Posté le 21.11.2007 par salertchansons

Pour ceux dont la tête est trop dure,
J'ai des chapeaux que l'on dit mou
Et pour les chauffeurs de voiture
Des chapeaux ronds, chapeau de roue.
Contre toute illumination,
Ma casquette porte visière
Même si en compétition
Les coureurs la mettent en arrière.
Je travaille bien du chapeau
Afin d'augmenter mes recettes
Mais d'la chéchia au sombréro,
Le beret seul fait ma galette.
Pour les nains, j'ai des hauts-de-forme
Qui grandissent mieux qu'un talon
Mon gibus fait un bien énorme
Aux complexés comme aux poltrons.
Songez donc que les suicidaires
Jugeant leur esprit supérieur
Tirent ainsi bien trop en l'air
Pour se rater, n'avoir que peur.
Je travaille bien du chapeau
Afin d'augmenter mes recettes
Mais d'la chéchia au sombréro,
Le beret seul fait ma galette.
Les cliqu's aiment mon chapeau claque
Pour varier le rythm' , la mesure
Et les bigotes pour les Pâques
Prôn'nt le chapeau cloche, bien sûr.
Mes bicornes sont sans clochette
Même à faire un salut bien bas
Mais s'lèvent dès qu'une cornette
Se pointe au bout comme un appât.
Je travaille bien du chapeau
Afin d'augmenter mes recettes
Mais d'la chéchia au sombréro,
Le beret seul fait ma galette.
Je fais des bonnets pour les ânes
Et la bombe à leur cavalier
Et les marins coiffent leur crâne
D'un pompon ou d'un canotier.
Je propose encor' la capote
A la femme de l'adjudant
Surtout quand son calot se dote
De galon, de passe ou de gland.
Je travaille bien du chapeau
Afin d'augmenter mes recettes
Mais d'la chéchia au sombréro,
Le beret seul fait ma galette.
Je fais bien porter le chapeau
A tout le mond', même aux canailles
Et j'apprête cent matériaux
Comme le melon ou la paille.
Mes feutres en couleur fascinent
Et leur plume n'est pas en toc
Et tout en poil même aux cuisines
Les chefs s'entichent de mes toques.
Je travaille bien du chapeau
Afin d'augmenter mes recettes
Mais d'la chéchia au sombréro,
Le beret seul fait ma galette.
Gérard SALERT
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Posté le 21.11.2007 par salertchansons

Il suffit d'une scène à Rio
D'un fait divers ou d'un mélo
Pour réaliser un métrage.
C'est bien plus long qu'un reportage:
Il faut monter un scénario
Qu'on découpe en mille morceaux,
Puis rédiger script et dialogues
Pour mettre des répliqu's en vogue
Le cinéma, c'est une troupe,
Une bande pour tout un groupe
Où se cotoient mille métiers
Du bruiteur aux utilités.
Dans mon studio, je peux filmer
Toutes les pièces de mon gré
Sauf quand les décors sont un leurre.
Dès lors, je pars en extérieur
Fair' des repérages savants
Pour garder l'environnement,
Et je ne reste pas en rade
Quand j'ai besoin d'une cascade.
Le cinéma, c'est une troupe,
Une bande pour tout un groupe
Où se cotoient mille métiers
Du bruiteur aux utilités.
Pour les acteurs, j'ai un plateau
Où tournent aussi des cabots
Aux abois contre les coups durs.
J'ai dans la poche des doublures,
Des costumes et des tenues
Pour les rôles même ingénus
Et dans les log's, les maquilleuses
Vous font la mine avantageuse.
Le cinéma, c'est une troupe,
Une bande pour tout un groupe
Où se cotoient mille métiers
Du bruiteur aux utilités.
Les truquag's aux effets spéciaux
Font toujours bien leur numéro
Avec la toile pour accessoire.
Dès lors sans rien de dérisoire.
Pour un' sortie, j'ai des entrées
Pour des soirées, des matinées.
A la première en général,
Les critiques déjà s'étalent.
Le cinéma, c'est une troupe,
Une bande pour tout un groupe
Où se cotoient mille métiers
Du bruiteur aux utilités.
Pour parler de distribution
Il faut des vedett's en renom,
Pour magnifier chaque séquence.
Je mets en scène: Moteur, silence!
J' fais des plans gros ou rapprochés
Sur la comète pour tourner
Et confie les prises de vue
Au caméraman de revue.
Le cinéma, c'est une troupe,
Une bande pour tout un groupe
Où se cotoient mille métiers
Du bruiteur aux utilités.
C'est pas grâce à la bande son
Qu'j'ai des voix aux nominations
Quand je m'inscris aux festivals.
Venise, Hollywood ou bien Cannes,
On voit partout des figurants
Qui se projettent sur l'écran
Pour rêver d'être ces idoles,
Ces stars et même un sex-symbole.
Le cinéma, c'est une troupe,
Une bande pour tout un groupe
Où se cotoient mille métiers
Du bruiteur aux utilités.
Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

