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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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chansons d humeur a la recherche d interprete

Le blues des petits rats

Posté le 21.11.2007 par salertchansons
Pour être des rats,
On n'est pas des caves
Lorsque l'Opéra
Sera notre enclave;
Nous sommes des rats
Et l'on sait la danse
Quand un cha-cha-cha
Donne la cadence;
Nous sommes des rats
Pour que l'on se pointe
A tous petits pas
Sitôt qu'un air tinte;
Nous sommes des rats
Mais sommes aussi,
Ne vous trompez pas,
De belles souris.

En vraies ballerines,
On ne peut rester
Dans nos p'tits chaussons
Et belles, divines,
On veut tout's aller
Tester notre aplomb.

On a des tenues
Qui moulent nos corps
Comme nos tutus
Levés par l'effort.
On connait des pas
Pour se pavaner:
Ceux de la java
Ou de la bourrée;
On a des ressources
Pour tout emboîter
Et l'on fait des courses
Après un marché;
On sait bien lever
La jambe avec grâce
Et pour l'étirer
Faire volte-face.

En vraies ballerines,
On ne peut rester
Dans nos p'tits chaussons
Et belles, divines,
On veut tout's aller
Tester notre aplomb.

On ouvre le bal,
On mène la danse
Et quand ell' s'emballe
Les collants balancent.
On connait des pas
Au rythme bien hard
Comme les branl's à
L'allure gaillarde.
On fait des écarts
Toujours conséquents
Que ce soit aux barres
Ou au french-cancan;
On prend notre pied
Dans la farandole
Et tout renversé,
C'est la cabriole.

En vraies ballerines,
On ne peut rester
Dans nos p'tits chaussons
Et belles, divines,
On veut tout's aller
Tester notre aplomb.

Sous la bonne étoile
De notre ballet,
On aspire aux salles
Des plus grands palais
Avec nos figures,
On forme un seul corps
Même si c'est dur
D'être tous d'accord;
On prend mille poses
Que l'on coordonne
A l'apothéose
Les bras en couronne;
On sait se plier
Dans les contenances
Pour savoir tirer
Notre révérence

En vraies ballerines,
On ne peut rester
Dans nos p'tits chaussons
Et belles, divines,
On veut tout's aller
Tester notre aplomb.

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :



--

Jean Magouille

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
J'ai bien du goût
Pour les affaires
Et du bagoût
Pour bien en faire.
Je sais comment
Tourner ma veste
En rien de temps,
Sans faire un geste.
Je vends du vent,
Je vends du rêve
Et tous les gens
Ravis se lèvent.
Je vends des airs
Et du bonheur,
J' vends des concerts,
Je vends des choeurs.

Je m'appell' Jean Magouille,
Le roi de la débrouille.
Attaché d'presse à Rio,
Je suis imprésario
Et gère les carriéres
En bon homme d'affaires.

J' fais du ciné
Pour mes contrats
A négocier
Plein de galas.
Pour être riche,
Faut fair' monter
En haut d' l'affiche
Les jeun's premiers.
J'fais du théâtre,
Je fais des scènes:
Il faut se battre
Même à l'antenne.
Je vends des pièces
Et puis des actes
Avec adresse
Et plein de tact.

Je m'appell' Jean Magouille,
Le roi de la débrouille.
Attaché d'presse à Rio,
Je suis imprésario
Et gère les carriéres
En bon homme d'affaires.

J'ai du spectacle
Dans mes desseins,
Monte au pinacle
Les cabotins.
Je hais le bid
Au tour de chant
Et prend, lucide,
La clé des champs.
J'fais des succès
Aux scénarios;
J'donn' des sifflets
Ou des bravos.
Je sais les clous
Dessus les planches:
Mes interviewes
Trés bien les plantent.

Je m'appell' Jean Magouille,
Le roi de la débrouille.
Attaché d'presse à Rio,
Je suis imprésario
Et gère les carriéres
En bon homme d'affaires.

Je fais des stars
Et des étoiles
Qui tels des phares
Brill'nt, se dévoilent;
Je fais des tubes
Et des vedettes
Qui nous subjuguent
D'leurs chansonnettes.
J'fais des tournées
Dans les coulisses
Pour présager
De bons auspices.
Je fais des r'vues
Sans magazine,
Suis d'la revue
Quand ell's bassinent.

Je m'appell' Jean Magouille,
Le roi de la débrouille.
Attaché d'presse à Rio,
Je suis imprésario
Et gère les carriéres
En bon homme d'affaires.

