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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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texte d amour a la recherche de musique

Ce chat

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Les chats dans la nuit
Ne sont pas tous gris
Et d'un noir d'ébène,
Ils n'ont pas de veine;
Dans les chatteries,
Que de gâteries
Quand les mackerels (1)
Aux chartreux se mêlent !
Les chats en beauté
M'ont toujours botté
Chatoyants de mine
Tels la zibeline;
Calicos moirés (2)
Ou tabbys tigrés, (3)
Elégants dominent,
L'allure féline.
J'aime les matous
Au pelage doux
Que je mate, outrage,
Plus qu'il n'est d'usage;
Leur robe mate ou
D'un ton fauve ou roux
Vaut bien l'épuçage
Et le toilettage.

Matous et minous
Me rendent tous fous;
Chattes et minettes
Me mettent en fête;
Il faut être un rat
Pour s' foutre des chats
Et les souris dansent
Quand ils sont en transe.

J'aime tous les chats
Minets, angora
Noble, aristocrate
Aux si douces pattes;
Persans et siamois
Ont tous l'air de roi
Mais c'est cette chatte
Qui de loin m'épate !
J'aime ce minou
Qui sans peur du loup
Tout près de moi rôde,
La truffe en maraude
Puis d'un sourd "mia-ou",
Contre mon genou,
Se frotte et minaude
De sa langue chaude.
Dans le branle-bas
D'un profond sofa,
La bonne minette
Lovée, se toilette.
Gourmande à l'ébat
Pour en faire un plat,
Notre pomponnette
S'étire et s'apprête.

Matous et minous
Me rendent tous fous;
Chattes et minettes
Me mettent en fête;
Il faut être un rat
Pour s' foutre des chats
Et les souris dansent
Quand ils sont en transe.

En jouant à chat
Perché sur son cas
Montent la chaleur
Et quelques vapeurs
A savoir pourquoi
Elle craint le froid :
Echaudée,sur l'heure
Ell' fond de bonheur.
Plein' de volupté,
Frileuse à dorer,
Minette électrique
Me donne la nique
Et dans son panier
J'ai de quoi fouetter
D'un plaisir magique
Ce chat "fam-élique" !
C'est pas la patée
Qui peut amadouer
Ces naines tigresses
Au si beau faciès
Mais il faut donner
Sa langue en entier
Car cette caresse
S'en fait leur maîtresse.


Matous et minous
Me rendent tous fous;
Chattes et minettes
Me mettent en fête;
Il faut être un rat
Pour s' foutre des chats
Et les souris dansent
Quand ils sont en transe.

*1) Mackerel : Motif d'une fourrure Tabby rayée
*2) Calico: Robe écaille de tortue et blanc
*3) Tabby : Robe avec des dessins

Gérard SALERT



--

La langue française

Posté le 20.11.2007 par salertchansons
Elle fait des propositions
Dont la nature est alléchante
Et même avec des conditions
Mon âme subjuguée s'enchante.
Avec elle, mes attributs
Ont trouvé leur état de grâce
Et son sujet m'est si connu
Que je suis le premier en classe.
Elle est bien plus qu'un complément
Pour ne pas être intransitive
Et se charger dans l'air du temps
De nouveaux sens en perspective.

Je n'ai pas un trés beau palais
Mais j'ai du goût afin d'entendre
Cette langue qui tant me plait
Quand elle me dit des mots tendres.

Elle a des verbes tel aimer
Que je conjugue à sa personne
Et le temps n'a plus de passé
Dès lors que je m'y subordonne .
Je sais m'accorder à sa voix
A son genre comme à son nombre;
Respectant ses règles, ses lois
Elle m'éclaire sans une ombre.
Elle est si belle à écouter
Que je la bois dessus ta bouche ;
Elle est si douce à regarder
Que sur un billet, je la couche.

Je n'ai pas un trés beau palais
Mais j'ai du goût afin d'entendre
Cette langue qui tant me plait
Quand elle me dit des mots tendres.