On se méfie des fours
Sous les feux de la rampe:
Je sais depuis toujours
Qu'on y brûle les planches.
Au temps des troubadours,
Ca bardait déjà fort
Et les chateaux, les cours
Vibraient à ce folklore.
J'suis un' bête de scène
Pour vous donner le ton.
Joli dans les chœurs même,
Je connais la chanson
Je sais la clé des chants
Quand je fais des ballades
Et mes tournées chaque an
M'amèn'nt au hit-parade.
Les vents dans les haut-bois
Me soufflent de grands airs
Et donnant de la voix
Le public me vénère.
J'suis un' bête de scène
Pour vous donner le ton.
Joli dans les chœurs même,
Je connais la chanson
Comme j'ai bien du coffre
Tous mes cachets prospèrent
Et les tubes qu'on m'offre
Font un tabac d'enfer.
Je déchante parfois
Pour faire alors un bide
Mais je retrouv' ma voie
Sur des compils sans ride.
J'suis un' bête de scène
Pour vous donner le ton.
Joli dans les chœurs même,
Je connais la chanson
Je dessine avec soin
Mon image de marque
Et le long du chemin
De la gloire, j'embarque.
Sur les mille tenues,
Qui dans mon jeu m'habillent,
Comme les stars aux nues
Bien des paillettes brillent.
J'suis un' bête de scène
Pour vous donner le ton.
Joli dans les chœurs même,
Je connais la chanson
Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

Elle a bien quelques vices
De couleur platinées
Et je dérape et glisse
Si le "mot-d'el' " me plaît.
Rallumant les bougies,
Il faut jouer du piston,
Et charger les batt'ries
Remettre la pression.
J'suis, mécano, un mec à nique
Et dans le garage où j'habite
Pas besoin de contrôl' technique
Lorsqu'il suffit d'un' clé à pipe.
Quand sa chambre aérée
Brûle de tête à queue,
Il faut bien la gonfler
Contre un démonte-pneu.
Pour subjuguer les hommes
Faut charger ses acculs
Et lubrifier ses chromes,
Vidanger son carbu.
J'suis, mécano, un mec à nique
Et dans le garage où j'habite
Pas besoin de contrôl' technique
Lorsqu'il suffit d'un' clé à pipe.
Le "new-man" fait merveille
Sans retour d' manivelle:
Quart de tour, tour de main,
Ca démarre à fond d' train!
Sur les chapeaux de roue,
Pas de pédale douce:
La boit' noire est au bout
Juste en levant le pouce.
J'suis, mécano, un mec à nique
Et dans le garage où j'habite
Pas besoin de contrôl' technique
Lorsqu'il suffit d'un' clé à pipe.
Les yeux fermés, j' démonte
Et d'un coup la remonte
Même l'échappement
A ses pots bien filtrants.
Sur le siège couchette
On fait alors ceinture
Il vaut mieux la banquette.
Pour être à l'aise, sûr.
J'suis, mécano, un mec à nique
Et dans le garage où j'habite
Pas besoin de contrôl' technique
Lorsqu'il suffit d'un' clé à pipe.
Gérard SALERT
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

Ses aiguilles brodent sa chaîne
Dont les pics en sont la dentelle;
Ses dents mordent le bleu du ciel
Où son col toujours nous amène.
Promenant le long de ses flancs,
Je gravis ses bien douces pentes
Et découvre sous un versant
Les gorges les plus ravissantes.
J'ai l'âme d'un vrai montagnard
Pour chérir la moindre escalade
Et prendre mon pied sans retard
Dès qu'il faut partir en balade
J'aime à grimper pour le plaisir
Et m'envoler jusqu'à ces faîtes;
Sur le sommet de mon désir,
J'ai le vertige de la fête.
En pratiquant le tire-fesse,
Je monte sans peine, aisément
Et mon siège est, je le confesse,
Alors combien plus conquérant.
J'ai l'âme d'un vrai montagnard
Pour chérir la moindre escalade
Et prendre mon pied sans retard
Dès qu'il faut partir en balade
En descendant de beaux vallons,
Ma griffe caressante glisse
Et il faut planter mon baton
Sur la neige de sa peau lisse.
J'ai des piolets et des crampons
Pour bien m'assurer dans la prise
Et des cordées et des pitons
Pour que je dévisse à ma guise
J'ai l'âme d'un vrai montagnard
Pour chérir la moindre escalade
Et prendre mon pied sans retard
Dès qu'il faut partir en balade
Laissant au passage mon nom,
J'adore ouvrir des voies nouvelles
Et bisse mon expédition
En spécialiste du rappel.
Je n'ai jamais eu froid aux yeux
Pour que des monts fassent merveille:
Ton refuge est si prés des cieux
Que je saute jusqu'au sommeil.
J'ai l'âme d'un vrai montagnard
Pour chérir la moindre escalade
Et prendre mon pied sans retard
Dès qu'il faut partir en balade
Gérard SALERT
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

