texte d humeur a la recherche de musique
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Je suis un lieu de rêve
Où l'on peut reposer
Et même loin des grèves
On vient s'y allonger.
Au plus profond de moi,
C'est comme un tiède nid:
J'ai des creux où les bras
De Morphée vous convient
J'ai encore le ciel
Même sous les plafonds
Car mon vol a des ailes
Pour d'immens's horizons.
Même sans innocence
Je suis fait chaque jour
Et, carré, l'on me chambre
De pieu sans nul détour.
Sur l'oreiller, les taies,
Intime, je recueille,
Confident des secrets
Valant des portefeuilles.
C'est vrai que bien à l'aise
On entre nu chez moi
Et que dessus l'alèse
On peut se mettre à plat.
Je pass' de drôl de nuits
Dans de bien sales draps
Entre ceux qui s'oublent
Et pètent dans la soie
Mais j'ai bien du ressort
Pour me rendre grinçant
Alertant sans remords
Ni délit tous les gens.
Je suis dès lors défait
Cerné par l'insomnie
Attendant que la paix
Revienne en fin de nuit.
Contre tous ceux qui tirent
La couverture à eux,
J'ai des couett's à plaisir
Et des plaid(e)s pour deux.
J'en appelle aux bergères
Pour chasser mes moutons
Même si des panthères
Sont sur le paillasson.
Loin de leur forêt vierge;
Sur des sentes de lys;
Elles gardent ce cierge
Qu'allume leur envie.
Pour bien des amoureux
J' suis un champ de bataille
Où s'tir'nt des cous de feu
Sans un' seule mitraille.
On y meurt, on y râle
De plaisir, de souffrance
Quand dans un hôpital
La mort rôde et s'avance.
Fidèle serviteur
Homme, je t'ai suivi
Du berceau à cette heure:
Lit, j'entends l'hallali.
Gérard SALERT]
--
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
A la sortie de cet hiver
Trouverai-je à ma convenance
La beauté de la primevère
Qui préfigure d'autres danses.
Avec ces milliers de pollens
Voici que je tousse, éternue.
Est-ce parce que je promène
Sur le carrelage, pieds nus?
A l'automne de l'existence
Les printemps sont sans éloquence.
Vais-je trouver toujours si bon
Avec le doux printemps d'Avril
Ce beau soleil dont les rayons
Nous dévoile le corps des filles.
Il n'y a pas que dans les arbres
Que la sève monte et bourgeonne:
Je n'ai jamais aimé le marbre
Pour y préférer les braconnes.
A l'automne de l'existence
Les printemps ont des souvenances.
Vais-je encor' trouver à ma guise
Avant la venue de l'été
Le goût des frais's et des cerises
Toujours si bonnes à croquer.
Pas de régime ou d'urticaire
Pour rester en queue ou en plant:
Il est si bon d'être sur terre
En pleine forme sainement.
A l'automne de l'existence
Le printemps n'est pas l'abstinence.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Députés, les femmes publiques
Ne donnent pas leur langue au chat:
Ell's savent qu'en politique
La langue seul' reste de bois.
Sans être au dessus des partis,
Ell's élèvent les débats
Pour que le plus des rabougris
Retrouve soudain de l'éclat.
Et toi tu veux comme une tsar
Régner sur toute ma personne
Mais avec ma grain' d'ananar
Je te renverse de ton trône.
Elles battent bien la campagne
Pour nous décrire à la une
Leur si beau pays de cocagne
Qui nous promet jusqu'à la lune.
Elles sondent tout le canton
Avec une langue sans poche
Et les bras se tendent bien longs
Dès qu'est annoncée leur approche.
Et toi tu veux comme une tsar
Régner sur toute ma personne
Mais avec ma grain' d'ananar
Je te renverse de ton trône.
Ell's aiment les membres actifs
Qui militent pour leur mérite
Et leur siège est un bon motif
Pour obtenir des voix non-dîtes.
Dans la rue, ell's ont des suffrages
Et se tapent mille meetings
Et même mis's en ballotage
Ell's ont des soutiens jusqu'au string.
Et toi tu veux comme une tsar
Régner sur toute ma personne
Mais avec ma grain' d'ananar
Je te renverse de ton trône.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Leurs pantalons sont courts
Et leur veste excentrique,
Leurs pomp's appell'nt "Au s'cours"
Et leur chapeau s'étrique.
C'est ainsi qu'accoutrés
Ils déclenchent le rire
Affublés d'un gros nez
Rouge à nous éblouir.