Elle a des noms qu'on sait par coeur
Et des accents qui me déchirent
Et c'est toujours à mon bonheur
Qu'en moi ses râcines délirent.
Elle a des modes pour l'emploi
Selon le temps, la circonstance
Et des formes qui font ma joie
Quand elle affirme son essence.
Avec la seul' vue de l'esprit
Elle a des éclairs, des images
Et sa musique tel un cri
Me fait un beau remue-ménage.

Je n'ai pas un trés beau palais
Mais j'ai du goût afin d'entendre
Cette langue qui tant me plait
Quand elle me dit des mots tendres.

Elle est suffisamment châtiée
Pour qu'on l'épouse avec amour
Et pour ne la manipuler
Qu'avec un soin de tous les jours.
Bien vieille, elle est accompagnée
De mille renvois et de sigles
Et la seule onomatopée
Mérite un auteur qui la signe.
Elle se loge dans les salons
Avec des pièces de lecture
Et le temps n'est jamais trés long
Quand on parle littérature.

Je n'ai pas un trés beau palais
Mais j'ai du goût afin d'entendre
Cette langue qui tant me plait
Quand elle me dit des mots tendres.

Gérard SALERT

Le chercheur d'or

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Quand je l'ai vue, sur l'heure, dès le premier abord
J'ai bien su que son coeur en avait à ras-bord.
Lors, j'ai dressé mon camp vers sa gorge profonde
Et planté tendrement ma tente sur son monde.
Ce décor féminin a exalté ma fièvre
Et tout près d'un Bassin, je me suis fait orfèvre.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Elle coule et son lit décorent tous mes rêves
Pour puiser jour et nuit de la poudre à ses grèves:
Je suis cet orpailleur qui trempe dans les eaux
Et cherche le bonheur au plus profond des flots;
J'ausculte à la battée ses paillettes, ses grains
Pour filtrer la beauté à mon miroir sans tain.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Remontant ses courants tel le saumon, la truite,
J'arrive bien vivant à la source bénite.
Il me faut à ce lieu devenir souterrain
Et jouer de mon pieu pour aller bien plus poin.
Je peux fermer les yeux sans besoin de chandelle:
Sa lumière vaut mieux que cent mille étincelles.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout me faire chercheur d'or.
Elle a des gisements bien riches de pépites
Et j'ai le coeur brûlant à sa mine séduite.
La veine dilatée au profond du sillon,
J'ai la mèche allumée dans le coeur du filon.
Avec le feu, la poudre et de la dynamite
C'est l'explosion, la foudre et les sens en faillite.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout être son chercheur d'or.
Sur le bout de mes doigts, sur le bout de ma langue,
Je sais par coeur, ma foi, tirer l'or de sa gangue
Quand s'enflamme le corps, je connais la fusion
Pour tirer sans effort le fruit de cette union.
Pour en plaquer une once, il en faut des étreintes
Où l'homme se renonce et gémit sous la plainte.

J'ai toujours eu le goût pour la chasse au trésor
Et veux par dessus tout être son chercheur d'or.
Pour en avoir trouvé à fondre dans ses terres,
Je me vois transporté en plein milieu des mers.
Balloté par les flots, je suis comme un galion
Qui coule ses lingots et perd sa cargaison.
L'or du Rhin ne vaut rien sans ces filles qui veillent
Pour savoir que c'est bien l'amour qui émerveille.

Gérard SALERT

Corbeille de fruits

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

J' ai bien sûr une bonne poire
Pour croquer la pomme avec elle
Mais comme elle n'est pas avare
D'autres fruits sont dans sa corbeille:
Avec des yeux tout en amande
Et la noisette à ses prunelles,
Dieu sait que j'en pince pour elle
Et que je fonds à sa demande.
Rester mi-figue, mi-raisin
Est impossible, c'est certain
D'autant que trône l'ananas
Qui me rend heureux comme un roi !

J' ai bien sûr une bonne poire
Pour croquer la pomme avec elle
Mais comme elle n'est pas avare
D'autres fruits sont dans sa corbeille:
Ai-je dit sa bouche de fraise
Que je mordille bien à l'aise
Et sa peau veloutée de pêche
Où mes lèvres cherchent caresse
Alors pourquoi chercher des noix
Sans un pépin à l'avocat
D'autant que trône l'ananas
Qui me rend heureux comme un roi !