Mis en musique Par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

Vingt ans

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Vingt ans, c'est l'âge merveilleux
Où l'on fait tout ce que l'on veut:
On a du punch et du ressort
Pour attaquer tous les records;
On ne recule devant rien ,
On s'investit dans chaque coin,
On a de l'énergie à vendre
Pour l'ouvrage qu'il faut reprendre,
On se disperse de partout,
On assimile en un seul coup;

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
Le début de l'énervement
Et mes forces foutant le camp?

Vingt ans, c'est l'âge merveilleux:
On récupère en moins de deux,
On a encor' l'obéissance
Pour écouter tout le bon sens,
On est armé suffisamment
Pour se propulser en avant;
On a encor' cette patience
On a déjà l'intelligence
De raisonner sur plusieurs plans.

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
L'économie de mon tranchant
Et la fin d' mon accompliss'ment?

Vingt ans, c'est l'âge merveilleux
Où l'on est beau comme un grand Dieu:
Trent' deux dents pour croquer la vie
A toutes les fill's, on sourit;
On a la fougue et la passion
Qui mènent à la communion,
On a la force pour aimer,
A la folie sans rien compter;
On fait tout ce qui peut nous plaire
Et un rien peut nous satisfaire.

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
Ou la mort du Prince Charmant
Et quelques cheveux s'argentant?

Vingt ans, c'est l'âge merveilleux:
On a du soleil plein les yeux,
On a encor' plein d'innocence
Pour croire en de beaux sentiments;
On est empli d'une espérance
A défier les plus méfiants;
On a la force de donner
Toute sa générosité
Et l'on prend le temps de rêver
Sans sortir des réalités.

Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n'est l'épreuve du temps,
Qu'ai-je à craindre de mes vingt ans
Si ce n' sont les preuves du temps?

Mis en musique par Jean-Louis CADORE http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=196144475
Son associé au billet :

T'es mal barré

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Matraqués de publicité,
On aspire à des nouveautés
Et pour se les, les procurer,
Il nous faut à l'argent penser.
Penser à lui, toujours, encore
Jusqu'à l'oubli de notre sort
Et des couleurs d'autres décors
Ceux du bonheur, de l'âge d'or.

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Tout le jour devant sa machine
Sur le chantier, dans son usine,
Dans son bureau, l'homme s'échine
Jusqu'à ce que le jour décline.
Avec le rythme de ce temps,
La vie, on ne sait plus comment
Faire pour la prendre un moment
Et jouir de son déroulement .

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Sur la lune, on a mis le pied,
Le coeur, on peut nous le greffer;
Des faits divers, on est comblé,
Plus rien ne peut intéresser:
Qu'on se tourne de tous côtés,
De tous côtés, on est coincé
Entre les flics, les financiers,
Les idéaux se sont barrés.

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Le bonheur, ça n'existe plus;
A peine montre-t'il son cul
Qu'on le lui botte à coups d'écus,
A coups de nerfs, de plues-values.
Qu'est devenu le bel espoir
De vivre en un monde moins noir ?
N'était-ce qu'un rêve illusoire
Que l'on a caressé un soir ?

Si tu approuves ces idées,
Tu es déjà bien mal barré:
Car si l'on veut refair' le monde,
Faut se brancher sur d'autres ondes.

Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html
Son associé au billet :

Le monde va

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Le monde va comme les hommes
Sans savoir où, sans savoir comme;
Il tourne à la vitesse folle
De leur passion, de leur envol.
Il tourne une fois, deux, trois, quatre;
On tourne aussi, même au théâtre,
Un, deux, trois coups; un, deux, trois tours;
Le rideau se lève en la cour,
Les marionnettes sont en scène ;
Mais les acteurs sont bien les mêmes:

Le monde va comme les hommes
Sans savoir où, sans savoir comme;
Il intègre dans le présent
Cet hier pourtant bien plaisant
Dans le même temps,il construit
Un avenir comme un grand nid ;
Les matériaux, lors qu'il emprunte
Sont la marque de son empreinte
Pour se protéger d'un destin
Qui ne nous laisse pas serein.


Le monde va comme les hommes :
Il tourne et on révolutionne.
De la poudre plein les barils,
On met en marche la machine:
Tambour battant, sans cesse on râle
Pour bien laver son linge sale.
De sueurs foid's, on est trepé
Pour éprouver mille vapeurs
Et l'on ressort bien lessivé
Pour repasser, s' fair' pendre ailleurs.


