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Nom du blog :
salertchansons
Description du blog :
chansons à la recherche d'interprètes, textes à la recherche de musiques
Catégorie :
Blog Musique
Date de création :
16.11.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007
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texte d amour a la recherche de musique

La belle Margaux

Posté le 28.11.2007 par salertchansons

A voir sa robe, on est tenté
D'y goûter, de se l'envoyer
Et les langues dans leur palais
Roulent et claquent mille souhaits.
Comme on lui trouve du bouquet
On ne lui jette que des fleurs
Pour voir dès lors par ses couleurs
La vie en rose bien plus gaie.
Connaissez-vous aussi Margaux
Que j'aime tout près de Bordeaux?

Son parfum est plutôt fruité
Pour que l'on en soit énivré
Et qu'on prenne vite son pied
Dès qu'un doigt l'on a dégusté.
On peut bien lui trouver du corps
Pour l'accompagner sans effort
Et s'offrant un verre, un' gorgée
On entame un' belle soirée.
Connaissez-vous aussi Margaux
Que j'aime tout près de Bordeaux?

L'eau à la bouche, que dis-tu ?
On voit rouge et c'est bien voulu:
On boit à la coupe, aux amours
Et les gorges douces savourent !
Même en prenant de la bouteille
Sa fillette est un vrai canon
Dont le cul sec est sans pareil
Pour nous rendre tous rubiconds.
Connaissez-vous aussi Margaux
Que j'aime tout près de Bordeaux?

Trop noble pour un goût de lie
C'est chambrée qu'elle s'apprécie
Mais ne jetez pas loin l' bouchon
Pour lui proposer un ballon.
C'est vrai qu'elle a de grosses côtes
Pour être plus qu'un Saint-Amour
Quand la Gascogne avec ses hottes
Dans ces chateaux lui fait la cour.
Connaissez-vous aussi Margaux
Que j'aime tout près de Bordeaux?

Gérard SALERT



--

Sous la couette

Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Paré d'un manteau de nuages,
Le ciel s'est habillé de gris:
Le tonnerre gronde et l'orage
Déversera des seaux de pluie
Mais l'on n'est pas pris en otage
Car l'on est deux et dans un lit.

Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On se fait des calins,
Des papouill's, des sucettes
Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On s' fait plein d' machins,
Et c'est chouette !

Le soleil est si chaud qu'il brûle
Dans ces après-midis d'été:
Il faut avec la canicule
Rester cloîtré bien calfeutré
Mais chez nous, ya pas de cellule
Et tous les deux dans le pucier

Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On se fait des calins,
Des papouill's, des sucettes
Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On s' fait plein d' machins,
Et c'est chouette !

Après ces journées de travail
Où l'attention nous accapare
On ne peut rentrer au bercail
Sans faire un tout petit écart:
De cinq à sept, nous on tressaille
Tous les deux et dans un plumard.

Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On se fait des calins,
Des papouill's, des sucettes
Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On s' fait plein d' machins,
Et c'est chouette !

A la télé pour la soirée
Les programm's ne sont pas fameux
Et ressortir prendre un café
Ne me convient d'ailleurs pas mieux
Car là, côte à côte allongés
On est tous deux et dans ce pieu

Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On se fait des calins,
Des papouill's, des sucettes
Ah! C' qu'on est bien
Quand on est sous la couette:
On s' fait plein d' machins,
Et c'est chouette !

Gérard SALERT

La mer et la fille

Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Je préfèr' la mer à la fille
Quand elle me mène en bateau
Et que juché dessus ces quilles
Me voici monté sur son dos.
Sans peur de me jeter à l'eau
Je fais avec elle un voyage
Et dès lors qu'on est en duo
Je tir' des bords à son hommage.
Et dès qu'on est en duo
Je tir' des bords à son hommage.

Je préfèr' la mer à la fille
D'autant que son air est marin:
Mon amie râle et m'émoustille
Pour me mettre de suite au bain.
C'est vrai l'aventure est osée
Pour me voir mouiller dans la rade
Et comme ici, tout est salé
Je coule en ces fonds sans noyade,
Et comme ici, tout est salé
Je coule en ces fonds sans noyade.