J' ai bien sûr une bonne poire
Pour croquer la pomme avec elle
Mais comme elle n'est pas avare
D'autres fruits sont dans sa corbeille:
Les prunes en haut du panier
S'anoblissent en Reine-Claude;
Tout compte, rien n'est à jeter;
Les gorges se font douces, chaudes.
Pas besoin de radis, d'oseille:
La salade fait des merveilles
D'autant que trône l'ananas
Qui me rend heureux comme un roi !

Gérard SALERT

Les fruits de la passion

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Ils sont pulpeux, fermes, sucrés
Pour à pleines dents les croquer;
Ils sont juteux et rafraîchissent
Les palais de milles délices ;
Ils ont d'innombrables pépins
Comme "l'ananas", leur germain;
Ils sont comme un peu la grenade
Explosant pour une tocade .

J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
De plaisir à mon appétence ;
J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
A ma chair de licence,
Tiens donc !

Je les presse et je les pétris
Comme l'envie me le prescrit
Pour tirer la dernière goutte
D'un plaisir qui jamais ne coûte.
Ils peuvent être rouges, verts
Pour espérer jusqu'à l'enfer
Ce désir fou qui nous enflamme
Et qui nous monte jusqu'à l'âme .

J'aim' les fruits de la passion
Qui font un grand renom
Ala fontaine de Jouvence;
J'aim' les fruits de la passion
Généreux à foison,
Coulant sans indigence
Dit'on !

J'aime les fruits de la passion
Dont le seul nom donne un frisson
De fièvre à fondfre la banquise
Où mon âme s'était assise ;
Dès lors, nait un nouveau décor
Bien exotique en ses abords
Où la brise agitant les palmes
Caresse les corps nus et calme .

J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
De plaisir à mon appétence ;
J'aim' les fruits de la passion
Qui donnent un frisson
A ma chair de licence,
Tiens donc !

Gérard SALERT

Tout ce qui peut...

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .
Comme un cordon ombilical ,
Il me nourrit de sa substance
Et satisfait mon idéal
Pour n'avoir pas d'autres sciences . .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Mes courses sont un même élan
A cette communion des âmes ;
Sur ce tremplin , les sentiments
Me portent vers toi , ô ma femme !
Il est si doux ce beau sentier
Qui nous mène jusqu'au vertige
Et cette longue randonnée
Est un sport de haute voltige .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Comme des pèlerins en route
Nous gravissons à petits pas
Ce beau , ce doux chemin de croix
Où le divin danse et chaloupe .
C'est un peu comme sur l'échelle
Qu'on escalade par pallier
Et où il faut se cramponner
Pour rester bien dessus sa selle .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Je suis lors un équilibriste
Et toi la corde à mon salut
Qui sur le vide est bien tendue
Grâce à laquelle , heureux , j'existe .
Je veille à tout , à ta tension ,
A tous les vents qui te balancent ;
Je veille à tout , fais attention
A ce qui touche ta présence ;

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Je frémis à tous tes frissons
A tes embrasements ,je brûle
Nous sommes comme à l'unisson
Un seul mouvement qui ondule .
Je suis ton rythme et ta cadence ,
J'épouse ton halètement ;
Nous sommes un seul corps qui danse
Uni par l'entrelacement .

Tout ce qui peut t'être étranger
Ne peut avoir une existence :
L'amour , lui seul , m'est familier ;
Rien d'autre n'a pas d'importance .

Gérard SALERT

Ah, mon Dieu

Posté le 20.11.2007 par salertchansons

Nous coulons de longues oeillades
Ma mie pour être en appétit ,
Et nous boire avec tant d'envie
Que l'âme en extase s'évade ;
Pas de place pour des discours
Pour témoigner de cet amour :
Un mot , deux phrases pour bagage
Et débuter notre voyage .

Ah ! Mon Dieu , que je suis ravi
De vous voir , Dame , seule ainsi ,
Qu'ensemble par une douce heure
Nous savourions quelques douceurs .