J'ai la clé pour les plus beaux songes
Quand les dormants restent de bois
Et je me porte sans mensonge
Toujours battant, bien mieux, ma foi.
La clé de sol m'ouvre un doux chant
Et celle des champs, l'air du temps
Pour faire un tour de clé, bien sûr,
A ces ennuis que l'on endure
De tout genre et de toute sorte
A mon trousseau, j'ai bien des clés
Pour ouvrir n'importe quell' porte
Sans peine, je suis serrurier
Je fais la nique aux géoliers
Avec un seul passe en sésame:
Sous les verrous, les prisonniers,
A double tour, tous me réclament;
Il y a jusqu'au bon Saint-Pierre
Qui m'appelle pour son secours:
Les anges gardiens en prière
Mandent mon rossignol d'amour.
De tout genre et de toute sorte
A mon trousseau, j'ai bien des clés
Pour ouvrir n'importe quell' porte
Sans peine, je suis serrurier
Ne me mettez pas à la porte
Pour me fair' sortir de mes gonds
Car j'ai pour me prêter main forte
A vos clés de voute, un canon.
Je suis blindé à tous les coffres:
Rien ne résiste à mes crochets:
Avec la chignole, je m'offre
Le plus coriace des loquets.
De tout genre et de toute sorte
A mon trousseau, j'ai bien des clés
Pour ouvrir n'importe quell' porte
Sans peine, je suis serrurier
J'ai un pied de biche en remède
Aux cadenas récalcitrants
Et toutes les portes me cèdent
Même avec un judas méfiant.
Je gâche mon temps en targette
Et ma bourre à capitonner
Avec les pip's et les mollettes
Et les chaîn's de sécurité.
De tout genre et de toute sorte
A mon trousseau, j'ai bien des clés
Pour ouvrir n'importe quell' porte
Sans peine, je suis serrurier
Gérard SALERT
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

C'est une "Mèr- Cédès"
Qui n'aime que peu Jo
Et qui file en vitesse
Dès qu'elle voit Renaud.
Il faut la voir rouler
A plein phar' , plein les yeux
Et le châssis rêvé
Pour faire envier les cieux.
Comme tout bon routier
Je suis bien en déroute
Sans remorque à tirer
Et les sens en écoute.
Sa jupe est,ô si belle
Qu'après l'avoir croisé,
J'ai fait des tas d'appel
Afin de l'allumer.
Lors, j'ai mis en veilleuse
Tous mes feux de détresse
Et l'âme aventureuse
Son triangle à ma caisse.
Comme tout bon routier
Je suis bien en déroute
Sans remorque à tirer
Et les sens en écoute.
C'est vrai qu'elle a du coffre
Pour des transports sans frein
Et les ailes qu'elle offre
Sans anti-vol vont loin.
La capote baissée
Pour avoir toujours l'air
Elle est bien assurée
Pour le risque et le tiers.
Comme tout bon routier
Je suis bien en déroute
Sans remorque à tirer
Et les sens en écoute.
Sa robe a des volants
Qui conduis'nt aux domaines.
Au salon, ell' m'attend
Sereine et souveraine.
Pour pas être crevé
Il faut pas manqué d'air :
Dans sa chambre, gonflé,
On éclate au contraire.
Comme tout bon routier
Je suis bien en déroute
Sans remorque à tirer
Et les sens en écoute.
Gérard SALERT
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

A l'attendre à nos rendez-vous,
J'ai les chevill's à l'agonie
Et me traînant à ses genoux,
J'ai les ménisques en bouillie.
Elle m'a tant, tant fait marcher
Que je n'en ai pas belle jambe
Et bien qu'ell' m'ait cassé les pieds,
Je compose ce dityrambe:
J'ai bien des maux d'amour
Mais aucun mal aux dents.
Quel est donc le balourd
Qui fit c' rapprochement ?
Remis sur pied, il faut le prendre
Pour être à son pas, dans le temps
E se fouler, pour bien s'entendre
Dans le meilleur contentement .
Je l'ai dans la peau, dans le sang
Jusqu'à être contaminé
Mais comment rester innocent
A ses rayons ultra-violés !
J'ai bien des maux d'amour
Mais aucun mal aux dents.
Quel est donc le balourd
Qui fit c' rapprochement ?
Elle m'en a mis plein la vue
Dès lors qu'ell' m'a tapé dans l'œil
Et j'en ai eu comm' la berlue
Pour nous confondre aux écureuils:
Je nous voyais dans ces forêts
Moi, queue touffue, grimpant aux nues,
Elle en quête du gland parfait
Et des noisett's, bien entendu.
J'ai bien des maux d'amour
Mais aucun mal aux dents.
Quel est donc le balourd
Qui fit c' rapprochement ?
J'ai pris un sacré coup de chaud
Dans les corps à corps de sa couche
Et pour me ranimer sans mot
Elle m'offrit un bouche à bouche.
Je prends en gripp' le moindre froid
Depuis qu'elle accourt à mes trousses
Et cela mêm' si dans ses bras
Je risque de perdre mon souffle.
J'ai bien des maux d'amour
Mais aucun mal aux dents.
Quel est donc le balourd
Qui fit c' rapprochement ?
Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
]
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