Je préfèr' la mer à la fille
C'est vrai que je n'ai plus vingt ans
Et bien sorti de ma coquille
Je n'aime plus perdre mon temps.
Je lève alors vite les voiles
Filant des nœuds à qui mieux mieux
Et dessus mon mât de cocagne
Je décroche la lune aux cieux,
Et dessus mon mât de cocagne
Je décroche la lune aux cieux !

Gérard SALERT

Ma gitane

Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Pour te tenir, là, dans la main
Il en faut certes plus qu'un grain
Et même si chacun te prise
On préfère que tu nous grises.
Dès qu'on te trouve bien roulée
On désire alors t'emballer
Et pour que ça colle avec toi
On mouille ta robe avec joie.

Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Sur les charbons ardents, j'assure

Tu nous fais toujours un tabac
Lorsqu'on te tient entre nos doigts
Tu es tellement désirée
Qu'on ne songe qu'à t'allumer.
On a la flamm' vive et vivace
Pour te faire en nous une place;
Loin de toi, on peut manquer d'air
Tant tu remplis notre atmosphère.

Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Sur les charbons ardents, j'assure

Pour t'avoir là, au bout des lèvres
On en pince jusqu'à ses tripes
Ou bien l'on aspire avec fièvre
L'écume de tes bonnes pipes.
On tire, on tire des goulées
A chauffer le cul d' ton fourneau
Et très bientôt va s'écouler
Un jus plus amer qu'un sirop.

Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Il faut briquer pour qu'on assure

C'est l'ivresse qui nous inonde
Quand tu es là au fond de nous
Et que tu sois brune ou bien blonde
Ronds de fumée, on est tous saoûls
Les idées à tous azimuths
Se dissipent en cent volutes
Et nous emportent vers des cieux
Qui envoûtent de merveilleux.

Ma gitane a la peau grillée
Je t'aime à la menthe ou nature
Et sans chiquer ni mégoter
Il faut briquer pour qu'on assure

Gérard SALERT

Aux fuseaux de tes jambes

Posté le 28.11.2007 par salertchansons

Avec ces belles cannes
J'aime pêcher tes lignes
Et mes filets consignent
Ce galbe où je me damne.
Belle perche arc-en-ciel
Frayant au paradis
Voilà que moi aussi
J' me sens pousser des ailes.


Aux fuseaux de tes jambes
Je tricote à loisir
Et de fil en aiguille
Se brodent nos plaisirs.

A l'enche de tes flûtes
Je tire de doux chants
Et accordant mon luth
Mon archet te reprend.
Polis, on fait nos gammes
Et ma viole d'amour
A tes gambes se pâme
Et frémit tour à tour.

Aux compas de tes cuisses
Je me cambre à loisir
Et de l'arc trop bandé
Toutes mes flèches tirent.

Au sommet de tes quilles
Perche un doux nid de pie
Qui m'oriente et m'aiguille
Mieux qu'un sextant de prix.
Pas besoin de boussole
Ni de chercher le Nord
Quand tes belles guiboles
L'ont trouvé sans effort.

Aux fuseaux de tes jambes
Je tricote à loisir
Et de fil en aiguille
Se brodent nos plaisirs.

En cheville avec toi,
On a longtemps marché
Et sans en faire un plat
On a pris notre pied.
J' n'en dirai pas plus long
Pour épargner Achille
Dont le traitre talon
L'a planté malhabile.

Aux compas de tes cuisses
Je me cambre à loisir
Et de l'arc trop bandé
Toutes mes flèches tirent.

Gérard SALERT

Mon amazone

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Mon amazone au lit si grand,
Tu débordes bien fréquemment:
Dans ce courant que tu débites
Lorsque je le remonte en crue,
Je coule toujours bien trop vite
Pour mouiller sur tes plages nues.
Dans tes bras aux cents tentacules,
Je pêche jusqu'au "pire-Anna"
Et je chavire, et je bascule
Dans ton bassin, dans ton delta.
Mon amazone au lit si grand,
Quel brassage à ton confluent.

Mon amazone au nid si chaud,
T'es le paradis des oiseaux:
Dans ta forêt où je promène,
Je ne peux pas rester de bois:
Les fourmis aux jambes me prennent
Dès lors que j'aperçois l'ara.
Je m'enfonce en tes profondeurs
Et, comme un fou, j'erre en tes sentes;
Je grimpe aux faîtes du bonheur
Dans la canopée qui m'enchante
Mon amazone au nid si chaud,
J'ai le vertige à ton bec haut.

Mon amazone honnis soit qui
Recherche un peu d'or dans ton lit.
Renaclant, furieuse et revêche,
Tu montes tes chevaux à cru
Et me fil's, indienne, tes flèches,
Arc-bouté, le bras tendu.
Juste à te voler dans les plumes
Ma fièvre nous cloue dans les nues
Et s'il nous vient un peu d'écume
C'est pas de rage ou le palu
Mon amazone honnis soit qui
T'allume pour son seul profit.

Gérard SALERT

Le tandem de l'amour

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
J'aime quand elle est devant
Et que bien calé derrière,
Je suis tous ses mouvements
A son rythme, à sa manière
Tous deux bien pelotonnés,
Elle ne peut s'échapper
Alors que je suce à loisir
Libre sa roue qui me tire.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
Est de monter
Sa petit' reine.

Quand elle se met en tête,
Je me retrouve à la queue
Et ça tourne et l'on s'appêtre
A s'envoler vers les cieux.
Elle est dès lors en danseuse
Pour y grimper à tire d'aile
Et si j'y chasse la gueuse
C'est pour la musette avec elle.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
File sans peine
Au pédalier

Pour soutenir son train
J'agrippe fort mes cocotes
Et d'un sacré coup de rein
J' mets mon pied à sa botte.
Elle sait se relever
Sans redouter que ça frotte
Et pour bien la remonter (sauter)
Il me faut gicler sans faute.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
Est de monter
Sa petit' reine.

Il peut arriver parfois
Qu'elle puisse être à plat
Mais mêm' crevé ou pompé
J'ai l'orgueil d'la regonfler.
Pour pratiquer la pédale
Il faut être bien en selle
Et croyez pas qu'je déraille
Quand j'enfourch' ma petit' reine.
Sur mon tandem
Le temps d'aimer
File sans peine
Au pédalier

Gérard SALERT

Ta main

Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Lorsqu'on en vient à elle, on la force,on la bat
Pour faire un poing qu'on lève, jusqu'à baisser les bras.
Pour l'avoir dans sa manche, il faut jeter le gant
Et la mettre à ta hanche comme font les amants .
A la forc' du poignet, on la met à la pâte
Et pour la fair' lever, ell' se passe et se tâte.
Toute griffe rentrée, ell' se fait de velours
Lorsque l'on est pincé de maladie d'amour.

Donne-moi donc ta main que je t'ouvre mes bras
Et sens tout prés du tien mon coeur qui bat pour toi.

C'est une magicienne avec ses doigts de fée
Qui, douce, m'ensorcèle à bien me caresser.
Leste et forte, ell' s'emploie pour lever le frisson
Et fait naître l'émoi de par la préhension.
Je râle sans complexe, et juste à son majeur
Sans peur d'être à l'index si j'ai quelques vapeurs.
Dans d'aussi bonnes mains, je peux mettre les pouces:
Je suis paumé en plein comme dedans la brousse.

Donne-moi donc ta main que je t'ouvre mes bras
Et sens tout prés du tien mon coeur qui bat pour toi.

C'est un vrai livre ouvert avec ses lign's à lire
Pour me conduire vers cet heureux devenir.
Ell' connaît tout de moi pour savoir les yeux clos
Sur le bout de ses doigts mieux que moi ce qu'il faut.
Ell' me tire et m'entraîne, me prend dans ses balades
Vers le plus bel éden où la raison s'évade.
C'est un vrai coup de maître qu'une simple menotte
Délivre un tel bien-être faisant fi des capotes.