Le monde va comme les hommes :
Il tourne et on révolutionne.
A grands risques, la science essaie
De tourner la roue du Progrès
Mais l'homme change-t'il vraiment?
Il s'accroche après chaque arpent,
De peur de se faire écraser,
De peur de se fair' dépasser,
Il faut freiner des quatre fers
Quitte à faire un boucan d'enfer.


Le monde va comme les hommes :
Il tourne et on révolutionne.
Et la vie nous tient haletant
Pour dévorer tout notre temps.
Il faut la gagner toujours plus:
Pas de répit, mêm' dans le bus,
L'enfant seul est un spectateur
Avant d'être acteur ou dompteur,
L'enfant seul avec quelques vieux
Qui ne connaissent plus les lieux.

Mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
http://chantsongs.centerblog.net/rub-LOMBARD.html

interprété par Anna Héva
Son associé au billet :

Si tu savais

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Si tu savais quelle est ta chance
D'être né en pays de France,
Pourrais-tu bien démonstratif
Revendiquer dans les manifs?
Réclamerais-tu bien à l'aise
Bien plus d'argent, plus de fadaises
Quand des enfants meurent de faim
Sans même un seul morceau de pain?
Si tu savais, si tu savais,
Tu te tairais et ....sourirais.

Si tu savais quelle est ta chance
De posséder une ascendance,
Pourrais-tu donc te retourner
Contre des parents dévoués?
Pourrais-tu croire qu'ils te délaissent
Dans le nid douillet d'un cinq pièces,
Quand des enfants abandonnés
Meurent de froid sans un baiser?
Si tu savais, si tu savais,
Tu te tairais et ....sourirais .


Si tu savais quelle est ta chance
De naître sans tare ou souffrance,
Pourrais-tu boire ou te droguer
A te démolir la santé?
Pourrais-tu te croire en déprime
A broyer du noir et du spleen
Quand des gosses handicapés
Rient et sont plein de volonté?
Si tu savais, si tu savais ,
Tu te tairais et ....sourirais.

Paroles et musique de Gérard SALERT
Son associé au billet :

La rue Saint-Denis

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Dans chaque ruelle
Ruissellent des belles,
Futures déesses
Qu'assaille la presse .
Là, comme ailleurs grouille
Une énorme foule
Dont le coeur s'enflamme
Pour ces tendres dames:
Vers la Rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris
La rue de Saint-Denis,
Au plus profond des nuits,
C'est, loin des projecteurs,
L'âme obscure des coeurs
Des citadins rêveurs;
Vers la rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris.

Rubis et joyaux
Sont dans ces ruisseaux
Chaque fois plus beaux;
Chacun de ces bouges
Mêle au noir le rouge
Et dedans se trâment
O combien de drames,
D'histoires de femmes!
Vers la Rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris
La rue de Saint-Denis,
Au plus profond des nuits,
C'est, loin des projecteurs,
Des citadins rêveurs;
Vers la rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris.

Dans ces quelques rues
Tout est sans issue:
Comme ton habit,
La façon trahit;
Dans ces quelques rues
Chacun est à nu
Et, là, partout, grouille
Une énorme foule:
Vers la Rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris
La rue de Saint-Denis,
Au plus profond des nuits,
C'est, loin des projecteurs,
L'âme obscure des coeurs
Des citadins rêveurs;
Vers la rue Saint-Denis
Bat le coeur de Paris.

Mis en musique par Claude Geiskop
Son associé au billet :

Sens dessus dessous

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Je ne sais plus bien où j'en suis,
Où j'allais, où je vais et puis
Si je fais bien, si je fais mal
A rechercher un cardinal .
Je tourne en rond, sans solution,
Je tourne au radian, au radar;
Pourtant ça ne tourne pas rond:
Sans rien casser, je broie du noir .
Tout est donc sens dessus-dessous:
Mes dessous sur mon pardessus
Et ces deux sous sont bien de sus
Pour des maux dont je me fais saoûl.

Je bois alors et tout bourré
Je chante et danse l'auvergnat.
Pour mon dernier tango, riez
Je fais à Vals une java.
J'ai bu,dansé,chanté tard,tard
Me comportant comme un tartare
Pour mettre en bouillie ma mémoire
Et bien mettre à sac mon histoire.
Tout est donc sens dessus-dessous:
Mes dessous sur mon pardessus
Et ces deux sous sont bien de sus
Pour des maux dont je me fais saoûl.


