chair douce et bonne
Pour être Saint-Sauveur, pareil à une pomme;
La pomme appétissant' , d'amour belle à croquer
Et tant mieux pour l'amant' si la queue est plantée.
Sa peau comme une pêch' couvre deux oreillons
Suscitant la caresse jusqu'au creux du sillon
Et les mains toute en liesse comblant jusqu'à leur paume
Vite ravies s'empresse'nt et dès cette heur' ne chôment.
C'est une douce pent' qui a tous mes penchants
Et qui toujours m'enchant' même sans vêtement
C'est un lent mouvement parcourant le bassin
Tell' la houle ondoyant dans son doux "va et viens"
Et qui vous donne envie d'alors prendre la mer
Et de jouer ainsi comm' la fille de l'air.
C'est un pas chaloupant filant un nœud marin
Qui s'en vient bien troublant réveiller les instincts
Et de la promenad' , les voiles se balancent
Et dans toute la rade, on mouille de plaisance.
C'est une douce pent' chère aux inclinations
Et qui toujours déclench' mille et une passions.
C'est une belle chut' comme celle du Rhin
Qui prône la culbut' quand elle tombe bien.
Il est vrai qu'en aval, riche de cent merveilles,
Dans son joli trou, Bâle s'ouvre et l'on appareille.
Qu'on avance ou recule, c'est dans l'arrière-train
Que l'on se véhicule en des transports sans fin.
Pas besoin de capsul' pour partir dans les cieux:
On décroche la lune à son ticket grâcieux.
C'est une douce pent' qui a tous mes penchants
Et qui toujours m'enchant' même sans vêtement
Il est comme un doux cœur, troué en son milieu
Et la flèche,ô bonheur, s'y fiche d'autant mieux.
Généreux de nature, il se fend comme deux
Pour donner sans bavure un plaisir amoureux.
C'est l'envers du décor qui vous tourne le dos
La cache d'un trésor qui fait face au verso
C'est l'endroit où l'arrêt se fait obligatoire
Et l'on est satisfait de ce bel exutoire.
C'est une douce pent' chère aux inclinations
Et qui toujours déclench' mille et une passions.
Gérard SALERT
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

Les fleurs, les fleurs, c'est ma passion
Pour que j'en brasse tous les jours;
J'en ai jusque sur mes balcons
Où l'on vient me faire la cour.
J'ai la main si verte que vite
Les plant's à ma vue grimp'nt de suite.
On m' connaît jusqu'à Bagatelle
Pour emballer mille merveilles.
J'ai des boutons tellement beaux
Qu'ils font la nique aux dermatos
Et ravissent bien des mercières
En mal de fermeture éclair.
J'ai des bourgeons tellement doux
Que les chatons en sont jaloux
Et sans pression sous ma chemise
J'ai des boutons roses qui grisent.
S'ils ne sont pas d'or ou d'argent,
Mes boutons valent bien autant
Pour que tombent comme la flotte
Ceux des braguett's et des culottes.
J'ai des boutons tellement beaux
Qu'ils font la nique aux dermatos
Et ravissent bien des mercières
En mal de fermeture éclair.
C'est sur la porte de mon cœur
Qu'ils vont fleurir à sa chaleur
Et tout frémissant de ta lèvre
Ils alertent ma douce fièvre.
A la bourse, ils se cotent bien
Quand ils se dressent sans soutien:
De mes seins, ils sont la couronne
Et dessus l'aréole, ils trônent.
J'ai des boutons tellement beaux
Qu'ils font la nique aux dermatos
Et ravissent bien des mercières
En mal de fermeture éclair.
Gérard SALERT
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

Avec des lèvres bien pulpeuses
Elle stimul' mon appétit
Et, rouge fraise délicieuse,
Elle me fait mordre d'envie.
A peine fermées qu'elle s'étire
Pour découvrir de belles dents
Et former un si beau sourire
Qu'on est désarmé sur le champ.
J'ai de suite eu l'eau à la bouche
Quand j'ai vu la tienne en ressource
Elle forme du bout des lèvres
Mille baisers que j'aime prendre
Et pour calmer l'ardente fièvre
Sa voix se fait suave et tendre.
Avec la gorge qui se noue
J'en pince mêm' jusqu'à mes cordes
Et mon timbre alors rauque et doux
A la sensualité s'accorde.
J'ai de suite eu l'eau à la bouche
Quand j'ai vu la tienne en ressource
Quand tu baill's, elle s'ouvre grande
Pour découvrir un beau palais
Où niche ta langue gourmande
Qui ne peut se tenir jamais.
Pendue, fourrée, longue ou déliée
Sur mes patins, elle se tire
Et puis se donne pour sucer,
Mordre ce à quoi elle aspire !
J'ai de suite eu l'eau à la bouche
Avec la tienne pour ressource
Mis en musique par Jean-Louis CADORE
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