C'est la tendresse et le baiser
Sur sa peau lisse et satinée ,
C'est le frisson de la caresse
Qui , léger , la frôle et paresse .
Les yeux fermés comme pour mieux
Chercher ce plaisir délicieux ,
Bander les muscles de son corps
En contrôlant tous ses efforts ;

Ah ! Mon Dieu , que je suis ravi
De vous voir , Dame , seule ainsi ,
Qu'ensemble par une douce heure
Nous savourions quelques douceurs .

Se concentrer sur la pensée
D'être avec elle l'instant donné
Et pour cela bien écouter
Ce désir qu'il nous faut dompter ;
Un souffle , un geste , un va-et-vient
Sont des indices bien certains ,
Un griffement d'ongle ou un cri ,
Un soupir , c'est le paradis .

Ah ! Mon Dieu , que je suis ravi
De vous voir , Dame , seule ainsi ,
Qu'ensemble par une douce heure
Nous savourions quelques douceurs .

Dans chaque fibre

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Avant le jour qui te vit naître
Tu faisais partie de mon être
Mais quand pour la première fois
Tu me fis entendre ta voix
Que dire de l'immense place
Que tu pris dans tout mon espace !
O mon enfant tu es toujours
En moi cette graine d'amour
Et dans chacune de mes fibres
A tes moindres bobos,je vibre.

Entre l'angine et les quenottes,
Les cauchemars,les bonnes notes,
Combien de jours ai-je passés
A m'inquiéter, te dorlotter ?
Combien de nuits ai-je veillées
A conter l'histoire des fées ?
O mon enfant tu es toujours
En moi cette graine d'amour
Et dans chacune de mes fibres
A tes inquiétudes,je vibre.


Te voici maintenant partie
Avec un homm' faire ta vie.
Dans ton ombre et ton ignorance
Je souffre de tes longs silences
Comme s'il me manquait un membre
Qui me déchir' par son absence.
O mon enfant tu es toujours
En moi cette graine d'amour
Et dans chacune de mes fibres
A toutes mes pensées,tu vibres .
Gérard SALERT

Seul ce soir et mélancolique

Posté le 19.11.2007 par salertchansons
Je pense à toi le jour durant le jour
Et le travail m'est un secours
Pour me distraire des pensées
Qui vers toi sont comme aimantées
Mais dès lors que tombe la nuit,
Que se libère mon esprit
Je suis seul et mélancolique!
Et cette satanée musique
Qui me rend chaque fois plus triste .
Dessous les doigts du guitariste
S'éclipsent des not's électriques
Te criant d'un rythme hystérique;
Dessous les doigts du guitariste
S'échappent des not's frénétiques
Où tu cingles comme une trique .

Ton souvenir, doux réconfort,
Me réchauffe par tout le corps
Mais rapidement ton absence
Me devient comme une souffrance:
Plus je pense à toi fortement
Et plus ton manque je ressens.
Seul ce soir et mélancolique!
Et toujours ce damné cantique
Qui me rend chaque fois plus triste.
Dessous les doigts du violoniste
S'égrènent des not's nostalgiques
Où tu balances mélodique;
Dessous les doigts du violoniste
S'envolent des not's nostalgiques
Sur qui tu règnes despotique .

Ton image m'est comme un phare
Pour éviter que je m'égare;
Ton image au long de ma route
Sème des fleurs, lève les doutes;
L'un et l'autre, on est amputé
Du coeur, de l'âme et c'est assez!
Seul ce soir et mélancolique
Et cette satanée musique
Qui me rends chaque fois plus triste,
Car là, sous les pieds du batteur,
Ton nom me martelle le coeur,
Ton nom qu'ils scandent tous en choeur
Car là, sous les pieds du batteur,
Tu me hantes pendant des heures
Sur des ryhmes lents ou tapageurs.

Tu règnes en moi souveraine
Au plus profond de tout mon être;
Tu diriges les moindres rènes,
De mes élans, tu es le maître;
C'est dans ton sein que je renais,
Que se moulent mes intérêts.
Seul ce soir et mélancolique!
Et puis il y a cette musique
Qui te module avec plastique,
Et puis ya ce maudit cantique
Qui t'écrit en acoustique
Et rend mon coeur toujours plus triste;
Et quand valse entre deux accords
Le souvenir de ton doux corps,
Mon coeur est chaque fois plus triste.

Gérard SALERT
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