Les clowns, par bonheur,
Nous déstressent des peurs
Et tous les enfants rient
Devant leurs pitreries.
D'une âme bonne enfant
Ils jouent les innocents
S'attrapant à leurs farces
Comme à cell's de comparses.
Le compère est "Loyal"
Et, même avec des gags,
On trouve une morale
A leurs sketches, leurs blagues.
Les clowns, par bonheur,
Nous déstressent des peurs
Et tous les enfants rient
Devant leurs pitreries.
Ils tourn'nt au ridicule
Le mensonge et le vice
Et triomphants stimulent
Le rêve et la justice.
Comédiens, acrobates,
Ils retomb'nt sur leurs pattes
Et nous donn'nt, musiciens,
Un peu d'air pour la fin.
Les clowns, par bonheur,
Nous déstressent des peurs
Et tous les enfants rient
Devant leurs pitreries.
Gérard SALERT]
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Dans leurs manches, ils ont
Des atouts si nombreux
Qu'on vit dans l'illusion
A n'en plus croir' nos yeux!
Ils peuv'nt en remontrer,
On est de la revue
A nous sortir du nez
Des vers bien inconnus.
D'un seul coup de baguette,
Ils en mett'nt plein la vue
A en perdre la tête,
Attraper la berlue.
Il ya les magiciens
Plein de tours dans leur sac
Qui tirent des lapins
De leur chapeau à claque.
Avec mille accessoires,
Ils ont bien des pigeons
Pour nous en faire voir
Du bleu et du marron.
D'un seul coup de baguette,
Ils en mett'nt plein la vue
A en perdre la tête,
Attraper la berlue.
Il y a les jongleurs
Avec cent mille objets
Dont l'adresse en vigueur
Fait naître des ballets.
Même quand ils s'y prennent
Comme des pieds, existe
Cette habileté reine
Qui fait l'antipodiste.
D'un seul coup de baguette,
Ils en mett'nt plein la vue
A en perdre la tête,
Attraper la berlue.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Dans la cage où ils tournent
Les lions sont en fête
Quand le dompteur enfourne
Dans leur gueule sa tête.
Dans les ménageries,
On se lèch' les babines
Et ça feule et rugit
Dès lors que l'instinct prime.
Les dompteurs, c'est sérieux,
Se donn'nt un mal de chien
Pour fair' dresser nos ch'veux
Et nous hébéter bien.
Avec des pense-bêtes,
Les dresseurs sont au fait
Et redress'nt les retors
D'un fouet qui revigore.
Les chevaux nous emballent
Et s'ils piaff'nt en cavale
C'est qu'un drôle d'oiseau
S'est perché sur leur dos.
Les dompteurs, c'est sérieux,
Se donn'nt un mal de chien
Pour fair' dresser nos ch'veux
Et nous hébéter bien.
Même les éléphants
Ne peuvent se tromper
Et les ours si méchants
Sont aussi amadoués.
L'otarie aux abois
Se frotte les moustaches
Devant ces seaux d'anchois
Qui la rendent bravache.
Les dompteurs, c'est sérieux,
Se donn'nt un mal de chien
Pour fair' dresser nos ch'veux
Et nous hébéter bien.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons
Ya ceux qu'ont des idées
Si hautes à porter
Qu'il leur faut fair' le vide
Et s'y j'ter, intrépide.
Jusqu'au trapèze alors,
Ils montent, se balancent
Et prenant leur essor
S'envoient en l'air et dansent !
Ne tremblez pas pour eux
Ils ont tant d'équilibre
Qu'il leur faut d'autres cieux
Pour se ressentir libre.
Pour ne pas perdr' le fil,
Il ya les funambules
Qui, pour eux c'est facile,
Sur l'un d'entre eux, circulent.
On trouve des fakirs
Sur le fil du couteau
Et leur planche à dormir
Est l' clou d' leur numéro.
Ne tremblez pas pour eux
Ils ont tant d'équilibre
Qu'il leur faut d'autres cieux
Pour se ressentir libre.
Il ya les acrobates,
Accros de contorsions,
Qui toujours nous épatent
Avec leurs positions.
Ils prennent tant leur pied
Qu'ils en perdent la tête
Et, sous nos yeux, ils créent
De bien drôles de bêtes.
Ne tremblez pas pour eux
Ils ont tant d'équilibre
Qu'il leur faut d'autres cieux
Pour se ressentir libre.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

On ne me lâche plus la grappe
Dès que l'on traite les "mil-dioux",
Et béni de quelques sulfates
A mes pieds on est à genoux.