Donne-moi donc ta main que je t'ouvre mes bras
Et sens tout prés du tien mon coeur qui bat pour toi.

Gérard SALERT

Aprés le P

Posté le 22.11.2007 par salertchansons
Faute de retenue, il a mille papiers
Que sans note dessus, on ne fait que jeter.
On peut s'assoeir dessus, il faut en faire cas,
Soyez-en convaincu, les annales sont là.
Il nous gouverne en maître dans ses affair's urgentes
Et s'il nous prend en traître, ell's foirent attristantes.
C'est dans son cabinet qu'il impose le trône
Et, serviles sujets, sa voix nous empoissonne.

C'est une simple lettre qui vient après le "P"
Et dont la queue pénètre son cercle refermé.

Frileux de sa personne, on lui voile la face
L'étouffe, la baillonne, pire même on le cache
Mais toujours bien vivant, il vibre, siffle ou chante
Au moindre coup de vent qui souffle et nous intente.
Pour bien mieux nous botter, il se montre en plein jour
Et se met en beauté en se parant d'atours:
C'est le string et sa corde tirant des trémolos
Ou le slip d'où débordent quelques morceaux de peau.

C'est une simple lettre qui vient après le "P"
Et dont la queue pénètre son cercle refermé.

S'il a sur lui le feu, impatient, il nous presse
Et dès lors on ne peut que s'en prendre à ces fesses
Quand les mains tout de suite ont des démangeaisons
Et que le diable habite le corps avec passion.
Bêtes comme leurs pieds, beaucoup de congénères
Ne pens'nt qu'à le botter pour l'envoyer en l'air
Mais quel comble pour moi car c'est lui qui me botte
Et le coeur en émoi, je lève sa culotte !

C'est une simple lettre qui vient après le "P"
Et dont la queue pénètre son cercle refermé.

La douce pente

Posté le 22.11.2007 par salertchansons
Il a quelques rondeurs et la chair douce et bonne
Pour être Saint-Sauveur, pareil à une pomme;
La pomme appétissant' , d'amour belle à croquer
Et tant mieux pour l'amant' si la queue est plantée.
Sa peau comme une pêch' couvre deux oreillons
Suscitant la caresse jusqu'au creux du sillon
Et les mains toute en liesse comblant jusqu'à leur paume
Vite ravies s'empresse'nt et dès cette heur' ne chôment.

C'est une douce pent' qui a tous mes penchants
Et qui toujours m'enchant' même sans vêtement

C'est un lent mouvement parcourant le bassin
Tell' la houle ondoyant dans son doux "va et viens"
Et qui vous donne envie d'alors prendre la mer
Et de jouer ainsi comm' la fille de l'air.
C'est un pas chaloupant filant un nœud marin
Qui s'en vient bien troublant réveiller les instincts
Et de la promenad' , les voiles se balancent
Et dans toute la rade, on mouille de plaisance.

C'est une douce pent' chère aux inclinations
Et qui toujours déclench' mille et une passions.

C'est une belle chut' comme celle du Rhin
Qui prône la culbut' quand elle tombe bien.
Il est vrai qu'en aval, riche de cent merveilles,
Dans son joli trou, Bâle s'ouvre et l'on appareille.
Qu'on avance ou recule, c'est dans l'arrière-train
Que l'on se véhicule en des transports sans fin.
Pas besoin de capsul' pour partir dans les cieux:
On décroche la lune à son ticket grâcieux.

C'est une douce pent' qui a tous mes penchants
Et qui toujours m'enchant' même sans vêtement

Il est comme un doux cœur, troué en son milieu
Et la flèche,ô bonheur, s'y fiche d'autant mieux.
Généreux de nature, il se fend comme deux
Pour donner sans bavure un plaisir amoureux.
C'est l'envers du décor qui vous tourne le dos
La cache d'un trésor qui fait face au verso
C'est l'endroit où l'arrêt se fait obligatoire
Et l'on est satisfait de ce bel exutoire.

C'est une douce pent' chère aux inclinations
Et qui toujours déclench' mille et une passions.

Gérard SALERT
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