A broyer du noir, j'ai sombré:
Les bras baissés, comme en déprime,
Levant le pouce et puis la main,
Seul à l'index, je fais le point.
Je dois, c'est sûr, faire le point
"Qu'il soit de vue ou de la fin;"
Point de côté à délaisser:
L'envers, l'endroit sont tricotés.
Tout est donc sens dessus-dessous:
Mes dessous sur mon pardessus
Et ces deux sous sont bien de sus
Pour des maux dont je me fais saoûl.

Je suis à bout pour que ça cuise
Et que ça chauffe,quelle crise !
Et pour que ça tourne plus rond
Je me mets en boul',nom de non.
Je ne sais plus bien où j'en suis
A faire le cours de ma vie
Et je divague à la dérive
En pourchassant des forces vives .
Tout est donc sens dessus-dessous:
Mes dessous sur mon pardessus
Et ces deux sous sont bien de sus
Pour des maux dont je me fais saoûl

Mis en musique par Patrick MOLTALDO
http://patrickmtd.blogspace.fr/
Son associé au billet :

Les flics

Posté le 18.11.2007 par salertchansons



I En pélerine ou en costume,
Ils se teintent couleur bitume;
Dans la poitrine, un gros pavé
En guise de coeur a poussé,
Et plantés, là, sur le boul'vard
Ils vous tendent des traquenards.
Comme une pute, ils te raccolent :
"Bonjour,Monsieur,votre bagnole"
Mais pour vous filer du plaisir,
Faut être maso pour en jouir,
Car leur billet de tombola
C'est un "loto" qui rapport' pas!
Tu vas bosser comme un couillon
A l'école ou chez un patron
Pour gagner juste quelques ronds;
Yen a certains qui sont moins cons,
Qui ne font rien, qui rien ne font
Et touchent pourtant des batons !

II Sans parler à batons rompus,
Ne leur coupez pas le sifflet;
Incapables d'autres couplets
Ils se sentent sans lui tout nu !
On dit qu'avec l'excès de zèle
Ils vol'nt plus bas que l'hirondelle !
Sous la bonne parol' du prêtre
Et comme aussi le proxénète
Des plus pauvres, tous ils profitent
En marchandant sur leur conduite,
Et imitant bien des truands
Ils rançonn'nt les honnêtes gens.
Tu vas bosser comme un couillon
A l'école ou chez un patron
Pour gagner juste quelques ronds;
Yen a certains qui sont moins cons,
Qui ne font rien, qui rien ne font
Et touchent pourtant des batons !

III Ne leur coupez pas le sifflet,
La voie, jactez, c'est leur sujet:
Et dès qu'ils sortent leur carton
Ils embouteillent non de non.
Pour mieux fair' sauter les bouchons;
Ils vous enfilent des ballons
Ils ont la gache et la gachette
Afin que chacun les respecte;
Forts de l'ordre que rien ne plisse,
Ils ont la peau dur', la police
Et pour qu'on n'y voit que du feu
Ils nous prennent tous pour des bleus.
Tu vas bosser comme un couillon
Quand d'autres touchent un baton.
Mais quel pied quand bien souveraine
La Nature inflige sa peine
Dès lors, dès lors ils crèveront
De troubles de circulation
Et le coeur qui leur a manqué
Sans remords les a emporté!

Paroles et musiques: Gérard SALERT
Arrangements de Gilles ARNAUD
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=155700707

http://chantsongs.centerblog.net/rub-ARNAUD.html
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Chanson de l'orphelin

Posté le 18.11.2007 par salertchansons


La rose que j'ai là , au profond de mon coeur ,
Elle n'en finit pas de s'ouvrir , d'être en fleur
Et verse sur l'automne éternel de mon âme
Sa couleur rouge sang et cet épithalame :

Rouge comme un soleil de douleur sur la vie ,
Rouge comme l'amour dans sa quête infinie ,
Rouge comme le sang qui le porte en mes veines
Et dont le corps , les sens tout entier s'en imprègnent .

Qu'un zéphir même doux me souffle sa caresse
Et le typhon soulève une mer de tendresse
Mille vagues alors remontent des grands fonds
Déferlant sur mes sens comme autant de pulsions

La rose que j'ai là , au profond de mon coeur
Est de tout orphelin ,de vains tourments la fleur
Nos sensibilités s'écorchent aux épines
Déchirant en lambeaux l'intérieur des poitrines .

Par un transfert de la sentimentalité ,
Et pour lutter avec cette inutilité
Les baisers , les douceurs dont mon coeur fut privé
Je les ai cultivés pour mieux vous les donner .

Paroles et musiques de Gérard SALERT
Son associé au billet :
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