Il suffit juste qu'elle pointe
Et tout le monde en perd la boule;
Dans ce rond qui est son enceinte,
Ell' nous fait devenir maboule.
Elle aime tant le cochonet
Qu'elle s'y frotte sans arrêt
Et voudrait pour se fair' tirer
Le têter pour nous stimuler.
Avec ou contre les amis,
On fait passer l'après-midi;
Avec ou contre la Fanny,
On veut tous êtr' de la partie.
Elle sait mieux que nous porter
Quand le p'tit est à bib'ronner
Et l'on connaît tous son adresse
Pour que l'on vibre à ses prouesses.
Les meilleurs tireurs d'entre nous
S'essay'nt à la rafle ou au fer
Et si nous faisons un seul trou
C'est elle qui nous le suggère.
Avec ou contre les amis,
On fait passer l'après-midi;
Avec ou contre la Fanny,
On veut tous êtr' de la partie.
Il ne faut pas jeter trop loin
Le bouchon pour être à sa main:
Joueuse, elle aime la roulette
Et les palais la mett'nt en fête.
Ne lui tirez pas sur l'oreille
Quand elle offre son ventre au tir
Car si l'on veut qu'ell' s'émerveille
C'est un carreau qu'il faut tenir.
Avec ou contre les amis,
On fait passer l'après-midi;
Avec ou contre la Fanny,
On veut tous êtr' de la partie.
Comme une fée sur le terrain
Ell' fait des r'pris's à chaque point
Et si ell' donne sa revanche
C'est que la belle est bonne à prendre.
Elle aime qu'on se mette devant
Pour qu'on la tire à la sautée
Et, nymphoman' , vous laisse en plan
Pour encor' mieux se fair' baiser.
Avec ou contre les amis,
On fait passer l'après-midi;
Avec ou contre la Fanny,
On veut tous êtr' de la partie.
Mis en musuque par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

Bien des couples convolent
Pour leurs noc's à Venise
Bercés de barcarolles
Dans des gondoles grises;
Comme en pèlerinage
On se rend à Vérone
Pour s'imprégner peu sage
D'amour qui déraisonne;
Mais je n'ai pas besoin
De partir aussi loin
Car ma belle est aux Baux
Et j' suis son Roméo .
Les amants à Capri
Vont nicher leur amour
Dans la grotte bleu gris
Où les serments ont cours
Il y a des balcons
Même en Place des Vosges
Où les baisers se font
Pour l'amour une jauge
Mais je n'ai nul besoin
De partir aussi loin
Car ma belle est aux Baux
Et j' suis son Cyrano .
Sur ce piton rocheux
Dominant la Provence,
Je suis le plus heureux
Louant la Providence.
Sincère troubadour,
Galant, courtois et preux
Ma cour parle d'amour
Pour l'être de mes vœux
Et je n'ai pas besoin
De partir aussi loin
Car ma belle est aux Baux
Et j'y suis son hérault .
C'est une vraie fontaine
Tell' la Sorgue au Vaucluse
Qui m'inonde et me baigne
Des flots dont je m'infuse.
Pétrarque adorait Laure
Mais les temps ont changé
Pour que je puisse alors
Autrement l'appeler
Et je n'ai nul besoin
De partir aussi loin
Quand ma belle est aux Baux
Et j'y suis son Pierrot .
En Camargue, pas loin ,
Mistral siffle Mireille
Et dans la Crau sans fin
Ell' fuit sous le soleil.
Dédaignant l'arlésienne
Bien trop vache au taureau,
Je préfère ma reine
Pour qui rien n'est trop beau
Et si nos fiançailles
Ne seront qu'un long bail
C'est qu' ma belle est aux Baux
Et qu' j'y suis son hérault .
Mis en musique par Jean-Louis CADORE
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Posté le 22.11.2007 par salertchansons

[FONT=Times]Ma douce chère et belle tendre,
Mon cœur ne bat que pour aimer,
Mon temps s'écoule à vous attendre
Dans nos rendez-vous exaltés.
Ma chère douce et belle tendre,
Mon cœur, ma mie, mon âme sœur,
Il ne m'est que de vous entendre
Pour retrouver de la vigueur.
Ma douce chère et tendre belle ,
Mon agneau, mon ange et ma vie,
Le seul frôlement de votre aile
Me transporte et plus me ravit.
Ma chère douce et tendre belle,
Mon oiseau de vert paradis,
Tous les souvenirs me rappellent
Combien vous êtes si jolie.
Ma tendre belle et douce chère,
Ma biche, mon poussin, mon faon,
Ma faim s'aiguise et je profère
Combien de vous je suis friand.
Ma belle tendre et douce chère,
Mon jardin frais, mon oasis,
Vous êtes si riche et prospère
Qu'il me suffit d'un de vos fruits.
Ma tendre belle et chère douce,
Ma source pure au chant si clair ,
A votre fontaine, je mousse
Et ma soif jamais ne s'altère.
Ma belle tendre et chère douce,
Je me rends à tous vos atours:
Le bras tendu, levant le pouce
Et sans attendre un seul retour
Je vous dis grâciez notre amour.
Mis en musique par Jean-Louis CADORE
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475[/FONT]
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