J'entre en scène avec mon plateau
Et j'en vois de toutes couleurs:
Du blanc, du rose, du bordeau
Jusqu'au noir du percolateur.
Au comptoir du bar, on se marre:
Comme un turc, c'est fort de café;
Avec un tel jus bien gaillard
On n's'allong' pas, même frappé.
Sur les terrass's ou dans les salles
J'ai quelques garçons à demi
Mais n'y voyez donc pas à mal,
Je pourrais en être marri.
Avec la bièr' , j' suis à la fête
En tirant les brun's sous pression;
Puis traitant la blanche en canette
Je chope des palpitations.
J'ai du panache avec les blondes
Et les rousses me font mousser
Sans un faux-col, je plais au monde
E n demi plus qu'en mon entier.
Sur les terrass's ou dans les salles
J'ai quelques garçons à demi
Mais n'y voyez donc pas à mal,
Je pourrais en être marri.
Avec moi, on se met aux verres:
Ceux des poètes sont à pied
Et le ballon pour son grand air
Au mélomane est conseillé.
A la command', je passe à table:
Et en "deux sous", ya plein de pots.
Pour qu'entre deux vins, c'est probable,
On se cuite à de crues Margots.
Sur les terrass's ou dans les salles
J'ai quelques garçons à demi
Mais n'y voyez donc pas à mal,
Je pourrais en être marri.
Mes affaires gaz'nt au siphon
Et j' pétille au champ', au soda.
Jamais en carafe ou marron,
Je vends jusqu'à mon chocolat .
J'ai du bol et des tas de tasses
A faire boir' les plus avides
Et en r'tour de mes bonnes grâces
On m' verse un pourboire en liquide !
Sur les terrass's ou dans les salles
J'ai quelques garçons à demi
Mais n'y voyez donc pas à mal,
Je pourrais en être marri.
J'aime faire fondre la glace
Et mes crèm's sont en rang versés;
J'ai des amuse-gueule en masse
Pour donner soif sans compter.
Je fais prendre de la bouteille
Au digestif, à l'apéro
Et, groggy, gnoles et cocktails
Ne donnent plus de goût à l'eau.
Sur les terrass's ou dans les salles
J'ai quelques garçons à demi
Mais n'y voyez donc pas à mal,
Je pourrais en être marri.
Gérard SALERT
Posté le 21.11.2007 par salertchansons

Sous la ramée des ormes
Se nichent nos baisers
Et nos mains ne s'endorment
Pas en caresse osée;
Dans les jardins qui bordent
Le canal et la rue,
Nos deux âmes débordent
De cet amour en crue.
Le long des rues, tous deux
Eperdus,amoureux,
Nous allons tout émus;
Bras dessous, bras dessus;
Au canal Saint-Martin
Le long des quais, c'est bien :
Quand tes beaux yeux me coulent
Ce regard qui chamboule.
Dans sa chambre, l'écluse
Contenait nos penchants
Et des vagues diffuses
Clapotaient un doux chant.
Sans ouvrir une vanne
Se sont mêlées les eaux
De l'amont et l'aval
Bouillonnant sous nos peaux.
Le long des rues, tous deux
Eperdus,amoureux,
Nous allons tout émus;
Bras dessous, bras dessus;
Au canal Saint-Martin
Le long des quais, c'est bien :
Quand tes beaux yeux me coulent
Ce regard qui chamboule.
Pied de nez aux potences
Chères à Montfaucon,
La corde au cou balance
Pour d'autres pendaisons.
Hauts sur la passerelle,
Nous sommes comme aux nues
Et le temps sur ces ailes
Nous semble suspendu.
Le long des rues, tous deux
Eperdus,amoureux,
Nous allons tout émus;
Bras dessous, bras dessus;
Au canal Saint-Martin
Le long des quais, c'est bien :
Quand tes beaux yeux me coulent
Ce regard qui chamboule.
Mis en musique par Jean-Marie DJIBEDJIAN
http://chantsongs.centerblog.net/rub-DJIBEDJIAN.html
Interprétée par SOLENNA http://rdvquais.free.fr/pages/haut.html
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