On me présente tant de seaux
Que j'en ai vite plus qu'un grain
Et, mur et doré comme il faut,
On ne me coupe pas en "vain"
Mais tel mon maître vigneron
Ne poussez pas trop le bouchon.
Trés prude, je rougis dès lors
Qu'on m'effeuille au temps des vendanges
Et mes vertus que l'on adore
Dans bien des "cor-nues" se mélangent.
Beaucoup me prédise, devin,
Une robe à donner le change
Mais il me faut cuver sans fin
Pour espérer quelques louanges.
Et tel mon maître vigneron
Je travaille à ma mutation.
A prendre son pied, l'on me foule
Et trop pressé, je deviens mou:
Je suis bien sûr ainsi très "cool"
Pour faire des marcs après coup
On me traite souvent de cave
Pour que je bouille même cru
Et pour que je ne me déprave
Je reste de bois comme un fût.
Lors tel mon maître vigneron
Je n'aime pas trop les pochons.
Il n'est pas question de cépage
Lorsque l'on est millésimé
Et c'est toujours bien jeune d'âge
Qu'aux foires je suis médaillé.
Quand je sais vieillir à merveille
Je prends du corps et du bouquet;
Et comme j'ai de la bouteille
On me chambre au sortir des chais.
Lors tel mon maître vigneron
Je me mets au vert (re) sans façon.
Quand j'ai la cote comme il faut
Mon étiquette est très en vogue
J'occupe alors de beaux chateaux
Et le palais des œnologues.
Je sais bien me tenir à table
Où je trône comme un vrai roi
Car tous les sommeliers affables
M'octroient une place de choix;
Lors tel mon maître vigneron
On entonne quelques canons.
Gérard SALERT
Posté le 24.11.2007 par salertchansons

Du printemps jusques à l'automne,
Je me mets aux verts paturages
Et loin des villes et des hommes
Je vis alors comme les sages.
Sauf les sonnaill's de mon troupeau,
Il n'y a dès lors rien qui cloche:
Je peux parler fort et bien haut
Sans que nul ne me le reproche.
Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.
Pour compagnon, j'ai quelques chiens
Précieux, fidèles comme l'ombre.
Je peux compter sur eux si bien
Que sur mes doigts quand ils dénombrent.
Avec les chèvr's et les moutons,
Ma vie ne peut être que belle
Et je compose des chansons
Pour les étoiles qui me veillent.
Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.
Je suis un peu comme ces pères
Menant leur brebis prés des cieux
Et mon bâton frappant la terre
Je les conduis calme et sérieux.
Sur les alpag's, ya des penchants
Si raid's qu'on ne peut s'y absoudre
Et le bouc au menton naissant
Les chèvres bèl'nt après leur bougre.
Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.
Le pâtre a bien souvent des taures
Pour être si vache avec moi
Et par un mimétisme encore
Des cornes lui pouss'nt ou des bois.
Il peut bien me faire un fromage
Et me traiter au pis-aller,
Je resterai comme ces sages
Qui se contentent de penser.
Avec l'agneau qui vient de naître
Et que je porte dans mes bras,
Vous pouvez bien me laisser paître
Avec mes bêt's jusqu'aux frimas.
Gérard SALERT
Posté le 21.11.2007 par salertchansons
Nuits de somme où s'oublient
Les peurs et les angoisses,
Où se noient les soucis
Comme on boit une tasse;
Nuits de fête où l'on rit,
Où l'on chante et l'on danse,
Où l'on fait tant de bruits
Pour chasser le silence.
Nuits calmes, agitées,
Vous remplissez la vie
Pour nous faire parler
Des mille et une nuits.
Nuits d'enfer, d'agonie
Où nous ronge le mal;
Nuits livid's où sans cri,
L'on gémit et l'on râle.
Nuits aux portes du temps
Que les vampires hantent,
Les loups hurlent au vent
Un frisson d'épouvante.
Nuits profondes et noires
Où s'ancrent les esprits,
Vous êt's le cauchemar
De mille et une nuits.
Nuits de noc's où se lient
Les corps qui se déchaînent,
Nuits d'amour où les lits
Soupir'nt à perdre haleine;
Nuits de feu, de folie
A nous brûler les ailes,
Où le rêve se vit
Pour devenir réel,
Nuits blanches, étoilées,
Vous remplissez la vie
Pour nous faire parler
Des mille et une nuits.
Gérard SALERT
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus